Exégèse de sourate al-Bouroūj. Coran en français

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

Bismi l-Lāhi r-Raḥmāni r-Raḥīm

Au nom de Allāh, ar-Raḥmāni r-Raḥīm.

Le terme "Allāh" est le nom propre de l'Être nécessairement existant, digne de toutes les louanges, et il n'est pas dérivé. "Ar-Raḥmān" fait partie des noms spécifiques à Allāh; il signifie que Sa miséricorde englobe le croyant et le non-croyant dans ce bas monde. Cependant, Il ne fait miséricorde qu'aux croyants dans l'au-delà, comme il est dit dans sourat Al-'Aʿrāf/156 qui signifie: "Et Ma miséricorde englobe toute chose; Je la réserverai pour ceux qui ont évité la mécréance." "Ar-Raḥīm" est Celui Qui fait miséricorde aux croyants, comme Allāh dit dans sourat Al-'Aḥzāb/43 ce qui signifie: "Et Il est Miséricordieux envers les croyants." "Ar-Raḥmān" est plus éloquent que "Ar-Raḥīm" car l'augmentation dans la structure indique une augmentation dans le sens.

Sourate Al-Bouroūj (Les Constellations) est une sourate mecquoise à l'unanimité, et elle comporte vingt-deux versets.

﴿وَالسَّمَاءِ ذَاتِ الْبُرُوجِ﴾

Wa s-Samā’i dhāti l-burūj [1]

Par le ciel aux constellations !

C’est un serment par lequel Allāh a juré. L’Imām Yaḥyā ibn Salām al-Baṣrī a dit : "dhāti l-burūj" signifie "aux demeures", et il y en a douze. Ce sont les demeures des astres, du soleil et de la lune. La lune parcourt chaque demeure en deux jours et un tiers de jour, ce qui fait vingt-huit jours, puis elle se cache pendant deux nuits. Le soleil parcourt chaque demeure en un mois. Ce sont : al-Ḥamal (le Bélier), ath-Thawr (le Taureau), al-Jawzā’ (les Gémeaux), as-Saraṭān (le Cancer), al-Asad (le Lion), as-Sunbulah, al-Mīzān (la Balance), al-ʿAqrab (le Scorpion), al-Qaws (le Sagittaire), al-Jady (le Capricorne), ad-Dalw (le Verseau) et al-Ḥūt (les Poissons). Les "burūj" dans la langue arabe désignent aussi les palais.

Les demeures de la lune sont vingt-huit : ash-Sharaṭān, al-Buṭayn, ath-Thurayyā, ad-Dabarān, al-Haqaʿh, al-Hanaʿh, adh-Dhirāʿ, an-Nathrah, aṭ-Ṭarf, al-Jab’hah, az-Zubrah, aṣ-Ṣarfah, al-ʿAwwā’, as-Simāk, al-Ghafr, az-Zubānā, al-Iklīl, al-Qalb, ash-Shawlah, an-Naʿā’im, al-Baldah, Saʿdu dh-Dhābiḥ, Saʿdu Bulaʿ, Saʿdu s-Suʿūd, Saʿdu l-Akhbiyah, al-Farʿu l-Muqaddam, al-Farʿu l-Mu’akhkhar, et Baṭnu l-Ḥūt

﴿وَالْيَوْمِ الْمَوْعُودِ﴾

Wa l-Yawmi l-mawʿūd [2]

Et par le Jour promis !

C’est un autre serment. Il s’agit unanimement du Jour du Jugement.

﴿وَشَاهِدٍ وَمَشْهُودٍ﴾

Wa shāhidin wa mashhūd [3]

Et par le témoin et ce qui est témoigné !

ʿAlī et Ibn Jubayr ont dit : Le témoin est le jour du vendredi, et ce qui est témoigné est le jour de ʿArafah. Selon cette interprétation, le jour du vendredi est appelé "témoin" parce qu’il témoigne sur chaque personne pour ce qu’elle y a accompli. Et le jour de ʿArafah est appelé "ce qui est témoigné" parce que les gens y assistent au pèlerinage et que les anges y sont témoins. Al-Ḥasan ibn ʿAlī a dit : Le témoin est Mouḥammad ﷺ, et ce qui est témoigné est le Jour du Jugement. Az-Zajjāj et al-Mubarrad ont dit : La réponse au serment est "Inna baṭsha Rabbika lashadīd" (verset 12), et ce qui est entre les deux est une parenthèse qui renforce le serment.

﴿قُتِلَ أَصْحَابُ الْأُخْدُودِ﴾

Qutila aṣḥābu l-ukhdūd [4]

Que périssent les gens de l’Ukhdūd (la tranchée) !

