A La fin de RamaDân

A La fin de RamaDân

بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

Bismi l-Lâhi r-RaHmâni r-RaHîm

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Louanges à Allâh Seigneur des mondes, que Allâh honore et élève davantage en degrés notre maître MouHammad et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

Esclaves de Allâh, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allâh, Al-`Aliyy, Al-`ADHîm, et d’œuvrer conformément à Sa Parole ta`âlâ :

 ﴿ وَتَزَوَّدُوا فَإِنَّ خَيْرَ الزَّادِ التَّقْوَى وَٱتَّقُونِ يَا أُولِي الأَلْبَابِ

(wa tazawwadôu fa’inna khayra zzadi t-taqwâ wa t-taqôuni yâ ‘ouli l-‘albâb)

 Ce qui signifie : «Prenez des provisions et certes la meilleure des provisions, c’est la piété. Et faites preuve de piété à Mon égard, ô vous qui êtes dotés de raison.» [Sôurat Al-Baqarah/ 197]

Mes frères croyants, il n’y a pas si longtemps nous accueillions ce mois béni. Et nous voici en train de jeûner ses derniers jours. Ô combien est rapide le passage des nuits et des jours ! Bonheur à celui qui a profité de RamaDân pour obéir à Allâh, Ar-Rahmân, et qui a réuni entre le bien du jeûne et le bien de la récitation du Qour’ân.

Esclaves de Allâh, à la fin de RamaDân nous faisons une halte pour tirer de la rapidité du passage des nuits et des jours, des leçons de morale et des exhortations. Allâh ta`âlâ dit :

﴿ وَهُوَ الَّذِي جَعَلَ اللَّيْلَ وَالنَّهارَ خِلْفَةً لِّمَنْ أَرَادَ أَنْ يَذَّكَّرَ أَوْ أَرادَ شُكُورًا

Ce qui signifie : « Il est Celui Qui a créé la nuit et le jour, l’un à la suite de l’autre pour celui qui veut se rappeler les grâces de Allâh et celui qui veut être reconnaissant envers Lui.»  [Sôurat Al-Fourqân/ 62]

La personne intelligente tire à partir de cela une leçon qui est la rapidité du passage de la vie. Elle remplit alors chaque instant qui passe par un bien en guise d’obéissance à son Seigneur par recherche de Son agrément, avant que ne vienne l’échéance de la vie. At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allâh a dit :

« الكَيِّسُ مَنْ دانَ نَفْسَهُ وعَمِلَ لِما بَعْدَ الْمَوْتِ والعاجِزُ مَنْ أَتْبَعَ نَفْسَهُ هَواها وتَمَنَّى عَلى اللهِ« 

(al-kayyiçou man dâna nafsahou wa `amila limâ ba`da l-mawt wa l-`âjizou man ‘atba`a nafsahôu hawâhâ wa tamannâ `ala l-Lâh)

 Ce qui signifie : «L’intelligent est celui qui se rend des comptes à soi-même et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. Quant au stupide, il est celui qui suit les passions de son âme tout en espérant de Dieu.»

Ce bas monde passe rapidement comme RamaDân est en train de passer. Le bas monde s’écoule avec ses plaisirs, ses désirs, sa fatigue, ses difficultés ; et les gens oublient cela. Mais, ils vont tout de même retrouver la rétribution correspondante à ce qu’ils ont accompli. S’ils ont œuvré en bien, ce sera un bien qu’ils vont trouver ; mais s’ils ont agi en mal, ils trouveront un mal.  Allâh, Lui Qui est exempt de toute imperfection et dont la Parole est parfaite, dit dans Sôurat AzZalzalah :

 ﴿ فَمَن يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًا يَرَهُ وَمَن يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ شَرًّا يَرَهُ

(faman `amila mithqâla dharratin khayran yarah ; wa man `amila mithqâla dharratin khayran yarah)

Ce qui signifie : «Celui qui accomplit ne serait-ce qu’un peu de bien, il le retrouvera ; et celui qui accomplit ne serait-ce qu’un peu de mal, il le retrouvera.» [Sôurat Al-Zalzalah/ 7 et 8]

             Ô vous les croyants, vous que Allâh a honorés par l’élan vers les actes d’obéissance, il convient de persévérer sur cela pour ce qui reste de ce mois béni et pour ce qui vient après. Le musulman a pour ordre d’obéir à son Seigneur à chaque instant jusqu’à ce qu’il arrive au Jugement de son Seigneur sur cet état-là.  À ce sujet, notre seigneur tabâraka wa ta`âlâ dit :

