Remercier Dieu pour Ses Bienfaits

Remercier Dieu pour Ses Bienfaits

بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

Je commence en citant le nom de Allâh, Ar-RaHmân, Celui Qui accorde beaucoup de miséricordes aux croyants et aux non croyants dans le bas monde mais uniquement aux croyants dans l’au-delà, Ar-RaHîm, Celui Qui accorde beaucoup de miséricordes aux croyants

La louange est à Allâh le Seigneur des mondes, que davantage d’honneur et d’élévation en degrés soient accordés à notre maître MouHammad ainsi que la préservation de sa communauté de ce que le Messager de Allâh craint pour elle.

 

Le Discours de Vendredi : Les bienfaits apparents et non-apparents de Dieu

La louange est à Allâh, le Seigneur des mondes, Il nous a fait grâce de cette religion, Il nous a inspiré la foi en Lui et la certitude, Il nous a fait grâce de la bonne santé, de l’argent et des enfants, nous Le remercions ta`âlâ pour ces bienfaits et nous utilisons Ses bienfaits pour Le remercier. Nous demandons que Allâh nous préserve du mal de nos âmes et de nos mauvaises œuvres, celui que Allâh guide, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu , qu’Il est le seul Dieu et qu’Il n’a pas d’associé, Lui Qui n’a pas de début à Son existence et Qui n’a pas de fin à Son existence, Lui Qui est Adh–Dhâhir, rien n’est donc au-dessus de Lui, et Qui est Al-BâTin, rien n’est donc en-dessous de Lui, Lui Qui existe de toute éternité avant le temps et l’endroit, Qui a créé l’endroit et a fait s’écouler le temps, Qui ne change donc pas de ce qu’Il est de toute éternité, Il existe ainsi sans endroit et le temps ne s’écoule pas sur Lui.

Je témoigne que notre maître et notre éminence, notre guide et notre modèle, la cause de notre joie, MouHammad, est l’esclave de Dieu et Son Messager, celui qu’Il a élu et qu’Il agrée le plus, celui qui veillait les nuits pour remercier son Seigneur pour les bienfaits qu’Il lui a accordés, alors que Dieu lui pardonne tout [petit] péché passé ou à venir qu’il aurait pu faire. Il est celui qui dit :

(( أفلا أكونُ عَبدًا شَكورًا ))

(afalâ akôunou `abdan chakôurâ) ce qui signifie : « Ne serais-je donc pas un esclave qui remercie ? »

Que Allâh honore donc et élève davantage en degré notre maître MouHammad, le Prophète qui ne lisait pas et n’écrivait pas, ainsi que tous ses frères prophètes et envoyés et qu’Il les apaise quant au sort de leurs communautés.

Après cette introduction, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allâh, Al-`Aliyy Al-Qadîr, de persévérer sur la religion éminente qu’Il agrée et d’œuvrer conformément au Qour’ân honoré et à la Sounnah du Prophète, que lui soient destinées les meilleures invocations d’élévation en degré et les plus complètes demandes de préservation de sa communauté.

Allâh ta`âlâ dit dans le Qour’ân honoré :

﴿ وَإِنْ تَعُدُّوا نِعْمَةَ اللهِ لَا تُحْصُوهَا إِنَّ اللهَ لَغَفُورٌ رَحِيمٌ ﴾

 (wa in ta`ouddôu ni`mata l-Lâhi lâ touHSôuhâ inna l-Lâha laghafôuroun RaHîm) [sôurat An-NaHl/18]

ce qui signifie « Si vous énumériez les bienfaits de Allâh, vous ne pourriez pas les compter, certes Allâh est Celui Qui accorde beaucoup de pardon, Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants. »

Il convient que nous remerciions Allâh pour les bienfaits dont Il nous a fait grâce et dont nul autre que Lui ne sait le nombre.

Ces bienfaits, esclaves de Dieu sont de deux sortes : les bienfaits apparents et les bienfaits cachés, tout comme Allâh dit :

﴿ وَأَسْبَغَ عَلَيْكُمْ نِعَمَهُ ظَاهِرَةً وَبَاطِنَةً ﴾

 (wa asbagha `alaykoum ni`amahou DHâhiratan wa bâTinatan) [sôurat Louqmân/20]

ce qui signifie « Il vous a accordé énormément de bienfaits, certains apparents, certains cachés. »

Il est rapporté d’un des savants dans le tafsîr qu’il a fait de ce verset, que les bienfaits apparents sont ce que l’on voit de ses yeux chez les gens, comme la richesse, le pouvoir, la beauté, l’accomplissement des actes de bien. Et les bienfaits cachés sont les bienfaits que l’on trouve en soi-même, comme la connaissance de Dieu, la bonne certitude, mais aussi toutes les épreuves que Allâh ta`âlâ repousse de Ses esclaves.

