Le Prophète `IÇA (ISSA) Jésus est Musulman

Le Prophète `IÇA (ISSA)  Jésus est Musulman

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

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La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Allâh ta`âlâ dit dans le Qour’ân :

﴿مَا الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِن قَبْلِهِ الرُّسُلُ وَأُمُّهُ صِدِّيقَةٌ كَانَا يَأْكُلاَنِ الطَّعَامَ انظُرْ كَيْفَ نُبَيِّنُ لَهُمُ الآيَاتِ ثُمَّ انظُرْ أَنَّى يُؤْفَكُونَ﴾

(ma l-MacîHou bnou Maryama ‘il-lâ raçôuloun qad khalat min qablihi r-rouçoulou wa ‘oummouhou Siddîqatoun)

ce qui signifie : « Al-MacîH le fils de Maryam n’est qu’un Messager qui a été précédé par d’autres messagers. Sa mère est une sainte hautement véridique » [sôurat Al-Mâ’idah / 75].

Il s’agit de l’esclave de Allâh et Son Messager, `Içâ (ISSA) Jésus fils de Maryam fille de `Imrân.

Dieu a créé `Içâ Jésus sans père, tout comme Il a créé Adam sans père ni mère. Allâh ta`âlâ dit :

﴿ إِنَّ مَثَلَ عِيسَى عِندَ اللّهِ كَمَثَلِ آدَمَ خَلَقَهُ مِن تُرَابٍ ثمَّ قَالَ لَهُ كُن فَيَكُونُ ﴾

(‘inna mathala `Içâ `inda l-Lâhi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourâbin thoumma qâla lahôu koun fayakôun)

ce qui signifie : « `Içâ selon le jugement de Allâh est à l’exemple de ‘Adam qu’Il a créé de terre et à qui Il a donné la vie », [sourat ‘Ali `Imrân / 59].

La Sainte Marie Maryam mère de `Içâ Jésus

La mère du Prophète `Içâ Jésus est Maryam fille de`Imrân la sainte hautement véridique, la vierge, la pure, qui a été élevée dans un lieu de mérite, qui a eu une vie de pureté et de piété. Allâh tabâraka wa ta`âlâ fait son éloge dans le Qour’ân honoré à plusieurs reprises. Allâh ta`âlâ dit :

﴿ وَمَرْيَمَ ابْنَتَ عِمْرَانَ الَّتِي أَحْصَنَتْ فَرْجَهَا فَنَفَخْنَا فِيهِ مِن رُّوحِنَا وَصَدَّقَتْ بِكَلِمَاتِ رَبِّهَا وَكُتُبِهِ وَكَانَتْ مِنَ الْقَانِتِينَ ﴾

(wa Maryama bnata `Imrâna l-latî ‘aHSanat farjahâ fanafakhnâ fîhi min rouHinâ wa Saddaqat bikalimâti Rabbihâ wa koutoubihi wa kânat mina l-qânitîn)

Ce qui signifie : « Maryam fille de `Imrân, celle qui a été chaste. Nous avons ordonné à Jibrîl d’insuffler en elle l’âme qui est honorée selon Mon jugement. Elle a cru en son Seigneur et elle était au nombre des obéissants » [sôurat At-TaHrîm / 12].

La mère de Maryam s’appelait Hannah, elle n’enfantait pas. Un jour, elle vit un oiseau en train de nourrir son petit ; elle demanda alors à Allâh ta`âlâ de lui donner un enfant et fit le vœu de consacrer celui-ci au service de la Mosquée de Jérusalem (Al-‘AqSâ), car elle pensait que ce serait un garçon. Mais, ce fut une fille, elle l’appela Maryam. Le prophète Zakariyyâ, le mari de la tante de `Içâ, prit en charge l’enfant. Il lui enseigna la religion de l’Islam.

Ainsi Zakariyyâ lui a enseigné les principes de la religion de l’Islam, le bon comportement et l’a faite grandir avec les comportements de vertu et les bons exemples. Maryam était vertueuse, chaste, pure des péchés et des désobéissances, connaissant Dieu et elle était pieuse. Elle était une sainte qui persévérait sur l’adoration de Son Seigneur, priant au milieu de la nuit et aux extrémités du jour. Maryam (Marie) grandit ainsi dans la vertu et la pureté et devint une sainte (waliyyah).

Certains prodiges accordés à Maryam

Dieu a accordé à Maryam des prodiges manifestes qui étaient autant de signes surprenants témoignant de la toute puissance de Dieu. (Les miracles et les prodiges sont des choses extraordinaires qui ressemblent aux miracles.) Ainsi, lorsque le Prophète Zakariyya entrait dans son alcôve (miHrab) alors qu’elle ne pouvait sortir de la mosquée, il retrouvait chez elle des fruits d’été en hiver et des fruits d’hiver en été. Dieu exempté soit-Il dit :

﴿ كُلَّمَا دَخَلَ عَلَيْهَا زَكَرِ‌يَّا الْمِحْرَ‌ابَ وَجَدَ عِندَهَا رِ‌زْقًا ۖ قَالَ يَا مَرْ‌يَمُ أَنَّىٰ لَكِ هَـٰذَا ۖ قَالَتْ هُوَ مِنْ عِندِ اللَّـهِ ۖ إِنَّ اللَّـهَ يَرْ‌زُقُ مَن يَشَاءُ بِغَيْرِ‌ حِسَابٍ ﴾

(koullâma dakhala `alayhâ Zakariyya l-miHraba wajada `indahâ rizqan qâla yâ Maryamou ‘annâ laki hâdhâ qâlat houwa min `indi l-Lâhi ‘inna l-Lâha yarzouqou man yachâ’ou bighayri Hiçâb)

ce qui signifie : « Toutes les fois que Zakariyyâ entrait dans le miHrab (lieu d’adoration), il trouvait de la subsistance et disait : Ô Maryam d’où tiens-tu cela ? Elle disait : c’est de la part de mon Seigneur. Certes, Dieu accorde la subsistance à qui Il veut. » [ sôurat Ali `Imrân / 37 ]. Marie mère de Jésus (Maryam) a grandi auprès du Prophète Zacharie (Zakariyyâ) عَلَيْهِ السَّلاَم qui lui a donné son éducation religieuse. Maryam ne commettait pas de péchés, elle s’adonnait aux adorations de jour comme de nuit. Elle a ainsi atteint le degré de la sainteté et elle fut la meilleure femme de l’humanité. Notre dame Maryam était une femme chaste et patiente Notre dame Maryam, mère du Prophète Jésus (`Iça) عَلَيْهِ السَّلاَم était une femme honorable, chaste, pure, qui a fait preuve de patience à l’égard du tort causé par son peuple. En effet, avec beaucoup de courage elle a fait face à son peuple qui calomniait à son sujet et au sujet de son enfant, car elle l’avait eu sans époux, au point que certains d’entre eux l’avaient accusée de fornication. Elle a supporté cette nuisance par recherche de l’agrément de Dieu et par recherche des récompenses.

