Apprendre Grammaire Arabe : Explication de la ’Ājourroūmiyyah dans An-Naḥw
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
La louange est à Dieu, le Créateur du monde. Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps ; rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre Maître Mouḥammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ’Adam ʿalayhi s-salām au dernier Mouḥammad ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam
Explication de la Ājourroūmiyyah dans la grammaire arabe
Par le Mouftī de La Mecque : ’Aḥmad Ibnou Zaynī Daḥlān
Introduction du livre
Au nom de Allāh, Ar-Raḥmāni (Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants et les mécréants dans ce bas-monde et envers les croyants uniquement dans l’au-delà), Ar-Raḥīm (Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants).
La louange est à Allāh, le Seigneur des mondes, et que l’élévation en degré et la paix soient sur notre maître Mouhammad l’Honnête (Al-’Amīn), ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
Après cela : c’était l’habitude des savants anciens de porter une attention particulière à la science de la grammaire (An-Naḥw) ; ils la maîtrisaient et l’enseignaient aux étudiants en sciences de la religion, en raison de son immense utilité pour comprendre les sens de la Parole de Allāh et de la parole de Son Messager ﷺ.
Brève biographie du commentateur : le Mouftī de La Mecque ’Aḥmad Ibnou Zaynī Daḥlān
Il est ’Abou l-ʿAbbās ’Aḥmad fils du Sayyid Zaynī Daḥlān al-Makkī, Mouftī des Chafiʿites à La Mecque l’Honorée, l’illustre savant dont la renommée a parcouru les contrées et dont le mérite est célèbre dans toutes les cités.
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Sa naissance : Il est né en l’an 1232 de l’Hégire.
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Sa quête de science : Il a puisé les sciences de la Loi auprès des plus éminents savants de La Mecque, du Yémen, de Damas, d’Égypte et de bien d’autres, jusqu’à devenir le Mouftī des Chafiʿites à La Mecque. Il se consacrait tout particulièrement à l’enseignement du Hadith.
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Ses qualités : Que Allāh lui fasse miséricorde, il était d’une compagnie agréable et d’un tempérament affable. Il a suivi la voie de la science et de la bienséance dès son plus jeune âge. Il était aimé de tous, peuple comme gouvernants, au point de devenir le chef des savants du Hijāz.
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Ses œuvres majeures (abrégé) :
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La Biographie Prophétique (As-Sīrah).
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Thabat (recueil de ses chaînes de transmission).
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Tārīkh Ṭabaqāt al-ʿOulāma’ (Histoire des classes de savants).
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Le commentaire de la Ājourroūmiyyah (composé à Tā’if près de la mosquée de notre maître ʿAbdou l-Lāh Ibnou ʿAbbās en 1291 de l’Hégire).
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Ad-Dourar as-Saniyyah fī r-raddi ʿalā l-Wahhābiyyah (Les perles précieuses dans la réfutation du wahhabisme).
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Son décès : Il est décédé au mois de Mouḥarram en l’an 1304 de l’Hégire et fut enterré au cimetière d’Al-Maʿlāt à La Mecque. Son élève le Sayyid ’Aboū Bakr Chaṭā lui a consacré une biographie intitulée Nafḥatou r-Raḥmān.
Brève biographie de l’auteur de la Ājourroūmiyyah
Il est Mouḥammad fils de Mouḥammad fils de Dāwoūd aṣ-Ṣanhājī, ’Aboū ʿAbdi l-Lāh le grammairien connu sous le nom de Ibnou ’Ājourroūm, ce qui signifie en langue berbère « le pauvre soufi ».
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Sa place : Il a été décrit comme un imam dans la grammaire, un homme de bénédiction et de piété. Le profit immense que les débutants tirent de son traité témoigne de sa sincérité.
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Sa naissance : Il est né en l’an 672 de l’Hégire.
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Son décès : Il est décédé au mois de Safar en l’an 723 de l’Hégire et fut enterré à Fès au Maroc.
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Anecdote : On raconte que lorsqu’il acheva la rédaction de son traité face à la Maison Sacrée, il le jeta à la mer en disant : « S’il a été fait sincèrement par recherche de de l’agrément de Allāh, alors il ne sera pas mouillé ». Et il en fut ainsi.
Les dix principes fondamentaux de la science de la grammaire (An-Naḥw)
Il convient à quiconque débute l’étude d’une science d’en connaître les dix principes afin d’être clairvoyant :
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La définition (Al-Ḥadd) : C’est la science des règles par lesquelles on connaît les états des terminaisons des mots arabes lors de leur composition, du point de vue de la déclinaison (Iʿrāb) et de l’invariabilité (Binā’).
