Le récit de `Iça Jésus et des trois morceaux de pain

Le récit de `Iça Jésus et des trois morceaux de pain
 بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-‘Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad Salla l-Lâhou `alayhi wa sallam.

Notre Maître `Içâ `alayhi s-salâm était un Prophète, et sa compagnie était appréciée par recherche de sa bénédiction et du profit des connaissances qu’il transmettait.

Un jour, un homme qui l’avait rencontré lui dit : « Ô Prophète de Allâh, je souhaite être en ta compagnie ». `Içâ `alayhi s-salâm accepta et ils partirent tous deux jusqu’à arriver au bord d’un fleuve. Ils s’assirent pour manger. Ils avaient avec eux trois morceaux de pain. Ils en mangèrent deux et laissèrent de côté le troisième. `Içâ `alayhi s-salâm se leva pour aller boire de l’eau du fleuve mais à son retour, il ne trouva plus le troisième morceau de pain. Il interrogea l’homme à ce sujet mais celui-ci répondit qu’il ne savait pas.

Ils repartirent ensemble et virent une gazelle en compagnie de ses deux petits. Notre maître `Içâ `alayhi s-salâm fit un signe à l’un d’eux qui accourut. Il l’égorgea, le fit cuire et ils mangèrent une partie de sa viande. Puis, `Içâ `alayhi s-salâm s’adressa au petit de la gazelle en disant : « Relève-toi par la volonté de Allâh ». Ressuscité, le petit de la gazelle se releva et revint vers sa mère. Il demanda à nouveau à l’homme : « Je te demande par Celui Qui t’a fait voir ce miracle, qui a donc pris le morceau de pain ? ». Il lui répondit à nouveau : « Je ne sais pas ».

Ils repartirent jusqu’à atteindre un désert. `Içâ `alayhi s-salâm ramassa un peu de sable et dit : « Deviens de l’or, par la volonté de Allâh ». Le sable se transforma alors en or. Il le partagea en trois parts et il dit : « un tiers sera pour moi, un tiers pour toi et le dernier tiers sera pour celui qui a pris le morceau de pain ». Les yeux de l’homme brillèrent, et il dit : « C’est moi en réalité qui a pris le morceau de pain ». Notre Maître `Içâ `alayhi s-salâm lui dit alors de prendre la totalité de l’or, puis il le quitta.

Quelques instants plus tard, deux voleurs vinrent et voulurent tuer cet homme pour lui prendre son or. Il leur dit : « Je suis prêt à le partager en trois avec vous ». Ils acceptèrent, puis il leur dit : « L’un de vous va partir au village pour nous acheter de la nourriture ». L’un d’entre eux partit et acheta de la nourriture. Le chaytan lui suggéra une ruse et l’homme se mit à y penser en se disant : « Pourquoi vais-je donc partager avec eux cet or ? Je vais mettre du poison dans cette nourriture pour qu’ils meurent et je pourrai prendre la totalité de l’or ». Il mit alors du poison dans la nourriture. Au même moment, les deux autres avaient comploté pour l’assassiner dès son retour afin qu’ils partagent à eux deux cet or. A son retour, ils le tuèrent, puis mangèrent la nourriture empoisonnée et moururent à leur tour.

Cet or demeura dans ce désert, avec les trois corps de ces hommes qui gisaient sur le sol. Notre Maître `Içâ `alayhi s-salâm passa avec un groupe de ses compagnons auprès d’eux alors qu’ils étaient ainsi. Il dit alors, en mettant en garde ses compagnons : « C’est ainsi qu’est la bas-monde ! Regardez ce qu’il a fait de ces gens. Méfiez-vous du bas-monde ! ».

Ce récit nous rappelle l’importance de ne pas s’attacher aux biens du bas-monde. L’un d’entre nous, quoi qu’il amasse comme argent, même s’il a de l’argent qui atteint les cimes des montagnes, il va sans aucun doute s’en séparer et mourir.

Faites donc preuve de piété et d’ascèse et ne faites pas que vos cœurs soient attachés à ce bas-monde éphémère qui va à sa fin.

