Rencontre du Prophète Môuçâ et Al-KhaDir

Rencontre du Prophète Môuçâ et Al-KhaDir
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Allâh avait sauvé les fils de ‘Isrâ’îl de Pharaon et de ses armées. Notre maître Môuçâ fit alors un discours qu’il adressa aux musulmans. Il les exhorta et leur rappela les bienfaits que Allâh leur avait accordés.

Un homme parmi les fils de ‘Isrâ’îl lui dit : « Ô Messager de Allâh, est-ce qu’il y a sur terre quelqu’un qui a plus de science que toi ? »

« Non » avait répondu Môuçâ. Or Allâh fit savoir à Môuçâ qu’il convenait plutôt de dire : « Allâh sait plus que moi s’il y a quelqu’un qui a plus de science que moi ou pas » et Allâh lui révéla : « Qu’en sais-tu à qui J’accorde la science ? Il y a au bord de la mer quelqu’un qui a plus de science que toi (sur des sujets spécifiques). C’est Mon esclave Al-KhaDir. »

La science que possédait Al-KhaDir était la connaissance du fond des choses, c’est-à-dire des choses qui ne sont pas visibles, parce que cela lui était révélé. La science que possédait Môuçâ était la connaissance des lois et de la jurisprudence, concernant ce qui est apparent dans les paroles et les actes des gens.

Al-KhaDir avait ainsi plus de science que Môuçâ dans des sujets bien particuliers et non dans l’absolu.

Lorsque Môuçâ l’apprit, il désira immédiatement le rencontrer tant il avait d’ardeur à rechercher la science et à quérir des connaissances qu’il n’avait pas. Il désirait ardemment rencontrer celui au sujet de qui on lui avait dit qu’il avait plus de science que lui (sur des sujets spécifiques).

Il y a en cela un signe important que le savant voyage pour demander et obtenir encore plus de science et qu’il profite de la rencontre des gens de mérite et des savants même s’ils se trouvent dans des terres éloignées. Telle est la conduite des vertueux grâce à laquelle les gens qui ont voyagé ont obtenu beaucoup de biens. Voir : L’Importance d’Apprendre l’Islam sur la Vraie Voie. Sciences Islamiques

Môuçâ demanda à Son seigneur de lui faire rencontrer cet homme. Allâh lui révéla : « Va vers la mer, tu trouveras au bord de l’eau, un poisson, prends-le et donne-le à ton aide – c’est-à-dire celui qui t’aide et qui t’accompagne – puis reste toujours au bord de l’eau. Lorsque tu auras oublié le poisson et qu’il t’aura échappé, c’est là que tu iras rencontrer cet esclave vertueux, celui que tu recherches. Ce sera au confluent des deux mers. »

Allâh ta`âlâ a fait savoir à Môuçâ l’état de Al-KhaDir mais Il ne lui a pas fait connaître l’endroit exact où il allait le rencontrer, ce qui augmenta encore en Môuçâ son souhait de le rencontrer.

Et il a dit : « Je vais aller jusqu’au confluent des deux mers – là où les deux mers se rencontrent pour en constituer une seule – et j’y resterai aussi longtemps que nécessaire pour rencontrer ce grand savant. »

C’était-là un avertissement de la part de Môuçâ `alayhi s-salâm, lui qui appelait à la vérité, à la science et à la connaissance. Il s’était préparé à supporter de grandes difficultés et une grande fatigue dans le voyage. Pour quelle raison ? Pour demander la science de la religion. Ceci est un avertissement pour celui qui veut apprendre. Même s’il voyage de l’orient à l’occident pour n’apprendre qu’une seule question de religion, cela en vaut la peine.

Môuçâ `alayhi s-salâm partit avec son aide appelé Yôucha` fils de Nôun `alayhima s-salâm. Il apprenait auprès de Môuçâ et l’accompagnait en étant à son service.

Ils prirent avec eux un poisson salé, conservé dans du sel et prêt à la consommation ainsi que du pain. C’était-là leurs provisions.