La dame honorable Maryam (Marie) est la meilleure des femmes de l’humanité selon les preuves du texte du Coran (Qour’ân) honoré et du Prophète honoré. Dieu dit dans le Qour’ân :

﴿ وَإِذْ قَالَتِ الْمَلَائِكَةُ يَا مَرْ‌يَمُ إِنَّ اللَّـهَ اصْطَفَاكِ وَطَهَّرَ‌كِ وَاصْطَفَاكِ عَلَىٰ نِسَاءِ الْعَالَمِينَ يَا مَرْ‌يَمُ اقْنُتِي لِرَ‌بِّكِ وَاسْجُدِي وَارْ‌كَعِي مَعَ الرَّ‌اكِعِينَ ﴾

(wa ‘idh qâlati l-malâ’ikatou yâ Maryamou ‘inna l-Lâha STafâki wa Tahharaki wa STafaki `alâ niçâ’i l-`âlamîn ; yâ Maryamou qnoutî li Rabbiki wa sjoudî wa rka`î ma`a r-râki`în)

ce qui signifie : « Les anges ont dit : Ô Maryam, certes Dieu t’a choisie et t’a purifiée, Il t’a élue au dessus des femmes du monde. Ô Maryam fais preuve d’humilité envers ton Seigneur, prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s’inclinent. » [sôurat ‘Ali `Imrân / 42-43] Ainsi Sa parole (‘iSTafâki) c’est-à-dire Il t’a choisie, accordé un degré, un mérite. Ainsi, le premier ‘iSTifâ’, c’est une élection par le choix et le second est un ‘iSTifâ’ par le mérite. Dieu lui a accordé un mérite sur toutes les femmes de l’humanité. Il lui a accordé des prodiges manifestes et l’a élue entre toutes les femmes pour être la mère de Son prophète `Içâ, al-MacîH, sans qu’elle ait un époux et sans qu’aucun homme ne la touche. Le Prophète a dit dans le Hadîth honoré :

« وخير النساء مريم بنت عمران ثم فاطمة بنت محمد ثم خديجة بنت خويلد ثم ءاسية بنت مزاحم »

(wa khayrou n-niçâ’i Maryamou bintou `Iimrân thoumma FâTimah bintou MouHammad thoumma Khâdîjah bintou Khouwaylid thoumma ‘Aciyah bintou MouzâHim)

ce qui signifie : « La meilleure des femmes est Maryam fille de `Imrân, ensuite FâTimah fille de MouHammad, ensuite Khâdîjah fille de Khouwaylid ensuite ‘Aciyah fille de MouzâHim. » rapporté par le Hâfidh Ibnou `Abdi l-Barr. Ce Hadîth honoré confirme que Marie se distingue du reste des femmes de l’humanité. Ensuite, elle est suivie dans le mérite par FâTimah, la fille de MouHammad (le Prophète) ensuite Khâdîjah l’épouse du Prophète, ensuite ‘Aciyah, l’épouse de Pharaon et après ces femmes vient dans le mérite, `A’ichah fille de Abôu Bakr et épouse du Prophète comme l’ont dit les savants. Ce Hadîth au sujet de la dame Maryam est un beau Hadîth, qui comporte des leçons de sagesse et de morale.

La Sainte Marie Maryam enceinte de `Içâ Jésus

La sainte Marie (Maryam) est la mère du Prophète Jésus (`Içâ). Dieu (Allâh) a créé le Prophète `Içâ عَلَيْهِ السَّلاَم sans père. Dieu a ordonné à l’ange Gabriel (Jibrîl) d’insuffler en Maryam l’âme de `Içâ. Cette naissance extraordinaire montre la puissance de Allâh et l’honneur de l’avant-dernier Prophète. Mais nous ne connaissons pas exactement la date de sa naissance. La date de naissance du Prophète Jésus `Içâ n’est pas confirmée. Si elle l’était, les musulmans la commémoreraient comme ils commémorent la naissance du Prophète MouHammad ainsi que le jour de `Achourâ’ pour remercier Dieu d’avoir sauvé Môuçâ de Pharaon. Les musulmans ne fêtent donc pas noël.

Un jour que Maryam s’était rendue à un certain endroit où elle avait quelque chose à faire, Allâh envoya auprès d’elle Jibrîl sous l’aspect d’un jeune homme au visage blanc. Maryam lui dit alors ce qui est rapporté dans le Qour’ân :

﴿ قَالَتْ إِنِّي أَعُوذُ بِالرَّحْمَن مِنكَ إِن كُنتَ تَقِيًّا ﴾

(qalat ‘innî ‘a`ôudhou bi r-RaHmâni minka ‘in kounta taqiyyâ)

Ce qui signifie : « Elle a dit : je recherche la préservation du ar-RaHmân contre toi, laisse-moi si tu es pieux » [sôurat Maryam / 18]. C’est-à-dire que si tu crains Allâh, ne me fais aucun mal.

Il lui a dit ce qui est rapporté dans le Qour’ân :

﴿ قَالَ إِنَّمَا أَنَا رَسُولُ رَبِّكِ لأَهَبَ لَكِ غُلاَمًا زَكِيًّا ﴾

(qâla ‘innamâ ‘anâ Raçôulou Rabbiki li’ahaba laki ghoulâman zakiyyâ)

ce qui signifie : « Il a dit : je suis le Messager de ton Seigneur, afin de te donner un garçon pur » [sôurat Maryam / 19].

C’est-à-dire qu’il lui a dit que Allâh l’a envoyé à elle afin de lui donner un garçon vertueux, pur des péchés. Elle a dit ce qui est rapporté dans le Qour’ân :

﴿ قَالَتْ أَنَّى يَكُونُ لِي غُلاَمٌ وَلَمْ يَمْسَسْنِي بَشَرٌ وَلَمْ أَكُ بَغِيًّا ﴾

(qâlat ‘annâ yakôunou lî ghoulâmoun wa lam yamsasnî bacharoun wa lam ‘akou baghiyyâ)

Ce qui signifie : « Elle a dit : Comment pourrais-je avoir un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée et que je ne suis pas au nombre des fornicatrices ? » [sôurat Maryam / 20].