﴿ وَٱعْبُدْ رَبَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ اليَقِينُ

(wa `boud rabbaka Hattâ ya’tiyaka l-yaqîn)

 Ce qui signifie : « Persévère sur l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. »[Sôurat Al-Hijr/ 99]

Aussi, le Messager de Allâh a dit :

 « أَحَبُّ الأَعْمالِ إِلى اللهِ تَعَالى أَدْوَمُها وَإِنْ قَلَّ « 

(‘aHabbou l-‘a`mâli ‘ila l-Lâhi ta`âlâ ‘adwamouhâ wa ‘in qall)

 Ce qui signifie : «Les actes que Allâh agrée le plus sont ceux sur lesquels la personne persévère, même s’ils ne sont pas nombreux.» [Rapporté par Mouslim]

 Et parmi ce qui fait partie de la persévérance dans l’obéissance, il y a le jeûne des six jours de Chawwâl, en raison du grand mérite que cela comporte. En effet, le Messager de Allâh a dit :

 مَنْ صامَ رَمَضانَ ثُمَّ أَتْبَعَهُ سِتًّا مِنْ شَوّالٍ كانَ كَصِيَامِ الدَّهْرِ 

(man Sâma ramaDâna thoumma ‘atba`ahou sittan min chawwâlin kâna kaSiyâmi d-dahr)

 Ce qui signifie : «Celui qui jeûne le mois de RamaDân et fait suivre ce jeûne par six jours durant Chawwâl, il sera comme celui qui a jeûné toute l’année. » [Rapporté par Abôu Dâwôud ]

Donc, persévérez sur ce dont vous avez pris l’habitude de faire durant le mois de RamaDân, à savoir l’accomplissement des prières dans leurs temps en assemblée dans les Mosquées. Attachez-vous à ce que vous faisiez, à savoir : le fait d’assister aux assemblées de science, le fait d’avoir un bon comportement avec les gens, d’être patient avec eux. Il en est de même le fait d’entretenir les relations avec les proches parents, de partager la nourriture, de passer le salâm, de persévérer sur le qiyâm (prières surérogatoires la nuit) et de rester droits dans l’obéissance à votre Seigneur.

Saluez ce mois en sa fin de la même manière que vous l’avez accueilli : avec les invocations d’obéissance et avec l’adoration. Demandez à Allâh à ce qu’Il agrée votre jeûne ainsi que vos prières surérogatoires de nuit et à ce qu’Il vous affranchisse du feu de l’enfer. Aussi, demandez-Lui de vous accorder de larges subsistances, une bénédiction dans vos enfants et de vous accorder une grâce continue en ce qui concerne la sécurité et la Foi.

Mes bien-aimés, je vous rappelle le fait de donner la zakât de Al-fiTr. Elle est obligatoire pour celui qui a vécu la dernière partie de RamaDân et la première partie du mois de Chawwâl, c’est- à-dire pour quelqu’un qui était vivant lorsque le soleil du dernier jour de RamaDân s’est couché. Donc, la zakât de Al-fiTr n’est pas obligatoire pour un enfant qui naîtrait après le coucher du soleil [du dernier jour de RamaDân] par exemple.

Il est permis de donner la zakât de Al- fiTr durant le mois de RamaDân, même pendant la première nuit de RamaDân. Mais, la Sounnah est de la donner le jour de al-`Îd, avant la prière de al-`Îd. Il est interdit de la retarder sans excuse valable au-delà du coucher du soleil du jour de Al-`Îd.

Chers bien-aimés, le montant de la zakât de Al-fiTr, dans l’École châfi`iyy et mâlikiyy, sur toute personne sur laquelle on donne la zakât est un Sâ` de la nourriture de base la plus répandue du pays, et c’est le blé ici en France. Le Sâ` équivaut à quatre moudd, et le moudd est le plein de deux mains jointes d’un homme de taille moyenne.

