L’Importance de choisir le Bon Compagnon en Islam. Fréquenter le Bon Musulman

L’Importance de choisir le Bon Compagnon en Islam. Fréquenter le Bon Musulman

بِسمِ اللهِ الرَّحمـنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent. Et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allâh, Al-`Aliyy, Al-Qadîr, Qui dit dans Son Livre qui ne comporte pas d’erreur :

﴿ الأَخِلَّاءُ يَوْمَئِذٍ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ عَدُوٌّ إِلاَّ الْمُتَّقِينَ

ce qui signifie : « Les compagnons seront ce jour-là des ennemis les uns pour les autres, sauf ceux qui étaient pieux », [sôuratou z-zoukhrouf / 67 ].

Allâh tabâraka wa ta`âlâ nous a appris dans cette ‘âyah honorée que ceux qui, dans ce bas monde, étaient des amis dans le péché, des compagnons, deviendront dans l’au-delà des ennemis les uns pour les autres en raison de l’ampleur des épreuves du Jour du Jugement. Tellement ils ont peur au Jour du Jugement qu’ils deviendront des ennemis les uns pour les autres, et ils se détesteront les uns les autres. Chaque amitié qui, dans ce bas monde, n’était pas sur les bases de la piété, se transformera en adversité, car chacun va considérer que la nuisance lui parvient à cause de son compagnon. Mais les pieux, eux, ne seront pas dans ce cas-là. En effet, l’amitié qui les liait restera, l’amour qui les liait, demeurera dans l’au-delà et chacun en profitera, chacun profitera de son compagnon.

Les pieux, chers frères de foi, sont ceux qui s’acquittaient des droits de Allâh et des droits des esclaves de Allâh. Ils accomplissaient ce que Allâh leur a ordonné de faire, ils évitaient ce que Allâh leur a interdit de faire, ils se comportaient avec les esclaves de Allâh d’une manière correcte, conforme à la Loi de Allâh. Ceux-là, ils se recommandent le bien et s’entraident pour accomplir ce qui fait gagner l’agrément de Allâh. Ils se réunissent sur l’obéissance et ils se séparent sur l’obéissance. Ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne se trompent pas les uns les autres, ils ne se trahissent pas les uns les autres, ils ne vont pas indiquer les uns aux autres des innovations d’égarement, la perversité ou l’injustice. Ce qui les a réunit c’est l’amour de Allâh, chacun d’entre eux a aimé son frère pour l’agrément de Allâh, leur amour était purement par recherche de l’agrément de Allâh. Chacun d’entre eux a appris à son frère qu’il l’aimaient par recherche de l’agrément de Allâh, conformément à la parole du Prophète :

« إِذا أَحَبَّ أَحَدَكُمْ أَخاهُ فَلْيُعْلِمْهُ »

(‘idhâ ‘aHabba ‘aHadoukoum ‘akhâhou falyou`limh)

Ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous aime son frère qu’il le lui dise » [rapporté par At-Tirmidhiyy].

Et s’il arrive que l’un d’entre eux commette un péché, son frère le lui interdit, il le réprimande, il y a en cela une aide pour son frère croyant à accomplir le bien.

`Abdou ibnou Houmayd a rapporté de Ibnou `Abbâs, que Allâh les agréé tous les deux, qu’il a dit : « Une question a été posée au Messager de Allâh : qui des personnes qui nous tiennent compagnie est la meilleure ? », il a répondu :

« مَنْ ذَكَّرَكُمْ بِاللهِ رُؤْيَتُهُ، وزادَكُمْ في عِلْمِكُمْ مَنْطِقُهُ، وذَكَّرَكُمْ بِالآخِرَةِ عَمَلُهُ »

(man dhakkarakoum bil-Lâhi rou’yatouh wa zâdakoum fî `ilmikoum manti qouh wa dhakkarakoum bil-‘âkhirati `amalouh)

Ce qui signifie « C’est celui, lorsque vous le voyez, vous vous rappelez [l’obéissance à] Allâh, lorsqu’il parle, il vous augmente en connaissance et quand il œuvre, il vous rappelle l’au-delà ».

Donc c’est un tel ami qui réunit de tels critères qu’il convient que tu recherches. En effet, ce qui va t’aider plus à accomplir les actes d’obéissance, c’est de côtoyer les gens qui sont obéissants. Et la plupart du temps où tu te retrouves dans le péché c’est parce que tu côtoies des désobéissants. Le Prophète a dit :

« الْمَرْءُ عَلى دِينِ خَلِيلِه، فَلْيَنْظُرْ أَحَدُكُمْ مَنْ يُخالِلُ »

(al-mar’ou `alâ dîni khalîlih falyanDHour ‘aHadoukoum man youkhâlil)

Ce qui signifie : «  la personne est influencée par le comportement de son compagnon, que chacun d’entre vous vérifie la compagnie de qui il tient » [rapporté par AHmad dans son Mousnad].

