Tafsir & Exégèse de Sourate Al-Baqarah Ayah 32 - Coran en français
قَالُوا سُبْحَانَكَ لا عِلْمَ لَنَا إِلاَّ مَا عَلَّمْتَنَا إِنَّكَ أَنْتَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُ
(Qāloū soubḥānaka lā ʿilma lanā ’illā mā ʿallamtanā ; ’innaka ’Anta l-ʿAlīmou l-Ḥakīm) [32]
ce qui signifie : « Ils dirent : « Gloire à Toi ! Nous n’avons de science que ce que Tu nous as enseigné. Certes, Tu es Al-ʿAlīm (Celui Qui sait toute chose), Al-Ḥakīm (Celui Qui est parfaitement Sage) » »
Ils dirent : {سُبْحَانَكَ} (soubḥānaka), ce qui marque une exemption absolue (tanzīh) pour Toi du fait qu’une chose puisse T’être cachée, ou une exemption du fait de s’opposer à Toi dans Ta prédestination (tadbīr). Ce verset nous enseigne également que la science (comme ici la science des noms) est supérieure au fait de se consacrer exclusivement à l’adoration (à l’image des Anges), alors qu’en serait-il pour la science de la Loi révélée (al-charīʿah) ?! Le fait que le terme « soubḥāna » soit à l’accusatif (manṣoūb) s’explique par sa position de nom d’action (maṣdar), dont la signification implicite est : « Je purifie Allāh taʿālā d’une purification absolue » (sabbaḥtou l-Lāha tasbīḥan).
{لا عِلْمَ لَنَا إِلا مَا عَلَّمْتَنَا} (lā ʿilma lanā ’illā mā ʿallamtanā), c’est-à-dire : nous n’avons de science que ce que Tu nous as enseigné, et parmi cela ne figure pas la science des noms. Le terme « mā » a le sens de « celui qui » ou « ce que » (al-ladhī), et le terme « al-ʿilm » (la science) a le sens de « la chose sue » (al-maʿloūm), c’est-à-dire : il n’y a de chose sue pour nous que ce que Tu nous as enseigné.
{إِنَّكَ أَنْتَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُ} (’innaka ’Anta l-ʿAlīmou l-Ḥakīm), c’est-à-dire : Certes, Tu es Al-ʿAlīm (ce qui signifie : Celui Qui sait de toute éternité sans qu’on ne Lui ait enseigné), Al-Ḥakīm (ce qui signifie : Celui Qui est parfaitement Sage dans ce qu’Il a décrété et prédestiné). Du point de vue grammatical, le « kāf » du terme « ’innaka » est le nom (ism) de la particule « ’inna », et le pronom « ’Anta » est le sujet (moubtada’), ce qui vient après lui est son attribut (khabar), et la phrase entière occupe la position d’attribut de « ’inna » (khabarou ’inna). Il a également été dit que le pronom « ’Anta » est un pronom de séparation (faṣl), l’attribut principal (al-khabar) étant ainsi « Al-ʿAlīm », et le terme « Al-Ḥakīm » étant un second attribut (khabaroun thānin).
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