Hadith Bienfait de l’Argent Licite Halal pour l’Homme Vertueux

Hadith Bienfait de l’Argent Licite Halal pour l’Homme Vertueux

بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

Esclaves de Allâh, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allâh, Al-`Aliyy, Al-`ADHîm, Lui qui dit dans Son Livre honoré :

﴿ زُيِّنَ لِلنَّاسِ حُبُّ الشَّهَوَاتِ مِنَ النِّسَاءِ والبَنِينَ والقَنَاطِيرِ الْمُقَنطَرَةِ مِنَ الذَّهَبِ وَالفِضَّةِ وَالخَيْلِ الْمُسَوَّمَةِ وَالأَنْعَامِ وَالْحَرْثِ ذَلِكَ مَتَاعُ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَاللهُ عِندَهُ حُسْنُ الْمَآبِ ﴾

(Zouyyina linnâci Houbbou ch-chahawâti mina n-niçâ‘i wal-banîna wal-qanâTîri l-mouqanTarati mina dh-dhahabi wal-fiDDati wal-khayli l-mouçawwamati wal-’an `âmi wal-Harth. Dhâlika matâ`ou l-Hayâti d-dounyâ. Wal-Lâhou `indahôu Housnou l-ma’âb)

Ce qui signifie : « Les gens ont un penchant pour les femmes, les enfants et les quantités importantes d’or et d’argent et les chevaux et le bétail et les champs. Ce ne sont là que des biens du bas-monde. Mais ce que Allâh réserve vaut beaucoup mieux » [Sôurat ‘Ali-`Imrân / 14]

Faites preuve de piété esclaves de Allâh, ne vous laissez pas entrainer par le bas-monde et ses plaisirs et ses biens, au point de vous écarter de l’adoration à Allâh. Allâh tabâraka wa ta`âlâ réserve beaucoup mieux. Le Messager de Allâh, dans ce qui est rapporté dans le SaHîH de Mouslim, a dit :

« إِنَّ هَذا المالَ حُلْوَةٌ خَضِرَةٌ مَنْ أَخَذَهُ بِحَقِّهِ ووَضَعَهُ في حَقِّهِ فَنِعْمَ الْمَعُونَةُ هُوَ ومَنْ أَخَذَهُ بِغَيْرِ حَقِّهِ كانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ ولا يَشْبَعُ »

(‘inna hâdha l-mâla Houlwatoun khaDirah man ‘akhadhahou biHaqqihî wa waDa`ahôu fî Haqqihî fani`ma l-ma`ôunatou houwa wa man ‘akhadhahou bighayri Haqqihî kâna kalladhî ya’koulou wa lâ yachba`)

Ce qui signifie : « Certes, ces biens [matériels] sont comme des fruits frais qui sont doux et plaisants, celui qui obtient les biens justement et qui les utilise justement, quelle bonne aide que sont ces biens. Et celui qui les obtient injustement est semblable à celui qui mange et qui n’est jamais rassasié. »

Le Messager de Allâh a comparé l’argent du point de vue du désir de l’obtenir et du penchant et de l’attachement de l’âme à l’avoir, aux fruits qui sont frais, bons et sucrés, que l’âme désire et pour lesquels elle penche. Celui qui obtient son argent d’une voie licite et qui l’utilise dans des voies licites – il va alors l’utiliser comme moyen pour combler ses besoins et ceux de sa famille et l’utiliser dans les voies de bienfaisance et de bien avec l’intention de se préserver ou bien il va l’utiliser pour son épouse, avec une bonne intention, ou ses enfants ou ses parents ou ses proches parents – il s’agit alors d’un immense bienfait de la part de Allâh pour son esclave croyant.

L’argent, si le croyant l’obtient d’une voie que Allâh a rendue licite et qu’il l’utilise dans ce que Allâh agrée, ce sera une aide pour son au-delà car il sera une cause pour gagner des récompenses dans l’au-delà. Ce sera donc une bonne aide pour ce qui est de son intérêt au jour du jugement tout comme il est une aide pour ce qui est de son intérêt dans la vie d’ici-bas. Quant à celui qui l’obtient injustement et l’a donc acquis d’une voie interdite, il sera privé de cette bénédiction, il sera semblable à celui qui mange et qui n’est jamais rassasié, même s’il dispose de beaucoup d’argent et il sera chargé de ses péchés au jour du jugement.

L’argent, chers frères de foi, n’est pas dans tous les cas blâmé. En effet, le Prophète a dit :

« نِعْمَ الْمالُ الصّالِحُ لِلرَّجُلِ الصّالِحِ »

(ni`ma l-mâlou S-SâliH lir-rajouli S-SâliH)

Ce qui signifie : « Quel bienfait que l’argent licite pour l’homme vertueux !»

L’homme vertueux qui obtient son argent d’une voie licite et qui le dépense dans les voies de bien, quel bienfait que cet argent pour lui !