L’âme a tendance à imiter et à ressembler dans les caractères à celui qu’elle côtoie. Ainsi, la compagnie des gens insouciants est une cause pour l’insouciance. L’Imâm Mâlik a dit « Ne côtoie pas un pervers de crainte qu’il ne t’enseigne sa perversité ». Ibnou Rouchd a dit : « Il ne convient de côtoyer que celui qu’on prend pour exemple dans sa religion et dans ses bonnes actions » et ce car le mauvais compagnon mène la personne à sa perte. Garde-toi de tenir la compagnie de celui en qui tu n’as pas confiance et sur l’honnêteté duquel tu ne peux pas compter. Vérifie d’abord si c’est quelqu‘un de vertueux, s’il est pieux, car dans l’au-delà la personne sera avec ceux qu’elle aimait dans ce bas monde.

Il convient, pour choisir le compagnon, de rechercher cinq critères : qu’il soit raisonnable et sensé avec un excellent comportement, qu’il ne soit un grand pécheur, ni un mauvais innovateur, ni quelqu’un qui court derrière le bas monde.

Pour ce qui est de la raison, c’est le capital, il n’y a pas de bien à tenir la compagnie de quelqu’un de stupide car il se peut qu’il veuille t’être utile mais il te nuira. Pour ce qui est de l’excellence dans le comportement, c’est indispensable car combien de ceux qui sont dotés de raison, lors de la colère ou d’un désir, suivent leurs passions. Il n’y a pas de bien à tenir la compagnie d’une telle personne. Concernant le grand pécheur, il ne craint pas Allâh, et celui qui ne craint pas Allâh, on n’a pas confiance en son comportement et en sa conduite. Il n’est pas fiable. Quant au mauvais innovateur, on craint, quand on tient sa compagnie, la transmission de sa mauvaise innovation.

Parmi les droits de la compagnie, c’est de faire preuve d’altruisme concernant les biens, et de donner ce qu’on a en plus de nos besoins lorsque son compagnon en a besoin. Il a été rapporté que FatH Al-MawSiliyy est parti voir un ami à lui qui s’appelait `Îçâ At-Tammâr, mais il ne l’a pas retrouvé chez lui. Il a dit à sa servante « Montre-moi la bourse de mon frère », elle la lui a ramenée, il en a pris deux dirham. Quand `Îçâ, est rentré chez lui, sa servante lui a annoncé ce qu’il avait fait, alors tellement il était heureux, il lui a dit « Si tu es véridique, tu es libre, je t’affranchis ». Il a vérifié, il a trouvé qu’elle était véridique et il l’a affranchie.

Parmi les droits de la compagnie, c’est d’aider soi-même son ami dans les besoins, de prendre l’initiative à lui régler ses affaires, sans qu’il n’ait besoin de demander, et ceci est de différents niveaux. Le minimum c’est de régler l’affaire quand il le demande et qu’on en a la capacité, avec le sourire et la joie. Le niveau intermédiaire c’est de lui régler les affaires sans qu’il ne le demande. Et le meilleur, c’est de régler les affaires de son ami en priorité avant ses propres affaires à soi. Certains qui faisaient partie des gens du Salaf, vérifiaient et prenaient des nouvelles de l’état des enfants de leurs propres frères, après leurs morts, durant quarante ans et leurs réglaient leurs affaires.

Il y a également le fait de taire le secret de son frère, de ne pas dévoiler ses défauts, en sa présence et en son absence, de ne pas transmettre ce qui pourrait le chagriner, comme blâme des gens à son égard. Il y a le fait de prêter l’oreille et d’écouter attentivement ses paroles, jusqu’à ce qu’il termine, il y a de ne pas l’humilier et de ne pas débattre avec lui inutilement dans ce qu’il dit. Il y a aussi de l’appeler avec les noms et surnoms qui lui plaisent le plus. Il y a aussi faire son éloge pour ses bons caractères, sans exagération, ni mensonge. Il y a le fait de le remercier pour ce qu’il fait pour les bonnes choses, de lui marquer cette reconnaissance en sa présence, et de défendre son honneur en son absence si jamais quelqu’un dit du mal de lui, tout comme il défendrait sa propre personne.

