La générosité et la bienfaisance pendant RamaDân.

La générosité et la bienfaisance pendant RamaDân.

بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

Bismi l-Lâhi r-RaHmâni r-RaHîm

الحَمدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين والصَّلاةُ والسَّلامُ عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللهِ

Louanges à Allâh Seigneur des mondes, que Allâh honore et élève davantage en degrés notre maître MouHammad et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.

Esclaves de Allâh, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allâh, Al-`Aliyy, Al-Qadîr, Lui Qui dit dans Son Livre explicite :

 ﴿يَا أَيُّهَا الذِينَ ءَامَنُوا أَنفِقُوا مِمَّا رَزَقْنَاكُم مِّن قَبْلِ أَن يَأْتِيَ يَوْمٌ لاَّ بَيْعٌ فِيهِ وَلاَ خُلَّةٌ وَلاَ شَفَاعَةٌ وَالكَافِرُونَ هُمُ الظَّالِمُونَ (٢٥٤)

ce qui signifie : «Ô vous qui êtes croyants, dépensez de ce que Allâh vous a accordé avant que ne vienne un jour dans lequel il n’y aura ni vente, ni compagnie, ni intercession. Et quant aux  mécréants, ce sont eux les injustes. » [Sôurat Al-Baqarah/ 254]

Le Prophète éminent a dit :

 ″سَبْعَةٌ يُظِلُّهُمُ اللهُ في ظِلِّهِ أَيْ في ظِلِّ عَرْشِهِ يَوْمَ لاَ ظِلَّ إِلاَّ ظِلُّهُ أَيْ يَوْمَ القِيامَةِ إِمامٌ عادِلٌ، وشابٌّ نَشَأَ في عِبادَةِ اللهِ تَعالى، وَرَجُلٌ مُعَلَّقٌ قَلْبُهُ في الْمَساجِدِ، ورَجُلانِ تَحابَّا في اللهِ اجْتَمَعا عَلَيْهِ وتَفَرَّقَا عَلَيْهِ، ورَجُلٌ دَعَتْهُ امْرَأَةٌ ذاتُ مَنْصِبٍ وجَمالٍ فَقالَ إِنِّي أَخَافُ اللهَ، ورَجُلٌ تَصَدَّقَ بِصَدَقَةٍ فَأَخْفاها حَتَّى لا تَعْلَمَ شِمالُهُ ما تُنْفِقُ يَمِينُهُ، ورَجُلٌ ذَكَرَ اللهَ خالِيًا فَفاضَتْ عَيْناهُ

(sab`atoun youDHillouhoumou l-Lâhou fî DHillih yawma lâ DHilla illâ DHillouh ‘imâmoun `âdil wa châbboun nacha’a fî `ibâdati  l-Lâh wa rajouloun mou`allaqoun qalbouhôu fi l-maçâjid wa rajoulâni taHHâbâ fi l-Lâh ‘ijtama`â `alayhi wa tafarraqâ `alayh wa rajouloun da`athou mra’atoun dhâtou manSibin wa jamâl faqâla ‘innî ‘akhâfou l-Lâh wa rajouloun taSaddaqa biSadaqatin fa’akhfâhâ haTTâ lâ ta`lama chimâlouhôu mâ tounfiqou yamînouh wa rajouloun dhakara l-Lâha khâliyan fafâDat `aynâh)

 ce qui signifie : «Il y a sept catégories de personnes que Allâh abrite à l’ombre du Trône le jour où il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône, c’est-à-dire au Jour du Jugement. Il s’agit du calife équitable, du jeune qui a grandi dans l’adoration de Allâh ta`âlâ, de l’homme dont le cœur est attaché aux mosquées, de deux hommes qui se sont aimés par recherche de l’agrément de Dieu : ils se sont réunis sur l’amour de Dieu et ils se sont séparés sur l’amour de Dieu. Il s’agit aussi d’un homme qui, ayant été invité au péché par une femme qui a un pouvoir et une beauté, a dit : je crains Dieu”. Et il y a également l’homme qui a donné une aumône dans la discrétion et l’homme qui a évoqué Allâh tout en étant seul, au point que ses yeux ont été inondés de larmes.» [Rapporté par Al-Boukhâriyy]

