Le Prophète Moūçā -Moïse- et la vieille femme des fils de Isrā’īl
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
Louanges à Allāh Seigneur des mondes, que Allāh honore et élève davantage en degrés notre maître Mouḥammad et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.
Le Prophète Moūçā -Moïse- et la vieille femme des fils de Isrā’īl
Le récit est tiré du ḥadīth du Prophète Mouḥammad ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa salam.
Sa morale est que les pieux ne laissaient jamais une occasion de se préparer pour l’au-delà, la résidence éternelle sans fin et que le Bas-monde n’était pour eux qu’un champ de semences pour l’au-delà.
Un campagnard avait accueilli le Messager ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa salam et l’avait honoré en lui offrant le meilleur de ce qu’il possédait. Alors le Prophète ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa salam l’invita à lui rendre visite afin de le récompenser pour sa bienfaisance.
Lorsque l’homme arriva chez lui, le Messager lui dit de formuler une requête. Le campagnard demanda alors des choses matérielles, mondaines et périssables; il voulait une chamelle avec ses brides pour la monter et quelques chèvres pour sa famille afin de les nourrir de leur lait.
Le Prophète ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa salam attira gentiment l’attention alors pour que le campagnard demandât plus important que cela : qu’il lui fît des invocations pour que son ardeur dans les adorations augmentât, ou qu’il atteignît les hauts degrés ou encore qu’il entrât au Paradis sans châtiment.
Le Messager lui dit ainsi ce qui signifie: « Ne peux-tu donc pas faire comme la vieille femme des fils de Isrâ’îl ? »
Les compagnons présents furent surpris de cette histoire qu’ils ne connaissaient pas, les compagnons voulurent savoir qui elle était, ils demandèrent alors: « Ô Messager de Allāh, et qui est donc la vieille femme des fils de Isrâ’îl ? »
Le Prophète Mouḥammad ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa salam leur apprit alors que lorsque Allāh accorda aux musulmans des fils de Isrâ’îl de quitter l’Égypte avec notre maître Môuçâ ʿalayhi s-salâm, ils se perdirent en route.
Surpris, le prophète Môuçâ -Moïse- sut qu’il y avait en cela un secret et demanda à son groupe la raison de leur égarement.
Les savants lui répondirent alors que le prophète Youçouf ʿalayhi s-salâm avait pris l’engagement de ceux qui étaient avec lui parmi les fils de Isrâ’îl de transporter son corps avec eux lorsqu’ils quitteraient l’Égypte pour aller en Palestine.
Quand le Prophète Môuçâ (Moïse) apprit cela il demanda à connaître la tombe du prophète Youçouf pour exécuter ses volontés. Mais il n’avait trouvé personne qui la connaissait à part une vieille femme musulmane des fils de Isrâ’îl. Il lui demanda alors de leur indiquer la tombe du prophète Youçouf mais elle n’accepta que sous une condition, une demande éminente: qu’elle soit auprès du prophète Môuçâ (Moïse) au Paradis.
Cette vieille femme ne lui avait demandé ni de l’or ni de l’argent, elle souhaitait quelque chose de grandiose, de plus important que toutes les richesses car elle savait que le messager est exaucé dans ses invocations, par la volonté de Allāh. Le prophète Môuçâ (Moïse) ne répondit favorablement à sa demande que lorsqu’il reçut la révélation de Allāh que sa demande allait être exaucée. Et quand il le lui fit savoir, elle leur montra l’emplacement de la tombe du Prophète Youçouf, un endroit sous l’eau.
Elle leur demanda de l’assécher pour y voir la tombe apparaître. Ils sortirent ainsi le corps honoré du prophète Youçouf ʿalayhi s-salâm.
Lorsqu’ils le prirent avec eux et qu’ils marchèrent, il leur éclaira le chemin comme en plein jour. On déduit de ce récit éminent tiré du ḥadīth ṣaḥīḥ du Messager ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa salam, rapporté par Ibnou Hibbân, que demander quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander et qui ne comporte pas de désobéissance est permis, surtout s’il s’agit d’un bien.
On en déduit aussi que les corps des Prophètes ne se dégradent pas (après leur mort) et qu’il n’y a pas là de contradiction avec la parole du Prophète ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa salam, qui signifie : « Certes, le prophète de parmi les prophètes est enterré là où il meurt ».
Ainsi, le prophète Youçouf a été enterré là où il était mort et ensuite il fut sorti de terre pour être enterré dans la terre sainte, tout comme il avait recommandé de la faire.
https://www.islam.ms/?p=746