C’est-à-dire que Maryam a dit : Comment pourrais-je être enceinte alors que je n’ai pas eu d’époux et que je ne suis pas perverse, fornicatrice. Il lui a dit ce qui est rapporté dans le Qour’ân :

﴿قَالَ كَذَلِكِ قَالَ رَبُّكِ هُوَ عَلَي هَيِّنٌ وَلِنَجْعَلَهُ آيَةً لِلناسِ وَرَحْمَةً مِّنا وَكَانَ أَمْرًا مقْضِيًّا﴾

(qâla kadhâliki qâla Rabbouki ; houwa `alayya hayyinoun ; wa linaj`alahou ‘âyatan li n-nâci wa raHmatan minna wa kâna ‘amran maqDiyyâ)

ce qui signifie : « Il a dit : Ainsi l’a dit ton Seigneur : C’est chose aisée pour Moi. Nous en ferons une preuve pour les gens, une miséricorde de Nôtre part. C’est une chose destinée » [sôurat Maryam / 21].

C’est-à-dire que Jibrîl a répondu à son étonnement que créer un fils sans père est chose aisée pour Allâh ta`âlâ. Ceci, afin de faire de `Içâ un signe pour les gens, une preuve de la parfaite toute-puissance de Allâh soubHânahou wa ta`âlâ, afin de faire de lui une miséricorde et une grâce pour ceux qui le suivront et qui croiront en lui.

Allâh ta`âlâ dit dans le Qour’ân honoré :

﴿ فَحَمَلَتْهُ فَانتَبَذَتْ بِهِ مَكَانًا قَصِيًّا {22} فَأَجَاءهَا الْمَخَاضُ إِلَى جِذْعِ النخْلَةِ قَالَتْ يَا لَيْتَنِي مِت قَبْلَ هَذَا وَكُنتُ نَسْيًا منسِيًّا {23} فَنَادَاهَا مِن تَحْتِهَا أَلاَّ تَحْزَنِي قَدْ جَعَلَ رَبُّكِ تَحْتَكِ سَرِيًّا {24} وَهُزِّي إِلَيْكِ بِجِذْعِ النَّخْلَةِ تُسَاقِطْ عَلَيْكِ رُطَبًا جَنِيًّا {25} فَكُلِي وَاشْرَبِي وَقَرِّي عَيْنًا فَإِما تَرَيِنَّ مِنَ الْبَشَرِ أَحَدًا فَقُولِي إِنِّي نَذَرْتُ لِلرَّحْمَنِ صَوْمًا فَلَنْ أُكَلِّمَ الْيَوْمَ إِنسِيًّاَ ﴾

(faHamalat-hou fantabadhat bihi makânan qaSiyyâ ; fa’ajâ’aha l-makhâDou ‘ilâ jidh`i n-nakhlatin qâlat yâ laytanî mittou qabla hâdha wa kountou nasyan mansiyyâ ; fanâdahâ min taHtihâ ‘allâ taHzanî qad ja`ala Rabbouki taHtaki sariyyâ ; wa houzzî ‘ilayki bijidh`i n-nakhlati touSâqiT `alayki rouTaban janiyyâ ; fakoulî wa chrabî wa qarrî `aynâ ; fa’immâ tarayinna mina l-bachari ‘aHadan faqôulî ‘innî nadhartou li r-RaHmâni Sawman falan ‘oukallima l-yawma ‘insiyyâ)

ce qui signifie : « Elle le porta. Elle se retrouva dans un endroit éloigné, seule. Les douleurs de l’accouchement vinrent à elle alors qu’elle s’appuyait à un tronc de palmier. Elle dit alors : Ah si seulement j’étais morte avant cela, et que l’on m’avait oubliée. Jibrîl l’appela d’en bas et lui dit : Allâh a fait que coule à tes pieds un petit ruisseau, et secoue le tronc de palmiers, des dattes te parviendront mûres prêtes à la consommation. Mange et bois et réjouis tes yeux. Si jamais tu vois un humain, apprends-lui que tu as fait le vœu de ne parler aujourd’hui à aucun humain » [sourat Maryam / 22-23-24-25-26].

Jibrîl `alayhi s-salâm a insufflé dans le col de sa cape l’âme de Jésus et elle se retrouva enceinte de `Içâ `alayhi s-salâm. Lorsqu’elle arriva à terme, elle s’isola des gens, de crainte que les gens ne l’humilient pour sa grossesse sans mari. Les douleurs de l’accouchement ont ainsi poussé Maryam la meilleure des femmes de l’humanité au pied d’un palmier asséché. Elle souhaita la mort par crainte du mal des gens. Jibrîl l’appela pour la tranquilliser. Il lui annonça que Allâh a fait couler à ses pieds un petit ruisseau. Il lui demanda de faire bouger le tronc du palmier. Ainsi, des dattes tomberont et elle pourra les consommer fraîches et bonnes à manger. Il lui dit ainsi de manger et de boire de ce que Allâh lui a accordé en subsistance, de se réjouir et de dire à quiconque la verra ou l’interrogera sur son fils qu’elle avait fait un vœu pour Dieu de ne parler à personne.

La naissance du Prophète `Içâ Jésus fils de Maryam

La Dame Maryam a rejoint son peuple, portant son fils `Içâ `alayhi s-salâm dans ses bras dans Bethléem (Bayt LaHm). Allâh ta`âlâ dit :

﴿ فَأَتَتْ بِهِ قَوْمَهَا تَحْمِلُهُ قَالُوا يَا مَرْيَمُ لَقَدْ جِئْتِ شَيْئًا فَرِيًّا ﴾

(fa’atat bihî qawmahâ taHmilouhou ; qâlou yâ Maryamou laqad ji’ti chay’an fariyyâ)

ce qui signifie : « Elle est partie rejoindre son peuple en le portant dans ses bras. Ils lui ont dit : ô Maryam, tu as fait là quelque chose de très réprouvable » [sôurat Maryam / 27].