Lorsqu’ils arrivèrent au confluent des deux mers, il a été dit que ce sont les mers dites la mer Perse et la mer des Romains, ils firent halte à l’ombre d’un rocher dans un endroit proche de la mer. Ayant posé leurs têtes, ils s’étaient assoupis.

Dans ce rocher il y avait une source d’eau, il a été dit qu’elle s’appelle `Aynou l-Hayât – source de la vie – qui s’étend comme une petite cascade. Il n’y a pas une seule chose qui soit touchée par cette eau sans qu’elle devienne vivante par la volonté de Allâh.

L’eau de cette source toucha ce poisson qui était conservé dans du sel. Le poisson remua, s’agita et s’échappa du récipient dans lequel il se trouvait pour plonger dans l’eau. Ce qui est étonnant, c’est que le poisson avait déjà été entamé, une moitié avait déjà été mangée et l’autre était restée. Ce fut un miracle pour Môuçâ `alayhi s-salâm.

Il a été mentionné que les gens de cette région avaient vu après ce miracle une nouvelle espèce de poisson, de la descendance de ce poisson-là. On ne trouve sur l’une de ses faces que des arêtes avec rien d’autre qu’une peau très fine tandis que l’autre face est charnue. C’était-là un signe que ce poisson était revenu à la vie après que sa moitié avait été consommée. Cette caractéristique est restée dans sa descendance.

L’aide de Môuçâ, Yôucha` s’était réveillé et avait constaté que le poisson s’était échappé de son récipient. Il s’est dit : « Je ne vais pas réveiller le Messager de Allâh Môuçâ maintenant. Je le lui dirai quand il s’éveillera. » Mais quand Môuçâ s’éveilla, son aide oublia de lui en parler et de lui dire que le poisson s’était échappé. Môuçâ de son côté avait oublié d’interroger son aide s’il avait vu quelque chose d’étonnant.

Ils poursuivirent leur route le restant de la journée et la nuit  sans ressentir ni faim ni fatigue. Le lendemain, après avoir marché une longue distance Môuçâ dit à son aide : « Sers-nous enfin de ce repas, nous sommes fatigués de ce voyage. » En effet, Môuçâ n’avait ressenti la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit que Allâh lui avait ordonné d’atteindre.

C’est alors que Yôucha` informa Môuçâ de l’incident. Ayant senti l’imminence de la rencontre avec Al-KhaDir, Môuçâ répondit : « Voilà ce que nous voulions » c’est-à-dire nous voulions arriver là où nous devions perdre le poisson.

Ils rebroussèrent chemin et virent les traces qu’avait laissées le poisson dans l’eau puisqu’il y avait comme une tranchée de pierre. Ils la suivirent jusqu’à arriver au rocher auprès duquel ils s’étaient assoupis.

C’est là-bas que Môuçâ `alayhi s-salâm rencontra notre maître Al-KhaDir sur un tapis vert, un vêtement vert sur le dos, à la surface de l’eau.

Môuçâ lui dit : « As-salâmou `alaykoum » et Al-KhaDir qui avait découvert son visage lui répondit « wa `alaykoumou s-salâm, y a-t-il une paix sur ma terre ?! » les gens de cette région en effet n’étaient pas musulmans.

Puis Al-KhaDir demanda à Môuçâ : « Qui es-tu ? » « Je suis Môuçâ », dit-il. « Môuçâ des fils de ‘Isrâ’îl ? » « Oui, comment le sais-tu ? »

« Celui Qui me l’a fait savoir est Celui Qui t’a fait connaître mon existence. N’avais-tu pas chez les fils de ‘Isrâ’îl suffisamment de quoi faire pour ne pas voyager afin d’arriver jusqu’à moi ?! »

« Si, avait répondu Môuçâ, mais j’ai reçu l’ordre de venir à toi pour que tu m’enseignes un peu de ce que tu sais. »

« Cela ne te suffit pas, Môuçâ, lui répondit Al-KhaDir, d’avoir la Tawrât et de recevoir la révélation ?