 En ce qui concerne la sixième catégorie de ces gens-là, le Messager  en a dit :

ورَجُلٌ تَصَدَّقَ بِصَدَقَةٍ فَأَخْفاها حَتَّى لا تَعْلَمَ شِمالُهُ ما تُنْفِقُ يَمِينُهُ  

  (wa rajouloun taSaddaqa biSadaqatin fa’akhfâhâ haTTâ lâ ta`lama chimâlouhôu mâ tounfiqou yamînouh )

ce qui signifie : «Et il y a également l’homme qui a donné une aumône dans la discrétion»

Esclaves de Allâh, le fait de donner l’aumône et la générosité sont des caractères de bien et louables. Donner des aumônes, dépenser dans les voies du bien et de l’obéissance, en recherchant la récompense de la part de Dieu et en se fiant à Lui, c’est-à-dire en Sa promesse à laquelle il n’y a pas de manquement, d’une large rétribution dans l’au-delà, au Paradis ; cette dépense est une preuve de réussite et de bien.

Comment n’en serait-il pas ainsi alors que l’éminent Messager  a dit :

والصَّدَقَةُ بُرْهانٌ

 (wa S-Sadaqatou bourhân)

 ce qui signifie : «Et l’aumône est une preuve»

C’est-à-dire que l’aumône est une preuve de la force de la Foi de celui qui la donne et un signe qu’il est véridique. En ce sens que celui qui donne l’aumône croit véritablement en la Promesse de Allâh. En effet, il n’y a pas de manquement à Sa promesse soubHânah, puisque Allâh `azza wa jall dit :

 ﴿ وَمَا أَنفَقْتُم مِّن شَىْءٍ فَهُوَ يُخْلِفُهُ وَهُوَ خَيْرُ الرَّازِقِينَ

(wa mâ ‘anfaqtoum min chay’in  fahouwa youkhlifouhôu wahouwa khayrou r-râziqîn)

 ce qui signifie : «Et tout ce que vous dépensez comme bien, Allâh vous le remplace ; et de tout ceux qui pourvoient, Il est Le meilleur.» [Sôurat Sabâ’/ 39]

Et Allâh soubHânahôu wa ta`âlâ dit :

 ﴿ مَثَلُ الَّذِينَ يُنفِقُونَ أَمْوالَهُمْ فِي سَبِيلِ اللهِ كَمَثَلِ حَبَّةٍ أَنبَتَتْ سَبْعَ سَنَابِلَ في كُلِّ سُنبُلَةٍ مِّائَةُ حَبَّةٍ وَاللهُ يُضَاعِفُ لِمَن يَشَاءُ وَاللهُ وَاسِعٌ عَلِيمٌ

ce qui signifie : «L’exemple de ceux qui dépensent leurs biens dans la voie que Allâh agrée est semblable à une graine qui a fait pousser sept épis ; et dans chaque épi, il y a cent graines. Et Allâh multiplie à qui Il veut. Allâh est Celui Qui accorde avec profusion et Qui sait toute chose.» [Sôurat Al-Baqarah / 261]

Les savants ont dit que l’aumône provenant d’un source licite que l’on sort de son bien  par recherche de l’agrément de Allâh ta`âlâ tout en espérant les récompenses de Sa part soubHânah est une cause pour que Allâh bénisse l’argent de celui qui l’a donnée en lui accordant une bénédiction cachée qui arrive à son bien. Et ils ont dit que l’argent à partir duquel une aumône est donnée ; même si en apparence cet argent diminue, mais la récompense qui lui est réservée dans l’au-delà compense cette diminution. Ce qui témoigne en faveur de cela, c’est ce qu’a annoncé le Messager éminent par sa parole qui signifie : « Un homme était dans une terre déserte, il a entendu une voix dans un nuage qui disait : Arrose la terre d’untel ! . C’est alors que le nuage s’est déplacé et  a vidé son eau dans une terre couverte de pierres noires. Et c’est ainsi que toute l’eau a été recueillie dans un des canaux de cette terre– là. Sur ce, l’homme s’est mis à suivre l’eau et a vu qu’elle se dirigeait vers un homme qui était debout dans son jardin, en train de dévier l’eau avec sa bêche. Alors, l’homme lui dit :  Ô toi esclave de Allâh, comment t’appelles– tu ?  et le propriétaire du jardin répondit :  Untel ! , et il avait cité le nom qui a été mentionné dans le nuage.