Ils lui ont dit : Tu as fait un grand mal. Ton père n’était pas un homme de mauvaise conduite et ta mère n’était pas une fornicatrice. Ils ont pensé du mal d’elle. Ils se sont mis à lui faire des reproches, à la blâmer et elle se taisait et ne répondait pas car elle leur avait annoncé auparavant qu’elle avait fait le vœu pour ar-Rahman de ne parler à personne. Quand elle s’était retrouvée exténuée, elle montra du doigt `Içâ Jésus `alayhi s-salâm. C’est alors qu’ils lui ont dit ce que Allâh nous apprend dans le Qour’ân :

﴿ فَأَشَارَت إليه قَالوا كَيفَ نُكَلّم مَن كَانَ في المَهد صَبِيًّا ﴾

(fa’achârat ‘ilayh ; qâlou kayfa noukallimou man kâna fi l-mahdi Sabiyyâ )

ce qui signifie : « Elle le montra du doigt. Ils lui dirent comment veux-tu que nous parlions à un enfant encore nourrisson dans son berceau ! » [sôurat Maryam / 29]. A ce moment- là, Allâh tabâraka wa ta`âlâ a fait prononcer par Sa toute-puissance notre maître `Içâ `alayhi s-salâm qui était alors encore nourrisson :

﴿ قَالَ إِنِّي عَبْدُ اللَّهِ آتَانِيَ الْكِتَابَ وَجَعَلَنِي نَبِيًّا {30} وَجَعَلَنِي مُبَارَكًا أَيْنَ مَا كُنتُ وَأَوْصَانِي بِالصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ مَا دُمْتُ حَيا ﴾

(qâla ‘innî `Abdou l-Lâh ; ‘âtaniya l-kitâba wa ja`alanî nabiyyâ ; wa ja`alanî moubârakan ‘aynamâ kountou wa ‘awSânî bi S-Salâti wa z-zakâti mâ doumtou hayyâ)

Ce qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de Allâh. Il m’a accordé le Livre et a fait de moi un Prophète. Il a fait que je sois béni où que je sois. Il m’a ordonné la prière et la zakât (aumône) tant que je suis vivant » [sôurat Maryam / 30-31].

C’était une reconnaissance de sa part qu’il est bien l’esclave de Allâh `azza wa jall. C’étaient les premières paroles qu’il avait prononcées alors qu’il était au berceau. (Qâla ‘innî `Abdou l-Lâh) qui signifie : « Il a dit : Je suis l’esclave de Dieu ». C’est une reconnaissance de sa part qu’il était un esclave de Dieu le Créateur du monde. La significations de sa parole : (wa ja`alanî moubârakan ‘aynamâ kountou) qui signifie : « Il a fait que je sois béni où que je sois » est qu’Il a fait que je sois utile et profitable, j’enseigne le bien où que je me dirige.

`Içâ (ISSA) Jésus `alayhi s-salâm a appelé son peuple à l’adoration de Allâh Lui seul et à ne pas Lui attribuer d’associés. Mais beaucoup l’ont démenti et l’ont envié. Ils ont dit qu’il était sorcier. Ils furent peu nombreux ceux qui ont cru en lui. `Içâ `alayhi s-salâm est donc un prophète messager. Il est venu avec la religion de la vérité et de la bonne-guidée, la religion de l’Islam. C’est la religion éminente avec laquelle sont venus tous les prophètes depuis ‘Adam jusqu’à MouHammad, que Dieu les honore et les élève davantage en degrés.

Donc Allâh fit parler `Içâ Jésus alors âgé de quarante jours ; il dit :

﴿ قَالَ إِنِّي عَبْدُ اللَّهِ آتَانِيَ الْكِتَابَ وَجَعَلَنِي نَبِيًّا {30} وَجَعَلَنِي مُبَارَكًا أَيْنَ مَا كُنتُ وَأَوْصَانِي بِالصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ مَا دُمْتُ حَيًّا {31} وَبَرًّا بِوَالِدَتِي وَلَمْ يَجْعَلْنِي جَبَّارًا شَقِيًّا {32} وَالسَّلَامُ عَلَيَّ يَوْمَ وُلِدتُّ وَيَوْمَ أَمُوتُ وَيَوْمَ أُبْعَثُ حَيًّا {33} ﴾

(qâla ‘innî `Abdou l-Lâh ; ‘âtaniya l-kitâba wa ja`alanî nabiyyâ ; wa ja`alanî moubârakan ‘aynamâ kountou wa ‘awSânî bi S-Salâti wa z-zakâti mâ doumtou hayyâ ; wa barran bi wâlidatî wa lam yaj`alnî jabbâran chaqiyyâ ; wa s-salâmou `alayya yawma woulidtou wa yawma ‘amôutou wa yawma ‘oub`athou Hayyâ)

Ce qui signifie : « Je suis l’esclave de Allâh. Il m’a révélé le Livre. Il a fait de moi un prophète. Il m’a béni où que je sois. Il m’a prescrit la prière et l’aumône tant que je serai vivant et la bienfaisance envers ma mère et Il n’a pas fait de moi un oppresseur ni un malheureux [dans l’au-delà]. Que la paix soit sur moi le jour de ma naissance, le jour de ma mort et le jour où je serai ressuscité vivant », [sôurat Maryam ‘âyah 30 à 33].

Allâh lui fit prononcer `Içâ Jésus ces paroles comptées, la sagesse en cela étant que la nuisance qui avait atteint Maryam, ainsi que Zakariyyâ – sous la protection de qui Maryam était – et sa famille allait ainsi être allégée. En effet, lorsque Maryam fut enceinte, les gens l’accusèrent à tort, et eurent à tort de mauvaises pensées à l’égard de Zakariyyâ aussi. Il est d’autres sagesses encore, parmi lesquelles que cela fût une annonce de ce qu’il allait en être de `Içâ Jésus ultérieurement. Ainsi, Allâh sait que `Içâ Jésus plus tard, après qu’il aurait vécu ses années d’enfance, recevrait la révélation et appellerait alors les gens à croire en Dieu l’Unique, Celui Qui n’a pas d’associé, et à croire qu’il est, lui `Içâ Jésus l’esclave de Dieu et Son messager.

Allâh ta`âlâ fit parler `Içâ Jésus dès le berceau. Ce fut là un signe annonciateur de ce que Al-MacîH –Messie– allait être dans le futur : un homme appelant à adorer Dieu, comme le furent avant lui les premiers prophètes. Mais après qu’il eut dit ces mots, il revint à l’état dans lequel il avait été avant cela, et n’a plus reparlé avant d’avoir atteint l’âge où les enfants commencent à parler. Allâh ta`âlâ est tout-puissant, et rien ne saurait Le rendre incapable.

Maryam alla avec son fils `Içâ en Égypte. Il vécut là-bas douze ans, apprit l’écriture et entra à l’école primaire. Puis, ils retournèrent tous deux en terre de Palestine.