Il y a le fait de lui donner le bon conseil avec douceur et en procédant par allusions s’il y a besoin d’agir de la sorte. Il y a aussi de pardonner ses gaffes et ses erreurs. Al-FouDayl a dit « La générosité, c’est pardonner les écarts de ses amis ». Si son erreur était dans la religion, alors il le conseille avec douceur autant que faire se peut. Il ne va pas délaisser de le réprimander, de l’exhorter. Il ne va pas trop le blâmer afin de qu’il ne fuit pas qu’il continue à accepter.

Il y a aussi de garder et de maintenir les liens avec sa famille et ses proches parents après sa mort. Il y a aussi de ne pas le charger de quelque chose de ses propres affaires pour ne pas lui alourdir la charge. Et de soulager son cœur des choses qui lui sont importantes, de lui montrer la joie pour tout ce qui le rend heureux, de lui manifester de la tristesse pour tout ce qu’il endure comme difficultés. Il y a aussi avoir dans son for intérieur les mêmes sentiments qu’il lui manifeste au grand jour de sorte à être sincère dans son amour, aussi bien dans son for intérieur qu’au grand jour. Il commence également à lui passer le salâm quand il le voit, il lui libère de la place dans une assemblée, il sort avec lui pour l’accompagner quand il s’en va, et il agit avec lui tout comme il aimerait qu’on agisse avec lui. Il évite de lui demander ce qui le dérange. Il ne lui dit pas quand il le rencontre « Tu vas où ? » parce qu’il se peut qu’il ne veuille pas le lui dire, il ne divulgue pas son secret même après la rupture. Il ne dit pas de mal de ses amis et de sa famille. Il ne lui transmet pas les mauvaises paroles dites contre lui.

Il convient, mon frère en Islam, de délaisser les mauvaises pensées au sujet de ton frère, et d’interpréter ses actes, dans le bon sens, autant que tu peux. Le Prophète a dit, dans ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans le SaHîH :

« إِيَّاكُمْ وَالظَّنَّ فَإِنَّ الظَّنَّ أَكْذَبُ الْحَدِيثِ »

(‘iyyâkoum wa DH-DHana fa’inna DH-DHanna ‘akdhabou l-Hadîth)

Ce qui signifie « Méfiez-vous des pensées car les pensées sont [le plus souvent] trompeuses ».

Ibnou l-Moubârak a dit « Le croyant recherche toujours les excuses et l’hypocrite recherche toujours les défauts ».

Il y a également le fait de lui adresser la parole avec amitié, de demander de ses nouvelles, de demander s’il a des soucis son état, de lui manifester sa préoccupation pour cela, et de manifester sa joie par ce qui le réjouit. Il y a également la fidélité, la sincérité. Le sens de la fidélité, c’est de persévérer sur l’amour qu’il lui porte jusqu’à la mort, et après la mort de son frère de prolonger cet amour envers ses enfants et ses amis.

Le Prophète a honoré une vieille femme, et il a dit :

« إِنَّها كانَتْ تَأْتِينَا زَمَنَ خَدِيجَةَ، وَإِنَّ حُسْنَ العَهْدِ مِنَ الإِيمانِ »

(‘innahâ kânat ta’tînâ zamana khadîjah wa ‘inna Housna l-`ahdi mina l-‘îmân)

Ce qui signifie « Elle venait nous rendre visite au temps de Khadîjah et la continuité dans la bonne compagnie, cela fait partie de la foi complète ».

Alors veille, mon frère musulman, à côtoyer celui qui est pieux car il y a en cela la préservation de ta religion, et ceci est prioritaire pour toi que de côtoyer ceux qui ne le sont pas. En effet, le Prophète a dit :

« لا تُصَاحِبْ إِلاَّ مُؤْمِنًا وَلاَ يَأْكُلْ طَعَامَكَ إِلاَّ تَقِيٌّ »

(Lâ touSâHib ‘illâ mou’minan wa lâ ya’koul Ta`âmaka ‘illâ taqiyy)

Ce qui signifie : « Prends en priorité la compagnie d’un croyant (musulman), et donne ta nourriture à manger en priorité à quelqu’un de pieux » [rapporté par Ibnou Hibbân].

Ô Allâh fais que nous soyons de ceux qui sont des frères qui s’aiment les uns les autres pour gagner Ton agrément, ceux qui se réunissent sur Ton obéissance, fais nous persévérer sur la foi, fais maintenir nos pas vers le bien, Ô Toi le plus Miséricordieux des miséricordieux

Après avoir dit mes propos, je demande à ce que Allâh me pardonne ainsi qu’à vous.

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