Nous avons en la personne du Messager de Allâh et en ses compagnons, que Allâh les agrée, un excellent exemple dans la manière d’utiliser l’argent dans les voies de bien et de bienfaisance. Ibnou `Abbâs, que Allâh les agrée lui et son père a dit :« Le Messager de Allâh était le plus généreux des gens et il était encore plus généreux durant le mois de RamaDân lorsqu’il rencontrait Jibrîl `alayhi s-salâm. Ainsi, le Messager de Allâh à ce moment-là devenait plus généreux pour diffuser le bien que le vent envoyé pour cela. »

Abôu Bakr, que Allâh l’agrée était un exemple pour dépenser et donner dans l’obéissance à Allâh ta`âlâ. Il a ainsi dépensé toute sa richesse dans la voie que Allâh `azza wa jall agrée tout cela par recherche de l’au-delà et pour soutenir la religion agrée par Allâh et pour aider le Messager de Allâh, pour soutenir les musulmans qui étaient démunis. Au point que le Messager de Allâh a dit :

« ما نَفَعَنِي مالٌ قَطُّ ما نَفَعَنِي مالُ أَبِي بَكْرٍ »

Ce qui signifie : « Aucun bien ne m’a été autant utile que le bien de Abôu Bakr ! »

C’est alors que Abôu Bakr que Allâh l’agrée se mit à pleurer et il dit :

« Ne suis-je moi-même et mes biens que pour toi ô Messager de Dieu. »

`Oumar que Allâh l’agrée a dit : « le Messager de Allâh nous a ordonné de faire des aumônes et cela a coïncidé un jour où j’avais un certain bien. Je me suis dit c’est aujourd’hui l’occasion où je pourrais faire mieux que Abôu Bakr si je pouvais faire mieux que lui un jour. J’ai alors amené la moitié de ce que je possédais. Le Messager de Allâh m’a dit :

« مَا أَبْقَيْتَ لأَهْلِكَ »

Ce qui signifie : « Qu’est ce que tu as laissé pour ta famille ? »

Je lui ai dit : « Pareil à ce que je viens de donner. »

C’est alors que Abôu Bakr vint avec tout ce qu’il possédait. Et le Messager de Allâh lui dit :

« مَا أَبْقَيْتَ لأَهْلِكَ »

Ce qui signifie : « Qu’est ce que tu as laissé pour ta famille ? »

Et il a répondu: « Je leur ai laissé Allâh et Son Messager. »

`Oumar a dit : « Je me suis dit alors, je n’essaierai plus jamais de faire mieux que Abôu Bakr. »

Alors mon frère musulman, pose-toi des questions avant de prendre l’argent et avant de le dépenser. D’où l’as tu obtenu et comment vas-tu l’utiliser ?

Le Messager de Allâh a dit :

« لا تَزُولُ قَدَمَا عَبْدٍ يَوْمَ القِيامَةِ حَتَّى يُسْأَلَ عَنْ أَرْبَعٍ عَنْ عُمُرِهِ فِيمَ أَفْناهُ وعَنْ عِلْمِهِ ماذا عَمِلَ بِهِ وعَنْ مالِهِ مِنْ أَيْنَ اكْتَسَبَهُ وفِيمَ أَنْفَقَهُ وعَنْ جَسَدِهِ فِيمَ أَبْلاهُ »

(lâ tazôulou qadamâ `abdin yawma l-qiyâmati Hattâ yous’ala `an ‘arba`in `an `oumourihî fîma ‘afnâh wa `an `ilmihî mâdhâ `amila bih wa `an mâlihî min ‘ayna k-taçabahou wa fîma ‘anfaqah wa `an jaçadihî fîma ‘ablâh)

Ce qui signifie : « L’esclave au jour du jugement ne quittera pas la station où il rendra des comptes avant d’être interrogé à propos de quatre choses : il sera interrogé à propos de sa vie, dans quoi il l’a passée ? A propos de la science de la religion, qu’est-ce qu’il en a fait ? A propos de ses biens, d’où est-ce qu’il les a acquis et dans quoi il les a dépensés ? Et a propos de son corps, dans quoi il l’a usé ? »

Pose-toi des questions, mon cher frère, avant d’avoir à répondre et demande des comptes à ton âme avant d’avoir à en rendre. Que Allâh t’accorde, ainsi qu’à moi-même, le degré de ceux qui s’empressent de dépenser leurs biens licites dans les voies du bien et de l’obéissance, de ceux qui prennent des provisions pour leur au-delà par des bonnes œuvres nuit et jour, afin que ce soit un butin et une provision pour nous le jour dans lequel n’est profitable ni les biens matériels ni les enfants sauf le fait d’avoir agi à l’égard de Allâh avec un cœur sain.

Après avoir dit mes propos, je demande à ce que Allâh me pardonne ainsi qu’à vous.

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