Le Prophète `Içâ Jésus appelle à la religion de l’Islam

Plus tard, la révélation descendit sur lui et il commença à dire aux gens : « ô gens, adorez Dieu uniquement, ne Lui associez rien et croyez que je suis le Messager de Dieu pour vous« . Douze personnes crurent en lui ; on les appelle les apôtres (al-Hawâriyyôun). Puis il les envoya dans les régions et leur ordonna d’appeler à l’adoration de Allâh uniquement et à ne rien Lui associer.

Notre maître Al-MacîH le Messie `Içâ Jésus vécut sur terre 33 ans. Il passait son temps à se déplacer pour appeler les gens à l’Islam. Il s’habillait de laine non tissée et se nourrissait de ce qui pousse sur les arbres, c’est-à-dire des fruits de la terre. Il couchait là où la nuit tombait, soit dans la mosquée, maison d’adoration de dieu, soit dans la campagne.

Un jour, il invoqua Dieu pour qu’Il fasse revivre un des rois qui, étant mort, était porté sur un cercueil. Dieu l’a fait revivre. Il passa aussi sa main honorée sur le visage d’un homme aveugle de naissance et celui-ci recouvra la vue. Et il guérit un homme atteint de la lèpre. Les mécréants des fils de Isrâ’îl virent tout cela, le vérifièrent et s’en assurèrent, mais ils s’entêtèrent et s’enorgueillirent. Parmi eux, certains avaient été croyants auparavant, mais ils apostasièrent en accusant `Içâ Jésus de mensonge.

Les mécréants des fils de Isrâ’îl complotèrent contre notre maître `Içâ Jésus et voulurent le tuer. Mais avant qu’ils n’arrivent à lui, Allâh ta`âlâ lui a révélé qu’Il l’élèverait au ciel et le sauverait de ceux qui avaient mécru. Avant que les mécréants des fils de Isrâ’îl n’entrent à l’endroit où il se trouvait, il y avait avec lui douze personnes de ses élèves musulmans.

Le Prophète `Içâ Jésus a été élevé au ciel

En effet, Ibnou Abî Hâtim et An-Naçâ’iyy ont rapporté que Ibnou `Abbâs a dit : «`Içâ était avec douze de ses compagnons dans une maison puis il dit : « Il y a parmi vous qui deviendra mécréant après avoir été musulman « . Puis il dit : « Lequel d’entre vous est-il prêt à recevoir mon apparence, à être tué à ma place et être mon compagnon au paradis ?  » Un jeune homme se leva, le plus jeune d’entre eux et dit :  » Moi « . Il lui dit :  » Assieds-toi « . Puis il répéta la question et le plus jeune se leva de nouveau, il lui dit : « Assieds-toi « . Puis il répéta la question et le jeune se leva une troisième fois. Il lui dit alors :  » Ce sera toi « . Il reçut donc l’apparence de `Içâ. `Içâ Jésus avait été élevé par une lucarne de la maison. Un groupe de mécréants des fils de Isrâ’îl était venu saisir le jeune homme, ils le tuèrent en le crucifiant. Ils tuèrent ce jeune homme musulman croyant. Et ils ont diffusé qu’ils avaient tué le Messie (Al-MacîH ) et qu’ils l’avaient crucifié. Certains gens les crurent en cela. Allâh ta`âlâ dit :

﴿ وَمَا قَتَلُوهُ وَمَا صَلَبُوهُ وَلَـكِن شُبِّهَ لَهُمْ ﴾

(wa mâ qatalôuhou wa mâ Salabôuhou wa lâkin choubbiha lahoum)

Ce qui signifie :  » Ils ne l’ont ni tué ni crucifié mais ils furent trompés par la ressemblance « , [sôurat An-Niçâ’ / 157].

Le Prophète `Içâ Jésus va descendre sur terre

En vérité, notre maître `Içâ Jésus ne fut ni tué ni crucifié et il est toujours vivant dans le ciel. Avant le jour du jugement, il descendra sur terre et vivra quarante ans. L’Islam s’étendra sur la terre après sa descente. Il gouvernera selon la loi (Charî`ah) du Qour’ân, la loi de notre maître MouHammad. Et notre maître MouHammad a interprété la parole de Allâh ta`âlâ :

﴿ وَإِنَّهُ لَعِلْمٌ لِّلسَّاعَةِ ﴾

(wa ‘innahou la`ilmoun li s-sâ`ah)

[sôurat Az-Zoukhrouf / 61] ce qui signifie : « Et c’est un signe de l’heure« , par la descente de `Içâ fils de Maryam avant le jour dernier.

Le Prophète MouHammad Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

« الأنبياء إخوة لعلات دينهم واحد و أمهاتهم شتى و أنا أولى الناس بعيسى بن مريم ليس بيني و بينه نبي و إنه نازل »

Ce qui signifie : « Les Prophètes sont comme des frères du même père, leur religion est la même et leurs lois diffèrent, j’enseigne la même religion que `Içâ fils de Maryam il n’y a pas entre lui et moi de Prophète et il va descendre », rapporté par Al-Boukhâriyy. Ce qui diffère ce sont les lois tel que le nombre de prières, la Zakat…mais leur religion est la même.

Les gens qui suivirent `Içâ Jésus étaient musulmans

Ceux qui suivirent `Içâ étaient musulmans. Ils croyaient en Allâh l’Unique et croyaient en `Içâ, que `Içâ était l’esclave de Dieu et Son messager. Ils priaient et jeûnaient pour l’agrément de Dieu. Ils priaient en se prosternant et en s’inclinant et ils faisaient des ablutions. Ceux-là constituaient sa communauté et ils ont vécu, après que `Içâ Jésus fut élevé au ciel, en suivant sa guidée, ses enseignements et sa voie durant deux cents ans. Ensuite la déviation s’est propagée parmi eux, et le nombre des croyants d’entre eux s’amenuisa peu à peu, et les autres, ceux qui adoraient `Içâ Jésus, augmentèrent en nombre.

Puis arriva un homme du nom de Constantin (QisTanTîn) qui était à l’origine idolâtre. Il se convertit à cette religion déviée et les enfonça davantage dans l’égarement qui s’étendit par sa cause au point qu’ils dévoilaient ouvertement dans une grande partie de leur pays et de leurs lieux de culte l’adoration d’autre que Allâh. Quant aux disciples véridiques de `Içâ Jésus qui étaient restés sur l’Islam, leur nombre s’affaiblit intensément et ils allèrent se réfugier dans les montagnes. Certains d’entre eux construisaient dans les montagnes une cabane ou bien habitaient une grotte et se nourrissaient des feuilles d’arbres et de plantes, en fuyant les gens des villes qui avaient apostasié, qui commettaient le péché et l’injustice. Puis, ceux-là même s’éteignirent aussi et il n’en resta plus aucun après cela, ni dans les montagnes ni dans les villes. Ceci advint avant que ne soit envoyé notre maître MouHammad.