Mais dans l’École Hanafiyy, il s’agit de la moitié d’un Sâ` de blé ou un Sâ` de dattes ou de raisins secs ou d’orge ou leur valeur, même avec de la monnaie-papier. Or, dans l’École Hanafiyy le Sâ`  équivaut à six moudd. Celui qui veut payer le montant, alors il convient qu’il prenne en considération ce qui a été cité dans l’École Hanafiyy. À savoir, que ce soit le blé, les dattes, les raisins secs ou l’orge ; dans chaque pays ce sera selon le prix. Si en France, celui-là a payé cinq euros, il aura donné au-delà du montant obligatoire pour le blé et il aura pris des précautions.

Il n’est pas valable de donner la zakât de Al-fiTr ni sur ses ascendants riches- comme son père- ni sur son enfant pubère, sauf avec leur autorisation. Il convient que l’on fasse attention à cela. En effet, beaucoup de gens ne font pas attention à ce jugement. Et c’est ainsi qu’ils donnent la zakât sur leur enfant pubère sans son autorisation. Dès lors, la zakât reste due par cet enfant pubère ; et il n’en est pas déchargé.

Sachez également que  Allâh vous a ordonné une chose importante qui consiste à faire des invocations en faveur de Son prophète honoré, par Sa Parole :

 ﴿ إِنَّ اللهَ وَملاَئِكَتَهُ يُصَلُّونَ عَلَى النَّبِيِّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ  ءَامَنُوا صَلُّوا عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا تَسْلِيماً ﴾

(‘inna l-Lâha wa malâ’ikatahôu youSallôuna `ala n-nabiyy yâ ‘ayyouha l-ladhîna ‘âmanôu Sallôu `alayhi wa sallimôu taslîma)

Ce qui signifie : «Certes, Allâh honore le Prophète. Et Ses anges font des invocations pour que Allâh honore le Prophète. Ô vous qui êtes croyants, faites des invocations pour que Allâh honore davantage le Prophète. » [Sôurat Al-‘AHzâb/ 56]

اللهم صلّ على سيّدنا محمّد وعلى آل سيّدنا محمّد كما صلّيت على سيّدنا إبراهيم وعلى آل سيّدنا إبراهيم وبارك على سيّدنا محمّد وعلى آل سيّدنا محمّد كما باركت على سيّدنا إبراهيم وعلى آل سيّدنا إبراهيم

 (Allâhoumma Salli `alâ sayyidinâ MouHammad wa `alâ ‘Âli sayyidinâ MouHammad kamâ Sallayta `alâ sayyidinâ ‘Ibrâhîm wa `alâ ‘Âli sayyidinâ ‘Ibrâhîm wa bârik `alâ sayyidinâ MouHammad wa `alâ ‘Âli sayyidinâ MouHammad kamâ bârakta `alâ sayyidinâ ‘Ibrâhîm wa `alâ ‘Âli sayyidinâ ‘Ibrâhîm ‘innaka Hamîdoun majîd)

 Allâh ta`âlâ dit :

 ﴿ يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُوا رَبَّكُمْ إِنَّ زَلْزَلَةَ السَّاعَةِ شَىْءٌ عَظِيمٌ (۱) يَوْمَ تَرَوْنَهَا تَذْهَلُ كُلُّ مُرْضِعَةٍ عَمَّا أَرْضَعَتْ وَتَضَعُ كُلُّ ذَاتِ حَمْلٍ حَمْلَهَا وَتَرَى النَّاسَ سُكَارَى وَمَا هُم بِسُكَارَى وَلَكِنَّ عَذَابَ اللهِ شَدِيدٌ

 (yâ ‘ayyouha n-nâçou t-taqôu rabbakoum ‘inna zalzalata s-sâ`ati chay’oun `aDHîm ; yawma tarawnahâ tadh-halou koullou mourDi`atin `ammâ ‘arDa`at wa taDa`ou koullou dhâti Hamlin Hamlahâ wa tara n-nâça soukârâ wa mâ houm biçoukârâ wa lâkinna `adhâba l-Lâhi chadîd)

Ce qui signifie : «Ô vous les gens, faites preuve de piété à l’égard de votre Seigneur. Certes le tremblement annonçant le jour du Jugement est quelque chose d’éminent. Ce jour- là, s’il y avait une femme qui allaitait, elle oublierait son nourrisson. Et s’il y avait une femme enceinte, elle accoucherait de son enfant. Et tu verrais des gens comme s’ils étaient ivres alors qu’ils ne le sont pas ; mais le châtiment de Allâh est terrible. »

[Sôurat Al-Hajj/ 1 et 2]

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