J’ai certes une science que Allâh m’a accordée et que tu n’as pas alors que tu as une science que Allâh t’a accordée mais que je ne connais pas. »

Môuçâ `alayhi s-salâm s’était adressé à lui avec douceur et avec de belles paroles de politesse et de modestie en lui disant : « Est-ce que tu m’accorderais, ô toi esclave vertueux, de me donner une part de tes connaissances ? Je te suivrai, je m’attacherai à ce que tu m’ordonneras et j’éviterai ce que tu m’interdiras. »

Al-KhaDir reçut l’inspiration que Môuçâ n’allait pas patienter pour se taire lorsqu’il verrait quelque chose de blâmable.

« Tu ne vas pas pouvoir patienter avec moi, dit-il à Môuçâ, et si tu me tiens compagnie, tu vas voir des choses étranges et étonnantes. »

Môuçâ qui insistait pour apprendre la science et qui aspirait à la connaissance lui dit : « Tu verras, si Allâh veut, je serai patient et je ne te désobéirai pas. »

« Si tu me tiens compagnie, lui dit Al-KhaDir, je veux prendre l’engagement de ta part de ne pas poser de questions jusqu’à la fin du voyage. Après quoi je t’expliquerai tout ce que tu voudras et je te donnerai satisfaction. »

Môuçâ renvoya son aide vers les fils de ‘Isrâ’îl et partit avec Al-KhaDir, marchand au bord de la mer…

Allâh tabâraka wa ta`âlâ dit dans le Qour’ân honoré :

﴿ فَوَجَدَا عَبْدًا مِّنْ عِبَادِنَا آتَيْنَاهُ رَ‌حْمَةً مِّنْ عِندِنَا وَعَلَّمْنَاهُ مِن لَّدُنَّا عِلْمًا ﴿٦٥﴾ قَالَ لَهُ مُوسَىٰ هَلْ أَتَّبِعُكَ عَلَىٰ أَن تُعَلِّمَنِ مِمَّا عُلِّمْتَ رُ‌شْدًا ﴿٦٦﴾ قَالَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرً‌ا ﴿٦٧﴾ وَكَيْفَ تَصْبِرُ‌ عَلَىٰ مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرً‌ا ﴿٦٨﴾ ﴾

(fawajadâ `abdan min `ibâdinâ ‘âtaynâhou raHmatan min `indinâ wa `allamanâhou min ladounnâ `ilmâ ; qâla lahou Môuçâ hal ‘attabi`ouka `alâ ‘an tou`allimani mimmâ `oullimta rouchdâ ; qâla ‘innaka lan tastaTi`a ma`iya Sabrâ)

ce qui signifie : « Ils trouvèrent un de Nos esclaves pieux, à qui Nous avions accordé une miséricorde de Notre part et à qui Nous avions enseigné une science de Notre part. Môuçâ lui dit : pourrai-je t’accompagner afin que tu m’enseignes de ce que tu as appris ? l’homme lui répondit : Tu ne pourras pas faire preuve de patience en ma compagnie ! » [sôurat al-Kahf].

Lorsqu’il rencontra Al-KhaDir `alayhi s-Salâm lui aussi prophète de Allâh, Môuçâ `alayhi s-Salâm malgré son plus haut degré, demanda à Al-KhâDir « M’autorises-tu, Ô serviteur vertueux, à profiter de ta science, à te suivre et à obéir à ton ordre et à ton interdiction ? Al-KhaDir ayant été inspiré que Môuçâ ne pourrait pas s’empêcher de parler s’il voyait quelque chose qu’il déteste, répondit à Môuçâ : « Tu ne pourras pas patienter avec moi ; néanmoins si tu m’accompagnes, tu verras des choses étonnantes et des faits surprenants ! » Môuçâ qui tenait à quérir la science et qui aspirait à davantage de connaissance lui répondit :