Trois cents ans après l’élévation de `Içâ au ciel, le nombre de ceux qui falsifièrent la religion du Messie (Al-MacîH) avait augmenté et le nombre des autres, ceux qui étaient sur l’Islam avait diminué de façon flagrante. Après un peu plus de cinq cents ans, il ne resta pas un de ces musulmans croyants.

De même le peuple de Môuçâ ne se maintint pas dans l’Islam comme s’est maintenu la communauté de MouHammad. La communauté de MouHammad s’est maintenue dans l’Islam pendant plus de mille quatre cents ans jusqu’à nos jours. Une grande partie du peuple de Môuçâ avait apostasié après des centaines d’années et lorsque arriva le Messie (Al-MacîH), ils l’accusèrent de mensonge et sortirent ainsi de l’Islam.

Les esclaves de Allâh doivent croire au prophète qui succède à celui qui l’a précédé. Il ne leur est pas permis de lui dire : « Nous suivions le prophète précédent, nous ne te reconnaissons pas ». Il leur était donc obligatoire, lorsque le Messie (Al-MacîH) apparut et effectua des miracles, de le suivre. Les prophètes ne se contredisent pas les uns les autres. Chacun d’eux ordonnait de croire en les autres prophètes, et il incombe aux gens de suivre la loi (charî`ah) du prophète de leur temps.

La religion révélée par Dieu est unique et la croyance est unique ; c’est la croyance en Dieu et en le messager qu’Il a envoyé, en les anges, en le jour dernier, en les livres célestes que Dieu a révélés à certains de Ses prophètes, ainsi qu’en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal, c’est-à-dire que tout ce qui arrive dans ce monde, que ce soit du bien ou du mal, a lieu par la prédestination de Dieu. Mais Dieu agrée le bien et n’agrée pas le mal. Il fait ce qu’Il veut, Il est le Créateur de toute chose et Il ne ressemble pas aux créatures, Il n’a besoin de rien, Il existe sans endroit et sans direction. Il est donc du devoir de toute personne responsable de croire en tout cela. Voir: La Croyance en Dieu, et L’Islam est la Religion de Tous les Prophètes. Unique religion céleste

Le Prophète `Içâ Jésus a recommandé de suivre le Prophète MouHammad

Parmi les recommandations données par le Messie (Al-MacîH) à ceux qui l’ont suivi, il leur a dit : « Viendra après moi un prophète, du nom de ‘AHmad (un des noms du Prophète MouHammad) ; croyez en lui et suivez-le lorsqu’il apparaitra « . Dieu dit :

﴿ وَإِذْ قَالَ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ إِلَيْكُم مُّصَدِّقًا لِّمَا بَيْنَ يَدَيَّ مِنَ التَّوْرَاةِ وَمُبَشِّرًا بِرَسُولٍ يَأْتِي مِن بَعْدِي اسْمُهُ أَحْمَدُ ﴾

Ce qui signifie : « `Iça fils de Maryam dit : ô vous les fils de ‘Isrâ’îl je suis l’envoyé de Dieu pour vous confirmant la véracité de la thora et annonçant la bonne nouvelle d’un Prophète qui viendra après qui s’appelle AHmad », [sourat As-Saf/6].

Parmi ceux qui avaient entendu la recommandation du Messie (Al-MacîH), il y avait un des jinn croyants. A son tour, ce dernier en informa un groupe d’hommes du Yémen qui avaient quitté leur pays et s’étaient arrêtés en un endroit, avant que le nom du Messager de Allâh, MouHammad ne soit propagé. Il est arrivé que ces gens dormirent dans la campagne et à la fin de la nuit, l’un d’eux, Al-Ja`dou Ibnou Qays, entendit la voix de quelqu’un qui appelait – c’était la voix du jinn – mais sans le voir, et qui disait :

Ô voyageurs qui avez fait une halte de nuit, transmettez,
une fois que vous serez arrêtés à Al-HaTîm et au puits de zamzam,
à MouHammad l’Envoyé un salut de notre part,
qui l’accompagnera où qu’il aille et se dirige,
et dites-lui : nous sommes des partisans de ta religion,
cela nous a été commandé par le Messie fils de Maryam.

Ce jinn était croyant et avait vécu du temps du Messie Jésus avant qu’il ne monte au ciel. Il avait entendu ses paroles, avait cru en lui et embrassé l’Islam. Par la suite, il connut notre maître MouHammad, le vit et crut en lui avant que ces gens qui étaient en route du Yémen vers la Mecque pour des affaires de ce bas monde ne le connaissent.

Quant à celui qui avait entendu l’appel, lorsqu’il entra à La Mecque, il s’enquit du Prophète jusqu’à ce qu’on le lui montre. Alors il le rencontra, crut en lui et embrassa l’Islam ; [Al-HaTîm est un endroit à la Mecque].

Notre maître MouHammad Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

« من شهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له و أن محمدا عبده و رسوله أن عيسى عبد الله و رسوله و كلمته ألقاها إلى مريم و روح منه و الجنة حق و النار حق أدخله الله الجنة على ما كان من العمل »

(man chahida ‘an lâ ‘ilâha ‘il-la l-Lâhou waHdahou lâ charîka lah ; wa ‘anna MouHammadan `abdouhou wa raçôulouh ; wa ‘anna `Içâ `abdou l-Lâhi wa raçôulouh ; wa kalimatouhou ‘alqâhâ ’ilâ Maryama wa rôuHoun minh ; wa l-jannata Haqqoun wa n-nâra Haqq ; ‘adkhalahou l-Lâhou l-jannata `alâ mâ kâna mina l-`amal)

ce qui signifie : « Celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu Qui Lui seul n’a pas d’associé, que MouHammad est Son esclave et Son messager, que `Içâ est l’esclave de Dieu et Son messager, qu’il est la bonne nouvelle annoncée à Maryam, que son âme est honorée selon le jugement de Dieu, et que le paradis est une vérité et que l’enfer est une vérité, Dieu le fait entrer au paradis même s’il commettait les grands péchés ».

Ô Allâh, fais que nous persévérions sur la religion éminente de l’Islam. Fais-nous entrer au paradis avec les premiers à y entrer, les pieux, ô Toi le Seigneur des mondes.