C’est alors que cet agriculteur posa la question :  Et toi, ô esclave de Allâh, pourquoi me demandes-tu mon nom ? il lui répondit : J’ai entendu une voix dans les nuages, dont voici l’eau, qui disait :  Arrose le jardin d’untel ! et c’était ton nomQue fais-tu avec [la récolte de] ce jardin ? . Il lui répondit :  Puisque tu m’as annoncé cela, je vais te répondre : je prends ce qui sort de ce jardin, je donne en aumône le tiers ; nous consommons ma famille et moi le tiers et je remets le tiers dans la terre.  » [Rapporté par Mouslim]

Esclaves de Allâh, la générosité et le fait de prodiguer le bien étaient le caractère du Messager de Allâh. C’était aussi le caractère des compagnons honorables. L’Imam AHmad et An-Naçâ’iyy ont rapporté que Ibnou `Abbâs, que Allâh l’agrée lui et son père, a dit : « Le Messager de Allâh était le plus généreux des gens. Et il était encore plus généreux durant le mois de RamaDân, lorsque Jibrîl le rencontrait. Jibrîl le rencontrait chaque nuit de RamaDân et il révisait avec lui le Qour’ân. Lorsque Jibrîl le rencontre, le Messager de Allâh devient plus généreux que le vent qui souffle. »

 Et dans la version rapportée par AHmad, : « Il était plus généreux que le vent qui soufflait, chaque fois qu’on lui demandait quelque chose, il la donnait. »

Abôu Bakr AS-Siddîq, que Allâh l’agrée, a dit au sujet duquel le Messager de Allâh:

ما نَفَعَنِي مالٌ قَطُّ ما نَفَعَنِي مالُ أَبِي بَكْرٍ 

(ma nafa`anî mâloun qaTTou mâ nafa`anî mâlou ‘abî bakr)

ce qui signifie : « Il n’y a pas d’argent qui m’a été plus profitable que l’argent de Abôu Bakr. » C’est alors que Abôu Bakr s’est mis à pleurer en disant : « Ô Messager de Allâh, moi ainsi que mon argent, nous sommes pour toi. » [Rapporté par l’Imam AHmad]

Et voici `Outhmân, que Allâh l’agrée, qui a équipé toute l’armée de Al-`Ousra (la difficulté) avec ses propres biens. En effet, lorsque le Messager de Allâh a incité les gens à équiper cette armée, `Outhmân – que Allâh l’agrée – a dit : « Je prends en charge cent chameaux avec ce qu’ils portent. » Puis, le Prophète a encore incité des gens à donner, c’est alors que `Outhmân a dit : « Je prends en charge cent autres chameaux avec ce qu’ils portent. » Le Messager a incité encore une fois ; et là `Outhmân, que Allâh l’agrée, a dit : « Je prends en charge cent autres chameaux avec ce qu’ils portent. » C’est alors que le Prophète a dit :

ما عَلَى عُثْمانَ ما عَمِلَ بَعْدَ هَذا

  (mâ `alâ `outhmânin mâ `amila ba`da hâdhâ)

[Rapporté par At-Tirmidhiyy et par d’autres].  Ce hadith signifie que l’acte que `Outhmân a fait est un acte qui comporte beaucoup de bien !

Alors esclaves de Allâh, prenez exemple sur nos vertueux prédécesseurs et sachez que celui qui retient ses biens, il est en train de retenir un bien dont il pourrait profiter [pour l’au-delà]. Et celui qui dépense dans le bien, il ne fait que se préparer pour son au-delà.

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