Allâh n’est pas un corps et ne ressemble pas aux créatures.

Allâh n’est pas un corps et ne ressemble pas aux créatures.

Bismi l-Lâhi r-RaHmâni r-RaHîm

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Louanges à Allâh Seigneur des mondes, que Allâh honore et élève davantage en degrés notre maître MouHammad et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

Esclaves de Allâh, je vous recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allâh Al-`Aliyy, Al-Qadîr, de persévérer sur la croyance des Prophètes, de persévérer sur la voie du maître des Prophètes, de persévérer sur la voie de l’imam des waliyy et des pieux qui est le bien-aimé, le modèle ; et c’est celui qui a dit dans un Hadîth honoré :

وَاللهِ إِنِّي لأَعْلَمُكُمْ بِاللهِ عَزَّ وَجَلَّ وَأَخْشَاكُمْ لَهُ

ce qui signifie : « Par Allâh, je suis celui d’entre vous qui connaît le plus Allâh `azza wa jall et qui Le craint le plus ! » [Rapporté par l’imam AHmad dans son Mousnad]

Ainsi, le Prophète témoigne qu’il a le degré le plus élevé dans cette science qu’est la connaissance au sujet de Allâh ta`âlâ et au sujet de Ses attributs. En effet, cette science est la plus honorable des sciences. Elle est la plus obligatoire et la plus prioritaire et ce, conformément à ce qu’indique Sa parole ta`âlâ :

﴿فَاعْلَمْ أَنَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَاسْتَغْفِرْ لِذَنبِكَ وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ وَاللَّهُ يَعْلَمُ مُتَقَلَّبَكُمْ وَمَثْوَاكُمْ﴾

(Fa`lam ‘annahôu lâ ‘ilâha ‘illâ l-Lâhou wa staghfir lidhanbika wa lil-mouminîna wa l-mouminâti wa l-Lâhou ya`lamou moutaqallabakoum wa mathwâkoum)

Ce qui signifie : « Sache – c’est-à-dire maintiens toi sur la croyance – qu’il n’est de dieu que Allâh et demande pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes, certes Allâh sait votre devenir. » [sôurat MouHammad/19]

Dans cette ‘âyah, Allâh soubHânahôu wa ta`âlâ a fait devancer l’ordre de connaître le TawHîd par rapport à l’ordre de demander pardon, al-‘istighfâr et ce, du fait que le TawHîd concerne la connaissance des fondements alors que Al-‘istighfâr – la demande du pardon – se rapporte à la science des lois et jugements de la pratique. C’est pour cela que l’Imam Abôu Hanîfah a dit dans Al-fiqhou l-‘akbar :

اعْلَمْ أَنَّ الفِقْهَ فى الدِّينِ أَفْضَلُ مِنَ الفِقْهِ فى الأَحْكَامِ

Ce qui signifie : « Sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les Lois. »

Quand il a mentionné la connaissance de la religion, il visait la connaissance des fondements [de la religion], la connaissance de la croyance, le TawHîd.

Chers bien-aimés, la science du TawHîd a un honneur par rapport aux autres sciences, car c’est une science qui concerne la plus honorable des connaissances. En effet, cette science concerne la connaissance de Allâh `azza wa jall. Le TawHîd, selon Ahlou s-Sounnah, consiste à nier toute ressemblance entre Allâh et Ses créatures et ainsi que l’athéisme, tout comme l’a cité Ibnou Hajar Al- `Asqalâniyy dans son Commentaire du SaHîH de Al-Boukhâriyy.

Le TawHîd est fondé sur la confirmation des attributs obligatoires selon la raison s’agissant de Allâh tels que la Science, la toute Puissance, la Volonté, tout en niant l’assimilation : c’est-à-dire en exemptant Allâh de toute ressemblance avec Ses créatures. Cela est tiré du Qour’ân honoré, en particulier la parole de Allâh ta`âlâ :

﴿ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ﴾

(layça kamithlihî chay’ wa houwa s-samî`ou l-BaSîr)

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. » [sôurat Ach-Chôurâ/11]. Ou encore la parole de Allâh ta`âlâ :

﴿ وَلَمْ يَكُن لَّهُ كُفُوًا أَحَدٌ﴾

(wa lam yakoun lahôu koufouwan ‘aHad)