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Le sujet (Al-Mawḍoūʿ) : Les mots arabes.
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Le fruit / l’utilité (Ath-Thamrah) : Se préserver de l’erreur de langage et s’aider à la compréhension de la parole de Allāh et de Son Messager ﷺ.
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Le mérite (Al-Faḍl) : Son mérite car elle est la clé des autres sciences.
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Le rapport (An-Nisbah) : Elle se distingue des autres sciences.
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Le fondateur (Al-Wāḍiʿ) : ’Abou l-’Aswad ad-Dou’alī l’un des successeurs (tābiʿiyy) sur ordre de l’Imam ʿAliyy (que Allāh l’agrée).
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Le nom (Al-’Ism) : Science de la grammaire (An-Naḥw) ou science de la langue arabe.
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Les sources (Al-’Istimdād) : La parole des Arabes.
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Le jugement religieux (Ḥoukmou ch-Chāriʿ) : Une obligation de suffisance (Farḍ Kifāyah) pour chaque région, et une obligation personnelle (Farḍ ʿAyn) pour l’exégète et le savant du hadith.
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Les questions (Al-Masā’il) : Ses règles, comme le fait de dire : « Le sujet est au cas sujet (marfoūʿ) ».
Le récit de la fondation de la grammaire arabe
On raconte que ’Abou l-’Aswad ad-Dou’alī se trouvait une nuit sur le toit de sa maison avec sa fille. Elle regarda le ciel et ses étoiles et s’exclama : « Yā ’abati, mā ’aḥsanou s-samā’i ! » (avec une ḍammah sur le noūn et une kasrah sur la hamzah). Son père répondit : « Ô ma fille, ce sont ses étoiles », pensant qu’elle demandait quel était l’élément le plus beau du ciel. Elle lui expliqua : « Ô mon père, je n’ai pas voulu cela, je voulais seulement exprimer mon admiration (taʿajjoub) devant sa beauté ». Il lui dit alors : « Dis plutôt : mā ’aḥsana s-samā’a ! et ouvre la bouche (en prononçant la fatḥah) ».
Le lendemain matin, il se rendit auprès de notre maître ʿAliyy (que Allāh honore son visage) et dit : « Ô Émir des Croyants, il est apparu chez nos enfants une chose que nous ne connaissions pas », et il lui raconta l’histoire. ʿAliyy dit : « Cela est dû au mélange des non-Arabes avec les Arabes ». Puis il lui ordonna d’acheter un support d’écriture et lui dicta, après quelques jours : « Les divisions de la parole sont au nombre de trois : Nom (’Ism), Verbe (Fiʿl) et Particule (Ḥarf) apportant un sens », ainsi qu’une partie du chapitre sur l’exclamation admirative. Il lui dit enfin : « Inḥou naḥwa hādhā » (Suis cette direction), et c’est pour cette raison qu’elle fut nommée science de la grammaire (An-Naḥw). Puis il lui dit : « Poursuis tes recherches, ô ’Abou l-’Aswad, et rajoute ce qui te vient à l’esprit. Sache que les choses sont de trois sortes : apparentes (ḍāhir), cachées (mouḍmar), et une chose qui n’est ni apparente ni cachée ; les gens ne se distinguent que par la connaissance de ce qui n’est ni apparent ni caché ».
’Abou l-’Aswad dit : « J’ai alors rassemblé plusieurs éléments que je lui ai présentés. Parmi ceux-ci figuraient les particules du cas direct (ḥouroūfou n-naṣb) : ’inna, ’anna, layta, laʿalla et ka’anna. Je n’avais pas mentionné lākinna, il me demanda : "Pourquoi l’as-tu délaissée ?", je répondis : "Je ne pensais pas qu’elle en faisait partie". Il dit : "Au contraire, elle en fait partie, alors rajoute-la" ». Plus tard, ’Abou l-’Aswad entendit un homme lire la parole de Allāh : ﴾ أَنَّ اللَّهَ بَرِيءٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ وَرَسُولُهُ ﴿ (... ’anna l-Lāha barī’oun mina l-mouchrikīna wa Rasoūlouhou ...) ce qui signifie : «... certes Allāh taʿālā désavoue les associateurs, et Son Messager [les désavoue également] ...» [sourate At-Tawbah, verset 3] en prononçant « Rasoulihi » (au cas indirect majroūr), ce qui change le sens. Il instaura alors les chapitres de la coordination (ʿaṭf) et de l’épithète (naʿt).