Parmi les bienfaits de la première catégorie, ceux qui sont apparents, il y a la bonne santé, la descendance, l’argent, l’honneur, mais aussi les fleuves, la pluie, les récoltes, le bétail, l’eau fraîche et bien d’autres choses. Il est un devoir, pour celui qui est responsable, de remercier Allâh pour ces bienfaits. Le remerciement de Allâh, a lieu en s’abstenant d’utiliser les bienfaits de Allâh dans la désobéissance à Allâh et en s’abstenant de mécroire en Lui et en Ses Messagers. Quelqu’un qui s’acquitte du remerciement de cette manière-là, c’est un esclave qui remercie son Seigneur.

Quant à celui qui remercie Allâh par sa langue mille fois, mais qui utilise les bienfaits de Allâh dans la désobéissance à Allâh, il n’aura pas remercié son Seigneur tout comme il se doit.

Sachez qu’au Jour du jugement, nous serons interrogés. Il est rapporté dans le Hadîth de Abôu Barzah Al-Aslamiyy que le Messager de Allâh a dit :

(( لا تَزُولُ قَدَمَا عَبْدٍ يَوْمَ القِيامَةِ حَتَّى يُسْأَلَ عَنْ عُمُرِهِ فِيمَ أَفْناهُ وعَنْ عِلْمِهِ فِيمَ فَعَلَ وعَنْ مالِهِ مِنْ أَيْنَ اكْتَسَبَهُ وفِيمَ أَنْفَقَهُ وعَنْ جِسْمِهِ فِيمَ أَبْلاهُ ))

 (lâ tazôulou qadamâ `abdin yawma l-qiyâmati Hattâ yous’ala `an `oumourihi fîma afnâh wa `an `ilmihi fîma fa`al wa `an mâlihi min ayna ktasabahou wa fîma anfaqah wa `an jismihi fîma ablâh) [rapporté par At-Tirmidhiyy dans ses Sounan, qui l’a jugé SaHiH]

ce qui signifie : « L’esclave ne quittera pas sa position au Jour du jugement avant d’avoir été interrogé à propos de sa vie, à quoi il l’a passée ; à propos de sa science, ce qu’il en a fait ;à propos de son argent, d’où il l’a acquis et dans quoi il l’a dépensé ; à propos de son corps, en quoi il l’a utilisé. »

D’après Abôu Hourayrah, que Allâh l’agrée, le Messager de Allâh a dit :

(( أوّلُ ما يُحاسَبُ به العبدُ يَومَ القِيامةِ أن يُقالَ لهُ ألمْ أُصِحَّ لكَ جِسْمَكَ وأرْوِكَ مِنَ الماءِ البارِد ))

(awwalou mâ youHâsabou bihi l-`abdou yawma l-qiyâmati an youqâla lahou alam ouSiHHa laka jismak, wa arwika mina l-mâ’i l-bârid) [rapporté par Al-Hâkim dans Al-Moustadrak, qui l’a jugé SaHiH]

ce qui signifie : « La première des choses à propos de laquelle l’esclave sera interrogé au Jour du jugement c’est qu’il lui sera dit : n’est-ce pas que Je t’ai donné un corps en bonne santé ? N’est-ce pas que Je t’ai donné de l’eau fraîche à boire ? »

Alors demande des comptes à ta personne, mon frère en Islam, et réfléchis bien si tu t’es acquitté du remerciement pour ces bienfaits comme il se doit.

Parmi les bienfaits cachés,  il y a le bienfait éminent, auquel nul autre bienfait n’équivaut, à savoir la foi en Dieu et ce qui s’en suit comme soumission à Dieu, comme amour des vertueux, comme bonne certitude, comme amour de la science et ce qui est de cet ordre.

La foi en Allâh et en Son Messager, c’est le capital du musulman, c’est le plus éminent, le meilleur et le plus haut des bienfaits qui soient accordés à l’être humain.

Celui à qui le bas monde a été accordé mais à qui la foi ne l’a pas été, c’est comme si rien ne lui avait été accordé. Et celui à qui la foi a été accordée sans que rien de ce bas monde ne lui soit accordé, c’est comme s’il n’avait été privé de rien.

Ainsi, d’après `Abdou l-Lâh Ibnou Mas`oud, le Messager de Allâh Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit :

(( إنّ اللهَ يُعطي الدنيا مَن يُحبُّ ومَن لا يُحبُّ ولا يعطي الدينَ إلَّا لِمَن أَحَبَّ ))

(inna l-Lâha `azza wa jalla you`Tî d-dounyâ man youHibbou wa man lâ youHibbou wa lâ you`Tî d-dîn illâ liman aHabb) [rapporté par l’Imâm AHmad dans son Mousnad]

ce qui signifie : « Certes Allâh `azza wa jall accorde le bas monde à qui Il agrée et à qui Il n’agrée pas et Il n’accorde la religion qu’à celui qu’Il agrée. »

Et parmi les bienfaits qui sont une manifestation du bienfait de la foi et qui apparaissent à travers les organes de la personne, il y a l’accomplissement des devoirs et l’abandon des péchés et le rajout des actes surérogatoires.