Ce qui signifie : « Et Il n’a point d’équivalent, aucun » [sôurat Al-‘IkhlâS/4]

Également, il y a la parole de Allâh ta`âlâ :

﴿وَلِلّهِ الْمَثَلُ الأَعْلَىَ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ﴾

(wa li l-Lâhi l-mathalou l-‘a`lâ wa houwa l-`azîzou l-Hakîm)

Ce qui signifie : « Allâh a les attributs qui sont exempts de toute imperfection et Il est Al-`Azîz, Al-Hakîm.» [sôurat An-NaHl / 60]

Et aussi la parole de Allâh ta`âlâ:

﴿فَلاَ تَضْرِبُواْ لِلّهِ الأَمْثَالَ إِنَّ اللّهَ يَعْلَمُ وَأَنتُمْ لاَ تَعْلَمُونَ﴾

(Falâ taDribôu li l-Lâhi l-‘amthâla ‘inna l-Lâha ya`lamou wa ‘antoum lâ ta`lamôun)

Ce qui signifie : « N’attribuez pas de ressemblants à Allâh, certes Allâh sait tout alors que vous, vous ne savez pas. » [sôurat An-NaHl / 74]

Pour ce qui est de la ‘âyah : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ (layça kamithlihî chay’) qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », c’est la ‘âyah la plus explicite qui soit parvenue au sujet de l’exemption de Allâh de toute ressemblance avec Ses créatures. De cette ‘âyah, on comprend qu’il s’agit d’une exemption totale. L’explication de cette ‘âyah est que Allâh n’a absolument aucune ressemblance avec quoi que ce soit, d’aucune manière que ce soit. cette ‘âyah comporte une négation de tout ce qui ne convient pas à Allâh, à savoir : l’incapacité, l’ignorance, la limite, la couleur, les organes, la forme, l’image, l’aspect, la composition.

Concernant Sa parole ta`âlâ : وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ (wa houwa s-Samî`ou l-BaSîr), il y a la confirmation de ce qui est digne au sujet de Allâh. En effet, l’Ouïe est un attribut qui est digne à Son sujet ; il en est de même pour ce qui est de la Vue. Mais dans cette ‘âyah, Allâh a fait précéder l’exemption afin que l’on n’ait pas l’illusion que Son Ouïe et Sa Vue seraient semblables à l’ouïe et la vue d’autres que Lui. En effet, Allâh voit sans avoir besoin de rayons lumineux et sans avoir besoin de rétine. Allâh entend sans avoir besoin d’oreille, de tympan et d’aucun autre organe, car en ce qui concerne Allâh ta`âlâ, rien n’est tel que Lui. Il n’est pas un corps et Il n’a pas de ressemblance avec les corps.

Mes frères de Foi, le fait d’affirmer que Allâh n’est pas un corps fait partie des choses sur lesquelles la communauté est unanime. Et c’est quelque chose qui a été décrétée par des savants du Salaf vertueux- qui font partie des savants des trois premiers siècles de l’Hégire. Par exemple, l’Imam AHmad dont se réclame calomnieusement un certain nombre d’assimilateurs, mouchabbihah, a répliqué à ceux qui utilisent le terme corps (jism) au sujet de Allâh. C’est ainsi qu’il a dit : « Les noms sont déduits de la Loi –la Charî`ah– et de la langue. Or les spécialistes de la langue désignent par ce nom « jism (corps) » ce qui a une largeur, une longueur, une épaisseur, une composition, une image et un assemblage. Or, Allâh soubHânahôu wa ta`âlâ est exempt de tout cela. De plus, cela n’est pas parvenu dans la Loi –c’est-à-dire qu’il n’est pas parvenu dans la Loi au sujet de Allâh qu’il serait un corps (jism). Cela est donc infondé. ». C’est-à-dire qu’il est infondé de donner le nom jism -corps- à Allâh aussi bien dans la Loi que selon la langue. Cela a été rapporté de l’Imam AHmad par Abou l-FaDl At-Tamîmiyy Al-Baghdâdiyy qui était le plus grand savant des Hanbalites de Baghdad à son époque et le fils de leur plus grand savant. Cela a été rapporté aussi de l’Imam AHmad par Al-Bayhaqiyy dans son livre Manâqibou AHmad.