Remarque: Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam veut dire que Dieu l’élève d’avantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle ; ainsi la langue arabe est riche et le mot Salla a plusieurs sens et ici il ne veut pas dire prier mais élever en degré.

Multiples miracles accordés à notre Maître `Îçâ `alayhi s-salâm

Lorsque notre maître `Îçâ le Messie `alayhi s-salâm eut trente ans, Allâh exempt de toute imperfection lui révéla d’appeler les gens à l’adoration de Allâh, gloire à Lui Qui a la perfection absolue et l’exemption de tout défaut. Il partit donc parcourir les contrées et traverser les villages, en appelant les gens à l’Islam en leur disant : « Adorez Allâh Lui Seul, ne Lui donnez aucun associé, et ayez pour croyance que je suis le Messager de Allâh envoyé pour vous. »

Au départ, parmi ceux qui avaient cru en lui, il y eut douze personnes, les apôtres, qu’on appelait Hawâriyyôun.

Voici ce qui a été rapporté, parmi les premiers miracles de notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm. Sa mère, la Noble dame Maryam l’avait confié pour accomplir différents travaux. Les derniers à qui elle le confia fut un groupe de teinturiers qui teignaient les habits en blanc et en couleur. L’artisan de notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm voulut un jour voyager. Il dit à `Îçâ `alayhi s-salâm : « J’ai beaucoup d’habits à teindre en différentes couleurs. Maintenant que je t’ai enseigné la teinture, tu vas teindre chacun d’entre eux avec la couleur que je t’ai indiquée. J’ai attaché un fil de la couleur voulue sur chacun de ces habits. »

Notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm fit donc chauffer un seul grand chaudron et il versa dedans plusieurs couleurs. Puis il mit tous les habits dans ce grand récipient en disant : « Soyez par la volonté de Allâh tels que je veux que vous soyez. » Or l’artisan revint de voyage alors que tous les habits étaient dans le même récipient. Lorsqu’il les vit, il s’étonna et lui dit : «  Tu les as gâchés ».

Alors notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm sortit un habit rouge, puis un habit jaune et un autre vert, et tous les autres de la couleur qui était inscrite sur chacun d’eux. L’artisan fut étonné et il sut que cela venait de la part de Allâh. C’est alors qu’il crut en `Îçâ `alayhi s-salâm. Il appela les gens à lui et ils crurent en lui. Cet artisan comptait parmi les apôtres qui aidaient notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm dans son appel à la religion agréée par Allâh exempt de toute imperfection.

Les miracles se succédèrent. Il passa un jour auprès d’un groupe qui pêchait le poisson, leur chef s’appelait Cham^ôûn. Notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm leur dit : « Que faites-vous ? » Ils lui dirent : « Nous pêchons le poisson. » Il leur dit : « Ne viendrez-vous pas avec moi pour pêcher les gens ? », « Mais qui est-tu donc ? » lui dirent-ils. Il leur répondit : « Je suis `Îçâ fils de Maryam, l’esclave de Allâh et son Messager. »

Ils lui demandèrent une preuve qui leur prouverait sa véracité en ce qu’il avait dit. Or Cha`môûn avait jeté son filet à l’eau cette nuit-là mais il n’avait rien pêché. Notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm lui ordonna de lancer son filet une autre fois. Et il invoqua Dieu exempt d’imperfection en L’implorant.

Quelques instants s’étaient à peine écoulés que déjà s’étaient rassemblés dans ce filet des poissons en une telle multitude qu’ils avaient presque déchiré ce filet. Ils demandèrent l’aide des gens d’un autre navire et ils remplirent les deux navires de ces poissons. C’est alors qu’ils crurent en lui et partirent avec lui. Ayant cru en `Îçâ `alayhi s-salâm, ils pêchaient désormais les gens et les guidaient à la religion de l’Islam. On les appelait les Hawâriyyôun en raison de leurs habits blancs et d’autres ont dit que c’était parce qu’ils étaient des partisans `Îçâ `alayhi s-salâm et ses aides, sincères dans leur amour pour lui, dans son obéissance et son service.

Les fils de Isrâ’îl n’étaient sans être au courant de ces miracles éclatants qui paraissaient aux mains de notre maître `Îçâ le Messie. Ils ressentirent cela comme si l’on retirait le tapis sous leurs pieds et comme une menace pour leur position et leur fonction. Combien de gens ont-ils égarés et éloignés du chemin de la vérité pour satisfaire à leurs bas desseins. Et voici notre maître `Îçâ, sûr, fort, avec les preuves et les arguments qui dévoilaient leurs secrets et qui propageaient entre les gens la réalité de leur bassesse. Ils s’étaient donc concertés entre eux pour le combattre où qu’il soit et le démentir où qu’il aille.

Un jour, sous l’effet de l’orgueil et de l’entêtement, il lui demandèrent de leur façonner des chauves-souris de terre et de les faire voler s’il était véridique en ce qu’il disait et en ce à quoi il appelait. Notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm se leva en se fiant à Allâh exempt d’imperfection, il prit de la terre glaise et en fit des chauves-souris puis il souffla dedans et ces chauves-souris s’envolèrent par la volonté de Allâh entre ciel et terre à la stupeur de l’assistance.

Ces chauves-souris cependant tombèrent mortes dés qu’elles avaient échappé à leurs regards. Ce miracle s’étant réalisé, les fils de Isrâ’îl en furent extrêmement irrités puisqu’ils avaient demandé des chauves-souris qui comptent parmi les plus surprenantes des créatures et parmi les volatiles qui ont une forme des plus parfaites.

Les femelles ont en effet des mamelles, des dents et des oreilles. Ce qui est étonnant chez ces volatiles, c’est qu’ils sont de chair et de sang, qu’ils volent sans plumes et qu’ils accouchent tout comme les animaux accouchent.

En effet, ils ne pondent pas d’œufs comme le reste des oiseaux. Ainsi ils ont des mamelles desquelles sort du lait et ils ne peuvent voir ni dans la lumière du jour, ni dans l’obscurité de la nuit. Ils ne peuvent voir que durant deux heures, une heure aprés le coucher du soleil et une heure aprés le lever de l’aube, ils rient tout comme l’être humain rit et sa femelle a des menstrues tout comme la femme. Le modelage de la terre glaise et le souffle furent de la part de notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm mais la création était de la part de Allâh, gloire à Lui Qui a la perfection absolue exempte de toute imperfection.

