Tafsir & Exégèse de Sourate Al-Baqarah Ayah 256 - Coran en français
لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِنْ بِاللَّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَى لا انْفِصَامَ لَهَا وَاللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ
(Lā ’ikrāha fi d-dīn ; qad tabayyana r-rouchdou mina l-ghayy ; faman yakfour bi-ṭ-ṭāghoūti wa you’min bi-L-lāhi faqadi stamsaka bil-ʿourwati l-wouthqā lā nfiṣāma lahā ; wal-Lāhou Samīʿoun ʿAlīm) [256]
ce qui signifie : « Nulle contrainte en religion ! Certes la voie de la droiture s’est distinguée de l’égarement. Quiconque rejette le Diable (ou les idoles) et croit en Allāh taʿālā s’est certes agrippé à l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allāh taʿālā entend tout et sait tout. »
« Lā ’ikrāha fi d-dīn » : (Nulle contrainte en religion !), [Il a été dit : ceci est une négation, et sa signification est que la foi ne peut découler de la contrainte. Au contraire, la foi véritable est la conviction du cœur accompagné de la reconnaissance par la langue, et la conviction du cœur ne peut se faire par la contrainte.] Il a été dit que le verset signifie que le Prophète ﷺ ne peut pas contraindre les cœurs à croire. Il a été dit que aussi que ce verset a été révélé au début de l’Islam avant que l’autorisation de combattre ne soit donnée, car le Prophète ﷺ et ses compagnons étaient faibles. Après treize ans, l’autorisation de combattre a été révélée et ce statut a été abrogé par les versets du combat. Il a également été expliqué qu’il n’y a pas de contrainte pour ceux qui paient la capitation (Jizyah) tant qu’ils la paient et se soumettent aux lois de l’Islam.
« qad tabayyana r-rouchdou mina l-ghayy » : (Certes la voie de la droiture s’est distinguée de l’égarement), c’est-à-dire que la foi s’est distinguée de la mécréance grâce aux preuves claires.
« faman yakfour bi-ṭ-ṭāghoūti wa you’min bi-L-lāh » : (Quiconque rejette le Diable (ou les idoles) et croit en Allāh taʿālā). Le Tāghoūt désigne le Diable (ach-Chayṭān) ou les idoles.
« faqadi stamsaka bil-ʿourwati l-wouthqā » : (s’est certes agrippé à l’anse la plus solide). L’anse (« ʿourwah ») est une métaphore de la foi (selon Moujāhid) ou de l’Islam (selon as-Souddiyy) ou de la parole « Lā ’ilāha ’illa l-Lāh » (selon Ibn ʿAbbās). C’est une image pour illustrer la fermeté de l’attachement du croyant à sa religion, semblable à celui qui s’accroche à une poignée extrêmement solide pour ne pas tomber.
« lā nfiṣāma lahā » : (qui ne peut se briser), c’est-à-dire que ce lien ne rompra jamais.
« wal-Lāhou Samīʿoun ʿAlīm » : (Et Allāh taʿālā entend tout et sait tout). Allāh taʿālā entend les paroles de foi et sait les croyances intérieures.
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