Les Sortes d’Eau en Islam: Pure, Impure, Purificatrice

Les Sortes d’Eau en Islam: Pure, Impure, Purificatrice
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Les eaux sont de différentes sortes : il y a celle avec laquelle il est valable de se purifier et celle avec laquelle il n’est pas valable de se purifier. Ce sont les suivantes :

 l’eau pure et purificatrice  : c’est-à-dire pure par elle-même et purificatrice pour autre chose qu’elle, c’est-à-dire qu’elle permet de lever le Hadath – l’état d’impureté rituelle – et d’éliminer les najâçah – les substances impures selon la Loi de l’Islam – et c’est l’eau dans l’absolu (mâ’ mouTlaq ), c’est-à-dire celle qu’il est valable d’appeler eau sans restriction, comme l’eau du ciel, l’eau de mer, l’eau du fleuve, l’eau de source, l’eau de neige ou l’eau de grêle. Quant à l’eau avec restriction (mâ’ mouqayyad ) c’est par exemple l’eau de rose ou l’eau de fleur d’oranger, elle n’est pas valable pour la purification.

 l’eau pure et non purificatrice  : c’est-à-dire pure par elle-même mais qui n’est pas purificatrice pour autre chose qu’elle, c’est-à-dire qu’elle ne lève pas le Hadath et n’ôte pas la najâçah. Il s’agit des types d’eau suivants :

      a – l’eau utilisée : c’est celle qui a été utilisée pour ce qui est indispensable pour le wouDôu’  ou pour le ghousl ou qui a été utilisée pour éliminer une najâçah dans le cas où l’endroit est purifié et que l’eau n’a pas été altérée ; si l’endroit n’est pas purifié ou si l’eau a été altérée par la najâçah, elle est donc impure selon la Loi de l’Islam (najis).

     b – l’eau altérée par le mélange avec une chose pure : si l’eau a été mélangée avec quelque chose de pur dont l’eau peut être dispensée sans difficulté, dans le cas où l’altération de l’eau est grande, cette eau n’est pas valable ni pour le wouDôu’, ni pour le ghousl ni pour éliminer une najâçah. C’est le cas lorsque du lait ou du sucre tombe dans de l’eau et en modifie considérablement la couleur, le goût ou l’odeur. Mais si quelque chose tombe dans l’eau et ne l’altère pas beaucoup, cela n’a pas de conséquence sur le fait qu’elle conserve son nom d’eau sans restriction. Exception est faite pour le sel marin, il n’a pas de conséquence sur la validité de l’eau pour la purification, même s’il altère considérablement l’eau, à l’opposé du sel de montagne qui, lui, a une conséquence sur la validité.

– l’eau impure  selon la Loi de l’Islam : sache que les savants spécialistes de la jurisprudence châfi`iyy  ont dit : l’eau est de deux sortes : l’eau en petite quantité et l’eau en grande quantité. L’eau en petite quantité selon eux, c’est la quantité inférieure à deux jarres (qoullah) et l’eau en grande quantité, c’est la quantité supérieure ou égale à deux jarres. La valeur de deux jarres est le volume d’un trou cylindrique de une coudée de diamètre et de deux coudées et demi de profondeur, ou le volume d’un trou cubique de une coudée et quart de côté. Ce qui est visé par coudée, c’est la coudée du bras.

   Si une najâçah non tolérable tombe dans une eau en petite quantité, elle la rend impure, que l’eau soit altérée ou non. Parmi les nâjaçah tolérables, il y a le cadavre de ce qui n’a pas de sang qui coule, par exemple la mouche ou le moustique et ce qui est semblable. En effet, si une telle bestiole tombe dans l’eau et y meurt, elle ne la rend pas impure.

   Quant à l’eau en grande quantité, elle ne devient pas impure par le simple contact de la najâçah, sauf si une de ses trois caractéristiques est modifiée : son goût, sa couleur ou son odeur, d’une modification même légère. C’est ce qui existe dans l’école de jurisprudence châfi`iyy.

Dans l’école des mâlikiyy quant à elle, l’eau ne devient pas impure par quoi que ce soit, qu’elle soit en petite quantité ou en grande quantité sauf par la najâçah qui l’altère. Et en cela, il y a une grande facilité pour les gens.

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

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