Charges Obligatoires envers l’Epouse, Ascendants, Descendants, Parents, Enfants

Charges Obligatoires envers l’Epouse, Ascendants, Descendants, Parents, Enfants

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Le Messager de Allâh صلى الله عليه وسلّم a dit :

« كفى بالمرء إثماً أن يضَيّع من يقوت »

(kafâ bi l-mar’i ‘ithman ‘an youDayyi`a man yaqôut)

ce qui signifie : « Il suffit comme péché à l’homme de manquer à la charge de ceux qui sont à sa charge », [rapporté par Abôu Dâwôud] ceci constituant une preuve que ceux qui ne s’acquittent pas des charges qui leur sont obligatoires commettent un grand péché.

Il est un devoir pour celui qui en est capable de prendre en charge ses ascendants, c’est-à-dire le père et le grand-père et au-delà, de même que la mère, la grand-mère et au-delà s’ils sont dans le besoin, en agissant avec eux avec bienfait sans pour autant fixer un montant particulier. Si ses propres biens ne suffisent pas, il lui est un devoir de travailler pour quérir la subsistance et leur assurer cette charge. Il n’y a pas de différence entre le fait que ses ascendants soient capables de gagner leur vie ou qu’ils en soient incapables.

Il est un devoir de subvenir à la charge des descendants, qu’ils soient garçons ou filles, s’ils n’ont pas leur suffisance et ne sont pas capables de gagner leur vie à cause de leur jeune âge ou d’une infirmité. Par contre, s’ils sont capables de gagner leur vie dans la voie licite et de manière digne d’eux, ils seront chargés de gagner leur vie.

La charge obligatoire qui incombe à l’égard des ascendants et des descendants consiste en un habillement, un logement digne d’eux, une nourriture de base et ce qui accompagne cette nourriture de base digne d’eux. Il n’est pas un devoir de leur assurer jusqu’à l’excès dans la satiété mais ce qui est un devoir, c’est d’arriver au point qu’ils ne soient plus affamés. D’autre part, parmi les devoirs du fils envers son père, c’est de le marier s’il en a la nécessité.

Il est du devoir du mari de prendre en charge son épouse qui lui permet de jouir d’elle, même si elle est malade. Cette charge dans l’école est de deux moudd de la nourriture de base pour chaque jour pour quelqu’un qui est aisé et libre, de un moudd pour celui qui est dans la gêne et de un moudd et demi pour celui qui a des revenus moyens. C’est à l’époux aussi de moudre cette nourriture de base, de la pétrir et d’en fabriquer du pain ainsi que de lui assurer de quoi accompagner ce pain de ce qui est le plus courant dans le pays, et cela varie selon la saison. C’est le juge qui évalue ce qui accompagne ce pain selon sa propre déduction en différenciant celui qui est aisé des autres. Il est aussi du devoir du mari d’assurer à son épouse un habillement qui lui suffit et un nécessaire d’entretien.

Il est du devoir de l’époux de s’acquitter de la dot de son épouse. Si c’est une dot à donner immédiatement, il doit la donner lorsqu’elle la demande. Si c’est une dot fixée à échéance il la lui doit à l’échéance et pas avant.

L’époux doit à l’épouse une mout`ah, une compensation de séparation. Il s’agit d’un bien qu’il donne à l’épouse divorcée. Il n’y a pas de valeur particulière pour cette compensation de séparation. Seulement, il est recommandé que ce soit d’une valeur équivalente à trente dirhams et qu’elle n’atteigne pas la moitié de la valeur de la dot de la femme de même rang. Il est suffisant de donner ce sur quoi ils sont tombés d’accord, même si c’est la plus petite partie suffisante qu’on puisse considérer comme un bien. S’ils ne trouvent pas d’accord, c’est le juge (QâDî) qui évalue la compensation en prenant en considération leur situation respective.

Celui qui possède des animaux, il lui incombe de les prendre en charge, de ne pas les charger d’un travail dépassant leur capacité et de ne pas les frapper sans droit.

Il est un devoir pour l’épouse d’obéir à son époux en tout ce sur quoi il a un droit sur elle, que ce soit de jouir d’elle ou ce qui s’y rapporte sauf si cela comporte un interdit de la Loi concernant la jouissance. Il ne lui est donc pas un devoir à elle de lui obéir en ce qui comporte une jouissance interdite, comme lorsqu’elle a les menstrues ou les lochies et qu’il veut avoir un rapport avec elle. De même si elle ne peut pas supporter le rapport à cause d’une maladie, elle n’est pas obligée d’obéir. Il est un devoir pour elle de s’embellir s’il le lui demande et il est aussi un devoir qu’elle ne fasse pas de jeûne surérogatoire lorsqu’il n’est pas absent sauf avec sa permission. Par contre pour le jeûne obligatoire comme celui de RamaDân, elle le fait qu’il accepte ou non car Allâh mérite plus d’être obéi. En effet, le Messager de Allâh, Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

« لا طاعة لمخلوق في معصية الخالق »

( lâ Tâ`ata limakhlôuqin fi ma`Siyati l-Khâliq)

ce qui signifie : « Pas d’obéissance à une créature en désobéissance au Créateur » [rapporté par At-Tirmîdhiyy].

Il est un devoir de la femme de ne laisser entrer personne dans la maison de son mari sans sa permission. Il ne lui est pas permis de sortir du domicile de son mari sans nécessité, si ce n’est avec sa permission. Par contre si la sortie est motivée par une nécessité, elle est permise comme par exemple si elle doit demander un avis de jurisprudence à des gens de la science sur un sujet dont elle ne peut se passer alors que son mari ne lui suffit pas pour cela. Elle peut alors sortir sans sa permission. Ceci englobe aussi bien la connaissance de ce qui fait partie du fondement de la croyance et des lois comme le sujet de la purification ou des menstrues qui ont beaucoup de détails. Parmi les nécessités qui lui permettent de sortir sans l’autorisation de son mari, c’est la crainte de rester dans la maison au cas où des pervers rentreraient injustement dans cette maison ou si cette maison se détruisait. Il est un devoir également pour elle de délaisser tout ce qui empêche son mari de jouir d’elle comme les mauvaises odeurs.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

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