Parmi ses miracles `alayhi s-salâm, il guérissait l’aveugle de naissance et le lépreux par la volonté de Allâh. La lèpre est une maladie qui atteint la peau et qui se manifeste sous forme de blancheur recouvrant le corps par plaques de sorte que les gens évitent les lépreux.
Ces deux maladies ont été citées en particulier car c’était des maladies extrêmement difficiles à guérir.

Ce qui était le plus courant à l’époque de `Îçâ `alayhi s-salâm c’était la médecine. Allâh a manifesté sur les mains de `Îçâ `alayhi s-salâm un miracle dans le domaine qu’il maîtrisait le plus. `Îçâ `alayhi s-salâm faisait revivre les morts également par la volonté de Allâh au point que l’on a dit qu’il avait ressuscité quatre personnes par la volonté de Allâh et sa Toute Puissance.

Hizqil auparavant avait guéri huit personnes. C’était l’un des prophètes de Allâh d’entre les fils de Isrâ’îl tout comme `Îçâ `alayhi s-salâm faisait partie des fils de Isrâ’îl.

Parmi ceux que `Îçâ `alayhi s-salâm avait fait revivre par la volonté de Allâh, il y avait l’un de ses amis qui s’appelait ^Âzar.
En effet lorsqu’il était tombé malade sa sœur avait envoyé quelqu’un informer `Îçâ `alayhi s-salâm que `Azar agonisait. Il se mit en route pour se rendre chez lui mais il y avait entre eux une distance de trois jours de marche.

Lorsqu’il arriva, il l’avait trouvé déjà mort. Il vint auprès de sa tombe et invoquant Allâh Qui a la perfection absolue exempte de tout défaut, il dit : « Lève-toi par la volonté de Allâh ». `Azar se leva par la volonté de Allâh, il vécut et eut des enfants. Parmi ceux qui ont été ressuscités par la volonté de Allâh sur les mains de `Îçâ `alayhi s-salâm, il y a le fils de la vieille femme. On l’avait amené devant lui porté sur une civière.

`Îçâ `alayhi s-salâm fit des invocations pour lui, il se releva et descendit des épaules des gens, il remit ses habits puis il souleva la civière et retourna vers sa famille.
Il fit de même avec l’un des rois qui était porté en convoi funéraire. Il arriva à ce roi ce qui était arrivé au fils de la vieille femme. Seulement, les fils de Isrâ’îl furent jaloux lorsqu’ils virent cela et dirent par entêtement : « Tu ne peux ressusciter que ceux qui sont morts depuis peu de temps. Peut-être qu’en réalité ils n’étaient pas morts mais qu’ils étaient atteints d’un évanouissement ou d’un coma. Alors ressuscite pour nous Sâm le fils de NôuH »

Notre maître NôuH `alayhi s-salâm avait quatre fils, trois étaient entrés en Islam, ils étaient avec lui et furent sauvés avec lui dans l’arche. Il s’agit de Sâm, Hâm et Yâfith. Quant au quatrième fils, Can^an, il avait refusé d’être croyant et n’est pas monté sur l’arche avec son père et ses frères. Il est mort noyé.

`Îçâ `alayhi s-salâm leur dit alors : « Montrez-moi sa tombe. » `Îçâ `alayhi s-salâm s’était mis en route et les gens s’étaient déplacés avec lui jusqu’à parvenir à sa tombe. Il invoqua Allâh et Sâm sortit. Ceci eut lieu de 4000 ans aprés sa mort. Sâm se tourna et s’adressa aux gens en désignant notre maître `Îçâ `alayhi s-salâm le Messie : «  Croyez en lui c’est un Prophète. » Puis il revint comme il était, c’est à dire qu’il mourut.

Certains ont cru en `Îçâ `alayhi s-salâm et d’autres l’ont démenti en disant : « Ce n’est que de la magie. »

Au sujet de sa résurrection des morts par la volonté de Allâh, on rapporte que `Îçâ `alayhi s-salâm frappait de son bâton le mort, sa tombe ou son crâne et cet être humain revenait à la vie et parlait.

Parmi ses miracles `alayhi s-salâm, il informait son peuple de ce qu’ils mangeaient et de ce qu’ils cachaient comme provisions dans leurs maisons. Et ceci parce que lorsqu’il avait ressuscité pour eux les morts par la volonté de Allâh, ils lui avaient demandé un autre signe, et ils lui ont demandé : « Dis nous ce que nous mangeons chez nous et ce que nous cachons pour le lendemain. »

Il le leur avait appris. Il disait : « Ô toi untel, tu as mangé telle et telle chose et toi, tu as mangé telle et telle chose et tu as caché telle et telle chose. »
Depuis son enfance, il apprenait aux enfants, dans l’endroit où les enfants étudiaient, ce qu’ils avaient comme provisions. Ainsi, il arrivait qu’il dise aux petit garçon : « Vas, ta famille a mangé telle et telle chose et ils t’ont dissimulé telle chose dans tel endroit ».

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

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6 Comments

  1. Sunnite

    La date de naissance du Prophète `Içâ n’est pas confirmée. Si elle l’était, les musulmans la commémoreraient comme ils commémorent la naissance du Prophète MouHammad ainsi que le jour de `Achourâ’ pour remercier Dieu d’avoir sauvé Môuçâ de Pharaon. Les musulmans ne fêtent donc pas noël.

  2. Assane

    As-salamu alaykum.quel belle histoire des prophètes et hadiths. qu’Allah vous rétribue avec une belle rétribution.

  3. mamadou guiri

    Mes salutations à tout les frères musulmans, que Dieu nous garde en paix.

    je voudrais m’équiper des documents corans, hadiths et foie musulmans.
    INCHA ALLAH

  4. Florie

    je suis vraiment satisfaite du commentaire fait à propos de la naissance de Jésus fils de Maryam ; contrairement à ce que la chrétienté prône que ce dernier est le fils d’Allah, il est un prophète comme les autres qui ont adorés Allah , respecté et enseigné Ses enseignements au monde. Je sais qu’un musulman ne fête ni noël ni nouvel an, encore moins les anniversaires car les prophètes d’Allah ne l’ont pas fait, et ils n’ont même pas offert de cadeaux en cette période aux membres de leurs famille qui fêtent. Merci de toujours m’envoyer des rappels sur les enseignements du Saint Coran car je ne suis qu’une débutante.

  5. Habiba

    Barak Allah ou fikoum de nous faire paratger cela car cela est tres important et pour certain debutant comme moi cela nous aide beaucoup a nous cultiver sur notre magnifique religion.

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