Hadith: Quel bienfait que l’argent licite aux mains d’un homme vertueux !

Hadith: Quel bienfait que l’argent licite aux mains d’un homme vertueux !

بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

Je commence en citant le nom de Allâh, Ar-RaHmân, Celui Qui accorde beaucoup de miséricordes aux croyants et aux non croyants dans le bas monde mais uniquement aux croyants dans l’au-delà, Ar-RaHîm, Celui Qui accorde beaucoup de miséricordes aux croyants

La louange est à Allâh le Seigneur des mondes, que davantage d’honneur et d’élévation en degrés soient accordés à notre maître MouHammad ainsi que la préservation de sa communauté de ce que le Messager de Allâh craint pour elle.

Discours du vendredi : Le mérite de l’argent licite aux mains d’un homme vertueux !

La louange est à Allâh Qui a complété pour nous la religion, Qui a parfait pour nous Ses grâces et Qui a fait de notre communauté la meilleure des communautés, Lui Qui nous a envoyé un Messager issu d’entre nous, qui nous a récité Ses versets, qui nous a purifié, qui nous a appris le Livre et la sagesse. Je loue Allâh pour les bienfaits innombrables dont Il nous fait grâce. Et je témoigne qu’il n’est de dieu que Allâh, qu’Il est le Dieu unique et qu’Il n’a pas d’associé, un témoignage qui est, pour celui qui s’y attache, la meilleure des protections. Et je témoigne que notre Maître MouHammad est Son esclave et Son messager, qu’Il l’a envoyé pour les mondes en tant que miséricorde et Il lui a ordonné d’énoncer ce qu’Il a fait descendre à nous, il a ainsi clarifié pour nous les sujets importants, il s’est acquitté de la tâche qui lui a été confiée et il a porté le conseil à la communauté. Que Allâh élève davantage en degré notre Maître MouHammad et ainsi que ses proches musulmans et ses compagnons, eux qui furent les gens du mérite et de l’ardeur.

Esclaves de Allâh, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allâh, Al-`Aliyy, Al-`ADHîm, Lui Qui dit dans Son Livre honoré :

﴿ زُيِّنَ لِلنَّاسِ حُبُّ الشَّهَوَاتِ مِنَ النِّسَاءِ والبَنِينَ والقَنَاطِيرِ الْمُقَنطَرَةِ مِنَ الذَّهَبِ وَالفِضَّةِ وَالخَيْلِ الْمُسَوَّمَةِ وَالأَنْعَامِ وَالْحَرْثِ ذَلِكَ مَتَاعُ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَاللهُ عِندَهُ حُسْنُ الْمَآبِ ﴾

(zouyyina lin-nâci Houbbou ch-chahawâti mina n-niçâ’i wa l-banîna wa l-qanâTîri l-mouqanTarati mina dh-dhahabi wa l-fiDDati wa l-khayli l-mouçawwamati wa l-an`âmi wa l-Harth ; dhâlika matâ`ou l-Hayâti d-dounyâ ; wa l-Lâhou `indahou Housnou l-mâb) [sôurat ‘Ali-`Imrân / 14]

ce qui signifie : « L’amour des choses qui leur sont désirables a été enjolivé pour les gens : les femmes, les enfants, les grandes quantités d’or et d’argent, les chevaux marqués, le bétail et les champs. Ce ne sont là que des biens du bas-monde. Mais ce que Allâh a réservé vaut bien mieux que tout cela. »

Faites preuve de piété esclaves de Allâh, ne vous laissez pas entraîner par le bas monde, ses plaisirs et ses biens, au point de vous écarter de l’adoration à Allâh. Allâh tabâraka wa ta`âlâ a réservé beaucoup mieux que cela. Le Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam, dans ce qui est rapporté dans le SaHiH de Mouslim, a dit :

(( إِنَّ هَذا المالَ حُلْوَةٌ خَضِرَةٌ مَنْ أَخَذَهُ بِحَقِّهِ ووَضَعَهُ في حَقِّهِ فَنِعْمَ الْمَعُونَةُ هُوَ ومَنْ أَخَذَهُ بِغَيْرِ حَقِّهِ كانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ ولا يَشْبَعُ ))

(inna hâdha l-mâla Houlwatoun khaDirah man akhadhahou biHaqqihi wa waDa`ahou fî Haqqihi fani`ma l-ma`ounatou houwa wa man akhadhahou bighayri Haqqihi kâna kâlladhî ya’koulou wa lâ yachba`)

ce qui signifie : « Certes, ces biens matériels sont comme des fruits frais et doux : celui qui les obtient justement et les utilise justement, combien ils lui seront utiles ! Mais celui qui les obtient injustement, il est semblable à celui qui mange sans jamais se rassasier. »

Le Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a comparé l’argent, du point de vue du désir de l’obtenir et du point de vue du penchant et de l’attachement de l’âme à le posséder, aux fruits qui sont frais, bons et sucrés, que l’âme désire et pour lesquels elle penche. Celui qui obtient son argent d’une manière licite et qui l’utilise de façon licite – en s’en servant pour combler ses besoins et ceux de sa famille et en le dépensant dans les voies de la bienfaisance et du bien dans l’intention de se préserver ou bien en l’utilisant pour son épouse avec une bonne intention, ou pour ses enfants, ses parents ou ses proches parents – il s’agit alors d’un immense bienfait de la part de Allâh envers Son esclave croyant.