﴿ قَالَ سَتَجِدُنِي إِن شَاءَ اللَّـهُ صَابِرً‌ا وَلَا أَعْصِي لَكَ أَمْرً‌ا ﴾

(qâla satajidounî ‘in châ’a l-Lâhou Sâbiran wa lâ ‘a`Sî laka ‘amrâ)

ce qui signifie : « Il lui dit : Si Allâh veut, tu me trouveras patient et je ne te désobéirai à aucun de tes ordres » [sôurat al-Kahf ‘âyah 69]. Al-KhaDir lui dit alors :

﴿ قَالَ فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلَا تَسْأَلْنِي عَن شَيْءٍ حَتَّىٰ أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرً‌ا ﴾

Ce qui signifie : « Tu ne m’accompagneras que si tu t’engages à ne pas m’interroger sur quoique ce soit avant que je ne lève moi-même cette condition et que le voyage ne prenne fin. Ensuite, je t’expliquerai les choses à propos desquelles tu t’interrogeais et je te donnerai satisfaction ! », [sôurat al-Kahf ‘âyah 69].

Le Seigneur, qu’Il soit glorifié, dit dans la révélation parfaite :

﴿ فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا رَ‌كِبَا فِي السَّفِينَةِ خَرَ‌قَهَا ﴾

(fanTalaqâ Hattâ ‘idhâ rakibâ fi s-safînati kharaqahâ)

ce qui signifie : « Ils prirent le départ et lorsqu’ils se retrouvèrent sur le navire, il en retira quelques planches » [sôurat al-Kahf ‘âyah 71]. Tandis qu’ils étaient à bord du navire, Môuçâ eut la surprise de voir Al-KhaDir prendre deux planches de bois du bateau et les enlever. Môuçâ a dit ce dont Allâh nous informe dans le Qour’ân :

﴿قَالَ أَخَرَ‌قْتَهَا لِتُغْرِ‌قَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرً‌ا قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرً‌ا﴾

(qâla ‘akharaqtahâ litoughriqa ‘ahlahâ ; laqad ji’ta chay’an ‘imrâ ; qâla ‘alam ‘aqoul ‘innaka lan tastaTi`a ma`iya Sabrâ)

ce qui signifie : « Il lui dit : as-tu enlevé quelques planches afin de noyer les personnes à bord ?! … Il lui répondit : Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?! » [sôurat al-Kahf ‘âyah 71-72]. Al-KhaDir lui rappela alors sa condition et l’engagement pris. Môuçâ s’en rappela et lui dit : « Ne m’en veux pas ! …».

Alors qu’ils étaient à bord du navire, un oiseau se posa sur le bord et plongea son bec dans l’eau. Al-KhaDir dit à Môuçâ ce qui signifie : « Nous ne savons de ce que Allah sait que la petite part que Allah nous a donnée. La part qu’Il nous a donnée en comparaison de ce qu’Il ne nous a pas donné est semblable à la quantité d’eau que cet oiseau a pris en son bec ».

Lorsque le navire pût traverser sans que personne ne se noie, Al-KhaDir `alayhi s-salâm passa sa main à l’emplacement des deux planches arrachées c’est alors que celles-ci redevinrent telles qu’elles étaient auparavant, par la volonté de Allâh.

Après avoir quitté le navire, ils poursuivirent leur chemin. Ils trouvèrent des jeunes en train de jouer. Al-KhaDir prit l’un d’eux ? Celui-ci était un mécréant, un voleur, un brigand de grand chemin. Il semait la corruption et jurait à ses parents qu’il ne faisait rien du tout. Al-KhaDir l’emmena au loin, l’allongea à terre et le tua, tout comme Allah le rapporte dans sôurat Al-Kahf :

﴿فَانطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا لَقِيَا غُلَامًا فَقَتَلَهُ قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ‌ نَفْسٍ لَّقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُّكْرً‌ا﴾

(fanTalqâ Hattâ ‘idhâ laqiyâ ghoulâman faqatalahou qâla ‘aqatalta nafsan zakiyyatan bighayri nafsin laqad ji’ta chay’an noukrâ ; qâla ‘alam ‘aqoul laka ‘innaka lan tastaTi`a ma`iya Sabrâ)

ce qui signifie : « Ils repartirent et lorsqu’ils rencontrèrent un garçon, il le tua. Il (Môuçâ) lui demanda : Comment peux tu tuer une âme innocente sans légitimité du Talion ?! … Il lui répondit : Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?! » [sôurat al-Kahf ‘âyah 74-75].