Mes frères de Foi, le sens de ses propos, en général, est que les noms sont connus soit à partir de la langue soit à partir de la Loi. Certains noms ont été connus à partir de la langue, à savoir : l’homme, le cheval et autres. Et d’autres noms sont connus à partir de la Loi de l’Islam, à savoir : aS-Salât-la prière- telle qu’elle est définie dans la Loi de l’Islam.

Dans la langue, le mot jism qui signifie corps, désigne ce qui a trois dimensions, une longueur, une largeur, une profondeur ou une épaisseur, une composition, une image, un assemblage. Et on n’attribue absolument pas cela à Allâh, sinon cela signifierait qu’Il serait semblable à Ses créatures. Et cela contredirait la parole de Allâh :

﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ﴾

ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sôurat Ach-Chôurâ/11]

De plus, si Allâh avait été un corps, ayant une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition, une image, un assemblage, Il aurait eu besoin de qui L’aurait caractérisé par cette longueur, par cette largeur, par cette épaisseur, par cette composition et par cette image. Or, la raison n’accepte pas que celui qui a besoin soit Dieu. Donc, le sens du corps est impossible au sujet de Allâh selon la Loi et selon la raison. De plus, Le terme, c’est-à-dire le mot jism-le corps- n’est pas parvenu dans la Loi au sujet de Allâh et il n’est pas permis de nommer Allâh par un nom si ce n’est un nom que Allâh a confirmé dans la Loi comme étant le Sien, comme l’ont cité l’Imam de Ahlou s-Sounnah Abou l-Haçan al-Ach`ariyy et d’autres. On n’attribue à Allâh que ce Qu’Il nous a appris comme étant un de Ses attributs. Il est donc faux d’employer ce mot corps-jism- au sujet de Allâh.

En outre, l’auteur du livre « Al-KhiSâl » a rapporté de l’Imam AHmad lui-même qu’il déclare mécréant celui qui dit que Allâh serait un corps mais pas comme les corps. Cela est conforme à ce qui est parvenu des autres imams. En effet, il a été confirmé que Ach-Châfi`iyy déclarait mécréant le moujassim (celui qui attribue le corps à Allâh), tout comme cela a été rapporté de lui par AS-Souyôutiyy dans son livre Al-‘Achbâhou wa n-NaDHâ’ir. Il en est de même dans le livre Al-Minhâjou l-Qawîm de Ibnou Hajar al-Haytamiyy qui cite « Al-Qarâfiyy et d’autres ont rapporté que Ach-Châfi`iyy, AHmad, Mâlik et Abôu Hanîfah ont déclaré mécréants ceux qui attribuent la direction et le corps à Allâh ». C’est à dire que la personne qui considère que Allâh serait un corps ou serait dans un endroit est mécréante car tout cela fait partie des attributs des humains.

L’Imam, le salafiyy Abôu Ja`far AT-TaHâwiyy, dans son Traité de croyance qu’il a indiqué comme présentant la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l- Jamâ`ah, a dit : « Celui qui qualifie Allâh par une des significations des humains, il devient mécréant ».
Or, le corps, la composition, l’image, l’aspect font partie des significations des humains. Celui qui en attribue quoi que ce soit à Allâh devient mécréant catégoriquement.

L’Imam Abou l- Haçan al -Ach`ariyy dans son livre An-Nawâdir a dit : « Celui qui croit que Allâh est un corps, n’a pas connu son Seigneur et il en est mécréant. »

Ô Allâh, par le degré des Prophètes et des Messagers, par le degré des waliyy et des vertueux, par le degré des Imam AHmad Ibnou Hanbal, Ach-Châfi`iyy, Mâlik, Abôu Hanîfah et Al-‘Awzâ`iyy et de tous les savants qui œuvrent, fais que nous persévérions sur leur croyance. Ô Allâh, fais que nous soyons de ceux qui soutiennent la religion et qui répliquent aux déviés et aux égarés. Ô Allâh, Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux.

Après avoir dit mes propos, je demande à ce que Allâh me pardonne ainsi qu’à vous.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

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