Explication détaillée de cette faute de lecture et de son impact sur le sens : L'erreur réside dans la lecture du mot « Rasoūlouhou » avec une kasrah sur la lettre Lām (« Rasoūlihi »), alors que la forme correcte est de le lire avec une ḍammah (« Rasoūlouhou » - cas sujet).
Le changement de la voyelle d'une seule lettre dans ce verset renverse totalement le sens doctrinal. Lorsque l'homme l'a lu au cas indirect (« Rasoulihi »), le mot « Messager » est devenu coordonné au mot « Associateurs » (al-mouchrikīn), lequel est au cas indirect à cause de la préposition « min ». Cela donne un sens corrompu et blasphématoire, à savoir que Dieu désavouerait les associateurs et Son Messager.
En revanche, la lecture correcte au cas sujet (« Rasoūlouhou ») fait du mot « Messager » un nouveau Sujet (moubtada') dont l'attribut est sous-entendu (« les désavoue également »). Le sens devient alors : certes Allāh taʿālā désavoue les associateurs, et Son Messager les désavoue également .
Cette faute de langage fut un signal d'alarme pour Aboū l-’Aswad ad-Dou’alī. Il comprit que l'ignorance des règles linguistiques pouvait mener à la falsification des sens du noble Qour'ān. À cause d'une seule kasrah, le désaveu du Messager ﷺ fut compris au lieu du désaveu du Messager envers les associateurs. C'est ce qui poussa Aboū l-’Aswad à consigner les règles de la « Coordination et de l'Épithète », posant ainsi les premières briques de la science de la grammaire pour protéger la langue arabe de la corruption.
Importance de la grammaire arabe selon les prédécesseurs vertueux (Salaf Ṣāliḥ) et les Savants
Al-Mourhibiyy a rapporté d’après Ibnou ʿOumar (que Allāh les agrée tous deux) : « ʿOumar passa près d’un groupe de gens qui s’exerçaient au tir mais rataient leur cible. Il dit : "Comme votre tir est mauvais !". Ils répondirent : “نحن متعلمين” - (Naḥnou moutaʿallimīn) (Nous sommes des apprenants) (moutaʿallimīn, faisant une faute au lieu de moutaʿallimoūn au cas sujet)". Il dit : "Votre faute de langage (laḥn) est plus pénible pour moi que votre mauvais tir ! J’ai entendu le Messager de Allāh ﷺ dire ce qui signifie : “Que Allāh fasse miséricorde à un homme qui corrige sa langue” (hadith faible) ».
Analyse détaillée de cette faute de langage : L’erreur réside dans leur formulation (Naḥnou moutaʿallimīn), alors que la forme correcte est « Naḥnou moutaʿallimoūn ». Voici le détail grammatical de cette faute : La phrase « Naḥnou moutaʿallimoūn » est composée des deux partie de la phrase nominale : le pronom « Naḥnou » (Nous) occupe la fonction de Sujet (moubtada’), et ce qui informe sur ce sujet en complétant son sens est l’Attribut (khabar). Or, la règle grammaticale stipule que l’attribut est toujours au cas sujet (marfoūʿ). Étant donné que le mot « moutaʿallimoūn » est un pluriel masculin sain, sa marque de cas sujet est la lettre Wāw et non la lettre Yā’ (laquelle est utilisée pour les cas direct et indirect). Ainsi, le prononcer avec un yā’ (« moutaʿallimīn ») est considéré comme une entorse aux règles linguistiques correctes. C’est ce que ʿOumar Ibn al-Khaṭṭāb (que Allāh l’agrée) a désapprouvé, qualifiant cette erreur de « faute de langage » (laḥn) plus grave à ses yeux que l’échec au tir à l’arc, en raison de l’importance de la langue arabe dans la rectitude de la parole et de la pensée.
Le savant Al-Jalāl As-Souyoūṭiyy a dit dans le commentaire de son Alfiyyah : « Les savants s’accordent sur le fait que la grammaire est nécessaire dans chaque branche de la science, tout particulièrement pour l’Exégèse (Tafçīr) et le Hadith. Il n’est permis à personne de parler sur le Qour’ān jusqu’à ce qu’il maitrise la langue arabe, car le Qour’ān est en langue arabe et ses objectifs ne sont compris qu’à travers la connaissance des règles de l’arabe, et il en est de même pour le Hadith ».
Ibnou ṣ-Ṣalāḥ a ajouté : « Il convient au rapporteur de hadith de ne pas transmettre son hadith avec une lecture faite par quelqu’un qui fait des fautes de langage ».
Définitions des termes grammaticaux avec exemples traduits
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Le sujet (Al-Fāʿil) : Celui qui fait l’action ; il est au cas sujet (marfoūʿ).