Le bienfait de la foi est caché mais ses conséquences transparaissent sur les organes et les membres.

La foi est une condition pour l’acceptation des bonnes œuvres. Ainsi d’après `A’ichah, que Allâh l’agrée, elle a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allâh, Ibnou Joud`ân vivait dans la jahiliyyah, il entretenait les relations avec ses proches parents et donnait à manger aux pauvres, est-ce que cela lui sera profitable ? » il a dit :

(( لا يَنفَعُهُ إنّهُ لم يقُلْ يومًا رَبِّ اغفِرْ لي خطيئَتي يومَ الدين ))

(lâ yanfa`ouhou innahou lam yaqoul yawman Rabbi ghfir lî khaTî’atî yawma d-dîn) [rapporté par Mouslim dans son SaHiH]

ce qui signifie : « Cela ne lui sera pas profitable car il n’a jamais dit un jour : Seigneur pardonne-moi mon péché au Jour du jugement » c’est-à-dire qu’il n’est pas mort sur la foi, il n’avait pas connu Allâh ta`âlâ et n’avait pas cru à la résurrection après la mort.

Celui qui meurt sans être musulman viendra au Jour du jugement sans avoir aucune bonne action, car il n’a pas connu Allâh et n’a pas cru en Lui.

Quant au musulman qui n’a pas remercié Allâh pour Ses bienfaits et qui est mort en faisant partie des grands pécheurs, Il est sous la volonté de Allâh : s’Il veut, Il le châtie et s’Il veut, Il lui pardonne.

Quant à celui à qui Allâh a accordé la force d’obéissance et qui a remercié Allâh pour Ses bienfaits, apparents et cachés, en se soumettant à l’ordre de Allâh de sorte à accomplir les devoirs, se garder des péchés et utiliser les bienfaits de Allâh dans l’obéissance à son Seigneur, sa rétribution sera dans l’au-delà la félicité éternelle qui ne prendra jamais fin et ne s’interrompra jamais.

Allâh ta`âlâ dit :

﴿ إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ أُولَئِكَ هُمْ خَيْرُ الْبَرِيَّةِ (7) جَزَاؤُهُمْ عِنْدَ رَبِّهِمْ جَنَّاتُ عَدْنٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الْأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا أَبَدًا رَضِيَ اللهُ عَنْهُمْ وَرَضُوا عَنْهُ ذَلِكَ لِمَنْ خَشِيَ رَبَّهُ (8) ﴾

(inna l-ladhîna âmanôu wa `amilôu S–SâliHâti ôulâ’ika houm khayrou l-bariyyah jazâ’ouhoum `inda Rabbihim jannâtou `adnin tajrî min taHtihâ l-‘anhâr khâlidîna fîhâ abadâ raDiya l-Lâhou `anhoum wa raDôu `anh dhâlika liman khachiya Rabbah) [sôurat Al-Bayyinah/7-8]

ce qui signifie : « Certes ceux qui ont été croyants et qui ont accompli les bonnes œuvres, ceux-là sont les meilleures des créatures, leur rétribution de la part de leur Seigneur ce sont des jardins d’Éden, dans lesquels coulent des fleuves, ils y resteront éternellement, Allâh les a agréés et ils se sont satisfaits de Dieu, ceci est réservé à ceux qui craignent leur Seigneur. »

Ces gens-là seront les plus heureuses des créatures, car Allâh ta`âlâ les a agréés tout comme ils se sont satisfaits de Lui.

Et l’agrément de Allâh est l’un de Ses attributs, ce n’est pas comme l’agrément d’une des créatures. L’agrément de Allâh signifie la volonté de faire grâce et d’accorder des bienfaits.

Quant à la satisfaction des esclaves de leur Seigneur, c’est en raison de leur croyance en Lui, ils se sont soumis à Sa prédestination, ils ont abandonné toute objection contre Lui dans quoi que ce soit qui puisse leur arriver, ils ont au contraire patienté, en accomplissant les devoirs, en abandonnant les péchés, ils se sont abstenus d’utiliser les bienfaits de Allâh dans Sa désobéissance, ils ont patienté face aux épreuves qu’ils ont subies, leur rétribution est que Allâh les a agréés, bonheur à eux, bonheur à eux !

Nous demandons à Allâh qu’Il nous accorde une fin heureuse, qu’Il nous accorde de gagner le Paradis, d’être préservé de l’enfer et de venir à Son jugement alors qu’Il nous agrée.

Ayant tenu mes propos, je demande que Allâh me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

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