Si un croyant obtient son argent d’une manière que Allâh a rendue licite et qu’il l’utilise dans ce que Allâh agrée, ce sera une aide pour son au-delà car il sera une cause pour gagner des récompenses dans l’au-delà. Ce sera donc une bonne aide pour obtenir ce qui lui sera utile au Jour du jugement tout comme il aura été une aide pour obtenir ce qui lui aura été utile dans la vie d’ici-bas. Quant à celui qui l’a obtenu injustement et l’a donc acquis de façon illicite, il sera privé de cette bénédiction et sera semblable à celui qui mange et qui n’est jamais rassasié ; même s’il possède beaucoup d’argent, il sera chargé de ses péchés au Jour du jugement.

L’argent n’est pas blâmé dans tous les cas. En effet, le Prophète Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

(( نِعْمَ الْمالُ الصّالِحُ لِلرَّجُلِ الصّالِحِ ))

(ni`ma l-mâlou S–SâliH lir-rajouli S–SâliH) ce qui signifie : « Quel bienfait que l’argent licite aux mains d’un homme vertueux ! »

L’homme vertueux qui obtient son argent d’une manière licite et qui le dépense dans les voies de bien, quel bienfait cet argent sera pour lui !

Nous avons en la personne du Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam et en ses compagnons, que Allâh les agrée, un excellent exemple dans la manière d’utiliser l’argent dans les voies du bien et de la bienfaisance. Ibnou `Abbâs, que Allâh les agrée lui et son père, a dit : « Le Messager de Allâh était le plus généreux des gens et il était encore plus généreux durant le mois de RamaDân lorsqu’il rencontrait Jibrîl `alayhi s-salâm. Ainsi, le Messager de Allâh à ce moment-là devenait plus généreux pour diffuser le bien que le vent dans sa rapidité et l’étendue de sa diffusion. »

Abou Bakr, que Allâh l’agrée était un exemple pour dépenser et donner dans l’obéissance à Allâh ta`âlâ. Il a ainsi dépensé toute sa richesse dans la voie que Allâh `azza wa jall agrée tout cela par recherche de l’au-delà et pour soutenir la religion agréée par Allâh, pour aider le Messager de Allâh et pour soutenir les musulmans qui étaient démunis. Au point que le Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

(( ما نَفَعَنِي مالٌ قَطُّ ما نَفَعَنِي مالُ أَبِي بَكْرٍ ))

(mâ nafa`anî mâloun qattou mâ nafa`anî mâlou ‘Abî Bakr) ce qui signifie : « Aucun bien ne m’a jamais apporté ce que le bien de Abou Bakr m’a apporté ! »

C’est alors que Abou Bakr que Allâh l’agrée se mit à pleurer et a dit : « Ne suis-je pas, moi-même et mes biens, uniquement pour toi, ô Messager de Dieu ? »

`Oumar, que Allâh l’agrée a dit : « Le Messager de Allâh nous a ordonné de faire des aumônes et il se trouvait que j’avais alors quelques biens. Je me suis dit : c’est aujourd’hui l’occasion de faire mieux que Abôu Bakr, si je dois faire mieux que lui un jour. J’ai alors amené la moitié de ce que je possédais. Le Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam m’a dit :

(( مَا أَبْقَيْتَ لأَهْلِكَ ))

(mâ abqayta li’ahlik) ce qui signifie : « Qu’as-tu laissé pour ta famille ? »

Je lui ai dit : « Pareil à ce que je viens de donner. » C’est alors que Abôu Bakr vint avec tout ce qu’il possédait. Et le Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam lui a dit :

((  مَا أَبْقَيْتَ لأَهْلِكَ ))

(mâ abqayta li’ahlik) ce qui signifie : « Qu’as-tu laissé pour ta famille ? »

et il a répondu : « Je leur ai laissé [l’agrément] Allâh et Son Messager. » `Oumar a dit : « Je me suis dit alors que je n’essaierai plus jamais de faire mieux que Abôu Bakr. »

Alors mon frère musulman, pose-toi des questions avant de prendre l’argent et avant de le dépenser. D’où l’as-tu obtenu et comment vas-tu l’utiliser ?

Le Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

(( لا تَزُولُ قَدَمَا عَبْدٍ يَوْمَ القِيامَةِ حَتَّى يُسْأَلَ عَنْ أَرْبَعٍ عَنْ عُمُرِهِ فِيمَ أَفْناهُ وعَنْ عِلْمِهِ ماذا عَمِلَ بِهِ وعَنْ مالِهِ مِنْ أَيْنَ اكْتَسَبَهُ وفِيمَ أَنْفَقَهُ وعَنْ جَسَدِهِ فِيمَ أَبْلاهُ ))

(lâ tazôulou qadamâ `abdin yawma l-qiyâmati Hattâ yous’ala `an arba`in `an `oumourihi fîma afnâh wa`an `ilmihi mâdhâ `amila bih wa`an mâlihi min ayna ktaçabahou wa fîma anfaqah wa`an jaçadihi fîma ablâh) ce qui signifie : « L’esclave au Jour du jugement ne quittera pas la station lors de laquelle il rendra des comptes avant d’être interrogé sur quatre choses : il sera interrogé sur sa vie, dans quoi l’a-t-il passée ? Sur sa connaissance dans la religion, qu’en a-t-il fait ? Sur ses biens, d’où les a-t-il acquis et dans quoi les a-t-il dépensés ? Et sur son corps, dans quoi l’a-t-il usé ? »

Pose-toi des questions, avant d’avoir à répondre et demande des comptes à ton âme avant d’avoir à en rendre. Que Allâh t’accorde ainsi qu’à moi-même, le degré de ceux qui s’empressent de dépenser leurs biens licites dans les voies du bien et de l’obéissance, de ceux qui prennent des provisions pour leur au-delà par des bonnes œuvres nuit et jour, afin que ce soit un butin et une provision pour nous le Jour où rien ne sera plus profitable, ni les biens matériels ni les enfants, sinon le fait d’avoir agi à l’égard de Allâh avec un cœur sain.

Que Allâh me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

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