Abou Bakr Al-Warraq a un jour été interrogé au sujet de l’ascèse (az-zouhd). Il a répondu :

الزهدُ ثلاثةُ احرفٍٍ، أمّا الزايُ فتركُ الزينةِ، وأمّا الهاءُ فتركُ الهوى، وأمّا الدّالُ فتركُ الدُّنيا

(az-zouhdou thalâthatou aHrouf, ‘amma z-zayou fatarkou z-zinah, wa ‘amma l-hâ’ou fatarkou l-hawâ, wa ‘amma d-dâlou fatarkou d-dounyâ)

ce qui signifie: « az-zouhd, ce sont trois lettres. Le (zay) c’est de délaisser az-zînah -l’embellissement-, le (ha’) c’est d’abandonner al-hawâ -les désirs et les passions- et le (dâl) c’est de tourner le dos à ad-dounyâ -le bas-monde-. »

Et puisque l’ascétisme consiste à délaisser les choses autorisées qui ne sont ni un acte d’adoration, ni un péché, alors celui qui ne distingue pas l’illicite du licite, comment pourrait-il pratiquer l’ascétisme ? Il est nécessaire d’apprendre les sujets indispensables de la religion pour pouvoir parvenir aux hauts degrés.

Un poète a dit :

بـاتوا على قُلَلِ الأجبالِ يَحْرسُهُم

(bâtôu `alâ qoulali l-‘ajbâli yaHroussouhoum)

Ils ont dormi sur les sommets de montagnes sous la surveillance

غُلْبُ الرّجالِ فلم تَنفَعْهُمُ القُلَلُ

(ghoulbou r-rijâli falam tanfa`houmou l-qoulalou)

d’hommes forts, mais ne leur ont pas été utiles les montagnes [pour échapper à la mort]

واستُنْزِلوا بعدَ عِزٍ عن مَعاقِلِهِــم

(wa stounzilôu ba`da `izzin `an ma`âqilihim)

Ils ont été descendus, après la richesse, du haut de leurs résidences

وأُسـكِنوا حُفَرًا يا بِئسَما نَزَلُوا

(wa ‘ouskinôu Houfaran yâ bi’samâ nazalôu)

Et il leur fut donné pour résidence des trous. Quelle demeure qu’ils ont !

نادَاهُم صَـارِخٌ مِن بعدِما دُفِنـوا

(nâdâhoum Sârikhoun min ba`dimâ doufinôu)

Ils ont été appelés, après leur enterrement [et il leur a été dit]

أيـنَ الأسرَّةُ والتِّيجانُ والحُلَلُ

(‘ayna l-‘asirratou wa t-tijânou wa l-Houlalou)

Où sont donc vos lits, vos couronnes et vos bijoux

أيـنَ الوجوهُ التي كانت مُنعَّمـةً

(‘ayna l-woujôuhou l-latî kânat mouna` `amatan)

Où sont donc ces visages qui étaient dans le luxe

مِن دونِهَا تُضرَبُ الأستارُ والكِلَلُ

(min dôunihâ touDrabou l-‘astârou wa l-kilalou)

Et qui étaient protégés par des rideaux et des portes

فأفصحَ القبرُ عنهم حينَ سـاءَلَهُم

(fa ‘afŝaHa l-qabrou `anhoum Hîna sâ’alahoum)

La tombe les a dévoilés lorsqu’ils furent interrogés

تلكَ الوجوهُ عليها الدودُ يقتَتِلُ

(tilka l-woujôuhou `alayha d-dôudou yaqtatilou)

Ces visages sont devenus recouverts de vers qui s’entretuent pour en consommer

قـد طالمَا أكلُوا دهرًا وما شرِبُوا

(qad Tâlamâ ‘akalôu dahran wa mâ charibôu)

Combien ont-ils dévoré les plaisirs durant leur vie

فأصبحوا بعد طولِ الأكلِ قد أُكِلوا

(fa ‘aSbaHôu ba`da Tôuli l-‘akli qad ‘oukilôu)

Mais ils sont devenus après de longs repas, eux-mêmes le plat d’autrui.

Que Allâh fasse que nos cœurs ne soient pas attachés aux biens du bas-monde au détriment des biens de l’Au-Delà, et qu’Il nous réunisse au Jour Dernier parmi les pieux. ‘amîn.

الحمد لله رب العالمين

La louange est à Allâh, le Créateur du monde.

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2 Comments

  1. Nassib

    essalamou aaleikoum
    baraka ALLAH fikoum oua ALLAH elmousta aan. Qu’ALLAH préserve votre formidable site et vous aide toujous à faire mieux . Vous apportez tout le temps un plus et qu’ALLAH vous le rende meilleurs . Encore une fois baraka ALLAH fikoum.
    Un fervent abonné Chokren.

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