Répondre à une question de religion

Répondre à une question de religion

Ibnou Salah a dit : « il nous a été rapporté avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’à ^Abdou r-Rahman ibnou ‘Abi layla qu’il a dit : « J’ai pu rencontrer 120 Ansar (les partisans c’est-à-dire les compagnons de Médine, les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam), il arrivait que l’un d’entre eux était interrogé au sujet d’une question de religion, une mas’alah*, celui à qui il était interrogé renvoyait à l’autre, et le second renvoyait au troisième et ainsi de suite jusqu’à ce que ça revient au premier** ».

Et dans une version, chacun d’entre eux, quand ils rapportaient un hadith, ils préféraient que ce soit son frère qui le dise. Et chaque fois que l’un d’entre eux, on lui posait une question de religion, il souhaitait que ce soit son frère qui réponde.

Il nous a été rapporté d’après Abou Bakr al-Athram, il a dit : « j’ai entendu ‘Ahmad ibnou Hanbal, on lui posait des questions de religion et il disait souvent « la ‘adri » « je ne sais pas »  et c’était là, la parole la plus connue de lui ».

Il nous a été rapporté d’après al-Haytham fils de Jamil qu’il a dit « J’ai vu Malik ibnou ‘Anas, on lui posait une fois 48 questions, il a répondu à 32 d’entre elles « je ne sais pas ».

Il a été rapporté de Malik également qu’il lui arrivait d’être interrogé sur 50 questions, il ne répondait à aucune d’entre elle.

Malik disait : « Celui qui répond à une question, avant de répondre, il convient de s’imaginer devant lui le paradis et l’enfer, et comment il peut éviter l’enfer dans l’au-delà. Ensuite s’il veut, il répond ».

*  On l’interrogeait sur le woudouou la prière par exemple. Une mas’alah, c’est une question de religion.

**  Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur d’assumer la responsabilité. Par crainte, il dit puisqu’il y a celui-là, il va te répondre.

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