Môuçâ et Al-KhaDir `alayhima s-Salâm poursuivirent leur chemin et arrivèrent dans un village dont les habitants étaient avares et mesquins. Ils passèrent parmi les gens et leur demandèrent un peu de nourriture mais personne dans le village ne leur offrit quoi que ce soit. Pire encore, ces gens les rabrouèrent de manière irrespectueuse. Ils quittèrent le village, affamés. Avant d’en franchir les limites, ils virent un mur qui tombait en ruine et risquait de s’effondrer. Al-KhaDir le redressa grâce à un miracle qui lui fut accordé. Il passa la main sur le mur et celui se remit totalement en place. Môuçâ lui dit : « Quelle étrange chose ! Si tu le voulais, tu pourrais demander à ces gens qui ont si mal agi envers nous, un salaire en contrepartie de ce service rendu, un salaire qui puisse nous épargner cette faim ». Al-KhaDir a dit à Môuçâ ce que Allâh ta`âlâ dit dans le Qour’ân honoré  :

﴿ قَالَ هَـٰذَا فِرَ‌اقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ ۚ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِع عَّلَيْهِ صَبْرً‌ا ﴾

(qâla hâdhâ firâqou bayni wa baynika sa’ounabbi’ouka bita’wîli mâ lam tastaTi` `alayhi Sabrâ)

ce qui signifie : « Il dit : Ceci est la cause de notre séparation entre nous. Je vais t’expliquer le sens des choses pour lesquelles tu n’as pas pu patienter » [sôurat al-Kahf ‘âyah 78].

﴿ وَأَمَّا الْغُلَامُ فَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ فَخَشِينَا أَن يُرْ‌هِقَهُمَا طُغْيَانًا وَكُفْرً‌ا ﴿٨٠﴾ فَأَرَ‌دْنَا أَن يُبْدِلَهُمَا رَ‌بُّهُمَا خَيْرً‌ا مِّنْهُ زَكَاةً وَأَقْرَ‌بَ رُ‌حْمًا ﴿٨١﴾ وَأَمَّا الْجِدَارُ‌ فَكَانَ لِغُلَامَيْنِ يَتِيمَيْنِ فِي الْمَدِينَةِ وَكَانَ تَحْتَهُ كَنزٌ لَّهُمَا وَكَانَ أَبُوهُمَا صَالِحًا فَأَرَ‌ادَ رَ‌بُّكَ أَن يَبْلُغَا أَشُدَّهُمَا وَيَسْتَخْرِ‌جَا كَنزَهُمَا رَ‌حْمَةً مِّن رَّ‌بِّكَ ۚ ﴾

« Pour ce qui est du navire dont j’ai enlevé quelques planches, il appartient à de pauvres gens qui travaillent avec. Ils en tirent leur subsistance. Leur roi est un roi tyrannique qui prend de force tout navire en bon état traversant les eaux de son royaume cependant ce roi laisse les embarcations qui présentent un défaut » al-KhaDir avait donc fait en sorte que ce navire-là comporte un défaut ; ainsi, lorsque les serviteurs du roi vinrent, ils ne le prirent pas à cause de ce défaut. Al-KhaDir a par la suite réparé l’embarcation et le navire put ainsi rester dans les mains de ses propriétaires.

Quant au jeune que Al-KhaDir avait tué, il était mécréant alors que ses parents étaient croyants. Ils le chérissaient. Al-KhaDir a dit : Je n’ai pas voulu que leur amour pour lui les mènent à le suivre dans sa mécréance. Allâh m’a ordonné de le tuer en raison de ce qu’il serait advenu de lui : En effet, s’il était resté en vie, il aurait épuisé ses parents par sa mécréance, Allâh fait de Ses créatures ce qu’Il veut, Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait (voir : Croire en la Prédestination). Quant au troisième cas, c’est ce qui est arrivé avec le mur. Il appartenait à deux jeunes enfants orphelins de ce village. Sous le mur se trouvait un trésor qui leur revenait de droit à tous deux. Le mur était sur le point de tomber. S’il était tombé, le trésor aurait été perdu pour eux, Allâh a voulu le conserver pour ces deux orphelins afin de maintenir leur droit.