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Ex : قام زيدٌ (Qāma Zaydoun) – Zayd s’est levé.
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Le complément d’objet (Al-Mafʿoūl) : Celui qui subit l’action ; il est au cas direct (manṣoūb / accusatif).
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Ex : ضربت زيداً (Ḍarabtou Zaydan) – J’ai frappé Zayd.
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Le remplaçant du sujet (Nā’ibou l-Fāʿil) : Le complément qui remplace le sujet supprimé ; il est au cas sujet (marfoūʿ).
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Ex : ضُرِبَ زيدٌ (Ḍouriba Zaydoun) – Zayd a été frappé.
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L’annexé et l’annexe (Al-Mouḍāf wa l-Mouḍāfou ’ilayh) : Le second nom est au cas indirect (majroūr / génitif).
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Ex : غُلامُ زيدٍ (Ghoulāmou Zaydin) – Le serviteur de Zayd.
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Le complément de temps et de lieu (Dharfou z-Zamān wa l-Makān) : Toujours au cas direct (manṣoūb).
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Ex : صُمتُ يَومَ الخَميسِ (Ṣoumtou yawma l-khamīç) – J’ai jeûné le jour du jeudi.
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Ex : جَلَستُ أمامَ الشَّيخِ (Jalaçtou ’amāma ch-cheykh) – Je me suis assis devant le Sheikh.
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L’état (Al-Ḥāl) : Précise la manière d’être ; il est au cas direct (manṣoūb).
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Ex : جاء زيدٌ راكباً (Jā’a Zaydoun rākiban) – Zayd est venu en étant cavalier.
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Le spécificatif (At-Tamyīz) : Éclaircit une ambiguïté ; il est au cas direct (manṣoūb).
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Ex : عِندي رِطلٌ زَيتاً (ʿIndī riṭloun zaytan) – J’ai une livre d’huile.
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Le complément de but (Al-Mafʿoūl li-’ajlih) : Indique la cause ; il est au cas direct (manṣoūb).
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Ex : قُمتُ إجلالاً لزيدٍ (Qoumtou ’ijlālan li-Zaydin) – Je me suis levé par respect pour Zayd.
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Le complément d’accompagnement (Al-Mafʿoūl maʿah) : Indique la simultanéité ; il est au cas direct (manṣoūb).
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Ex : جاء الأميرُ والجيشَ (Jā’a l-’amīrou wa l-jaycha) – Le prince est venu en même temps que l’armée.
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Le Duel (Al-Mouthannā) : Deux personnes. Marqué par alif au cas sujet et yā’ aux cas direct/indirect.
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Ex (Cas sujet) : جاء الزَّيدانِ (Jā’a az-Zaydāni) – Les deux Zayd sont venus.
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Ex (Cas direct) : رَأَيْتُ الزَّيْدَيْنِ (Ra’aytou az-Zaydayni) – J'ai vu les deux Zayd.
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Ex (Cas indirect) : مَرَرْتُ بالزَّيْدَيْنِ (Marartou bi-z-Zaydayni) – Je suis passé par les deux Zayd.
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Le Pluriel Masculin Sain (Jamʿou l-moudhakkari s-sālim) : Marqué par wāw cas sujet et yā’ aux cas direct/indirect.
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Ex (Cas sujet) : جاء الزيدونَ (Jā’a az-Zaydoūna) – Les (plusieurs) Zayd sont venus.
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Ex (Cas direct) : رَأَيْتُ الزَّيْدِينَ (Ra’aytou az-Zaydīna) – J'ai vu les Zayd.
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Ex (Cas indirect) : مَرَرْتُ بالزَّيْدِينَ (Marartou bi-z-Zaydīna) – Je suis passé par les Zayd.
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Différence technique importante : La différence entre le duel et le pluriel aux cas direct et indirect se situe au niveau des voyelles :
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Pour le Duel, la lettre avant le Yā’ porte une fatḥah et le Noūn porte une kasrah (ـَ يـْ نِ).
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Pour le Pluriel, la lettre avant le Yā’ porte une kasrah et le Noūn porte une fatḥah (ـِ يـْ نَ).
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Le déclinable (Al-Mouʿrab) : Dont la fin change selon les facteurs.
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Ex : زيدٌ / زيداً / زيدٍ (Zaydoun / Zaydan / Zaydin).
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L’indéclinable (Al-Mabnī) : Dont la fin est fixe.
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Ex : أينَ (’Ayna - Où), أمسِ (’Amçi - Hier).
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Et Allāh sait plus que tout autre et Sa sagesse est parfaite.
La suite prochainement inchā’al-Lāh
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