Al-KhaDir a dit par la suite ce que Allâh nous apprend dans sôurat Al-Kahf :

﴿ وَمَا فَعَلْتُهُ عَنْ أَمْرِ‌ي ۚ ذَٰلِكَ تَأْوِيلُ مَا لَمْ تَسْطِع عَّلَيْهِ صَبْرً‌ا ﴾

(wa mâ fa`altouhou `an ’ amrî ; dhâlika ta’wîlou mâ lam tasTi` `alayhi Sabrâ)

Ce qui signifie :« Je n’ai pas fait cela de mon propre chef; voilà la signification des choses pour lesquelles tu n’as pas pu patienter » [Al-Kahf ‘âyah 82]. Sur cette ‘âyah se sont basés les savants pour dire que al-KhaDir est un prophète. D’autres savants ont dit que c’est un saint, waliyy.

Ô Allâh, accorde-nous des bienfaits par le degré des prophètes, des saints et des vertueux, Ô Toi le Seigneur des mondes.

Parmi les récits qui indiquent l’éminence de la bienfaisance envers la mère, il y a l’histoire d’un vertueux, connu sous le nom de Bilâl Al-KhawwâS, qui a dit : « Un jour, je me trouvais dans la région désertique surnommée tîh banî ‘Isrâ’îl. [Il s’agit de l’endroit où les gens du peuple de Mouçâ ont erré pendant 40 ans, lorsqu’ils lui ont désobéi]. J’ai suivi un homme qui marchait à mes côtés, j’ai été inspiré qu’il s’agissait de Al-KhaDir. Je l’ai interrogé au sujet de Mâlik. Il a répondu : “ C’est l’imâm des imâms ! ”. Puis, je l’ai interrogé au sujet de Ach-Châfi`iyy, il a dit : “ C’est quelqu’un qui fait partie des ‘Abdâl !”. [Ce terme est  le pluriel de Badal ; c’est un degré très élevé dans la sainteté. Il s’agit d’un ensemble de saints vertueux. Chaque fois que l’un d’entre eux meurt, Allâh le remplace par un autre ; ainsi ils sont toujours au nombre de quarante, et la terre en contient en permanence ce nombre. Les ‘Abdâl font partie des plus grands parmi les saints.]

Ensuite, je l’ai interrogé au sujet de AHmad Ibnou Hanbal, il a répondu : “ C’est un Siddîq ! ».[Il s’agit du plus haut rang dans la sainteté et celui qui a le plus haut degré dans ce rang-là c’est Abôu Bakr]

Je l’ai interrogé ensuite au sujet de Bichr Al-Hâfi, il a répondu :“Il n’y aura pas quelqu’un qui viendra après lui et qui soit comme lui ! ” Je lui ai dit :“Par Allâh, qui es-tu ? ” , il a répondu : “ Al-KhaDir”. Je lui ai demandé la raison pour laquelle j’ai pu le voir, il a répondu : “ Parce que tu es bienfaisant envers ta mère ! ”

C’est-à-dire que si Bilâl Al-KhawwâS a mérité de voir Al-KhaDir, c’est parce qu’il agit avec bienfaisance envers sa mère. Voir : La Bienfaisance envers les Parents

L’imam an-Nawawiyy a dit dans le commentaire du SaHîH de Mouslim ce qui signifie : « L’ensemble des savants sont sur l’avis qu’il (al-KhaDir) est vivant et il est parmis nous et ceci fait l’accord des gens vertueux et des soufiyy véridiques  et leurs récits au sujet de sa rencontre et du fait d’apprendre de lui dans de nombreux lieux, sont nombreux pour être dénombrés ».

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

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