C’est-à-dire qu’ils soient maudits. L’Ukhdūd est une tranchée creusée dans la terre, au pluriel "akhādīd". Ce sont des gens mécréants qui ont creusé une tranchée dans la terre, y ont allumé un feu et ont exposé les croyants à ce feu. Ceux qui renonçaient à l’Islam étaient épargnés, et ceux qui persévéraient dans la foi étaient brûlés. Les gens de l’Ukhdūd sont ceux qui ont brûlé les croyants. Al-Farrā’ a dit : Il y avait un roi qui a creusé des tranchées pour un peuple, puis y a rassemblé du bois et y a allumé des feux, brûlant son peuple. Ceux qui avaient creusé les tranchées étaient assis autour. Allāh a élevé le feu vers les mécréants qui les avaient creusées, et il les a brûlés, tandis que les croyants en ont été épargnés. C’est ce que signifie le verset 10 : "Falahum ʿadhābu Jahannama" (ils auront le châtiment de l’Enfer), c’est-à-dire dans l’au-delà, "wa lahum ʿadhābu l-ḥarīq" (et le châtiment du Feu) c’est-à-dire dans ce bas monde. On dit aussi qu’il a brûlé ceux qui étaient dedans et a épargné ceux qui étaient au-dessus. Abū l-ʿĀliyah a dit une chose proche de l’avis de al-Farrā’.

Les exégètes ont mentionné plus de dix avis concernant les gens de l’Ukhdūd. Nous en citerons ce que al-Ḥāfiḍh a mentionné dans "Al-Fatḥ", il a dit : "Ash-Shāfiʿī, ʿAbdu r-Razzāq et d’autres ont rapporté avec une chaîne de transmission ḥasan d’après ʿAlī : Les Majus (Masdéens) étaient des gens du Livre, ils le lisaient et étudiaient la science. Leur roi a bu du vin et a commis un acte immoral avec sa sœur. Au matin, il a appelé les gens avides et leur a donné (de l’argent) en disant : Adam mariait ses enfants à ses filles. Ils l’ont obéi et il a tué ceux qui s’opposaient à lui." Puis al-Ḥāfiḍh dit dans "Al-Fatḥ" : "ʿAbdu bnu Ḥumayd a rapporté dans son tafsīr de Sūrat al-Burūj avec une chaîne de transmission ṣaḥīḥ d’après ʿAbdu r-Raḥmān ibn Abzā : "Lorsque les musulmans ont vaincu les Perses, ʿUmar a dit : Rassemblez-vous. Puis il a dit : Les Majus ne sont ni des gens du Livre pour leur appliquer la Jizyah, ni des adorateurs d’idoles pour leur appliquer leurs jugements." Alors ʿAlī a dit : "Ils sont plutôt des gens du Livre." Et il a mentionné une histoire similaire, mais il a dit "il a commis un acte immoral avec sa fille", et à la fin il a dit : "Il a creusé l’Ukhdūd pour ceux qui s’opposaient à lui."

﴿النَّارِ ذَاتِ الْوَقُودِ﴾

An-Nāri dhāti l-waqūd [5]

Le feu plein de combustible.

Ibn al-Jawzī a dit : Ceci est un substitut de "al-ukhdūd", comme s’il disait : "Que périssent les gens du feu". Ar-Rāghib a dit : "Al-waqūd désigne le bois mis pour brûler et ce qui en résulte comme flamme."

﴿إِذْ هُمْ عَلَيْهَا قُعُودٌ﴾

Idh hum ʿalayhā quʿūd [6]

Tandis qu’ils étaient assis autour.

C’est-à-dire près du feu. Le roi et ses compagnons étaient assis sur des chaises près de l’Ukhdūd (la tranchée), proposant la mécréance aux croyants. Quiconque refusait était jeté (dans le feu).

﴿وَهُمْ عَلَىٰ مَا يَفْعَلُونَ بِالْمُؤْمِنِينَ شُهُودٌ﴾

Wa hum ʿalā mā yafʿalūna bi l-mu’minīna shuhūd [7]

Et qu’ils étaient témoins de ce qu’ils faisaient aux croyants.

C’est-à-dire ils étaient présents. Ainsi, Allāh عز وجل a informé dans ces versets de l’histoire d’un peuple dont la foi et la certitude étaient telles qu’ils ont enduré d’être brûlés par le feu sans renoncer à leur religion.

﴿وَمَا نَقَمُوا مِنْهُمْ إِلَّا أَن يُؤْمِنُوا بِاللَّهِ الْعَزِيزِ الْحَمِيدِ﴾

Wa mā naqamū minhum illā an yu’minū bi l-Lāhi l-ʿAzīzi l-Ḥamīd [8]

Et ils ne leur reprochaient que d’avoir cru en Allāh, le Tout-Puissant, le Digne de louange.

C’est-à-dire qu’ils ne leur reprochaient rien d’autre que leur foi en Allāh. "Al-ʿAzīz" (le Tout-Puissant Qui n’est pas vaincu), et "Al-Ḥamīd" (le Digne de louange) est Celui qui est loué en toute circonstance.

﴿الَّذِي لَهُ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ ۚ وَاللَّهُ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ شَهِيدٌ﴾

Alladhī lahu mulku s-samāwāti wa l-’arḍi wa l-Lāhu ʿalā kulli shay’in shahīd [9]

Celui à qui appartient la souveraineté des cieux et de la terre. Et Allāh est témoin de toute chose.

C’est-à-dire qu’Allāh, Celui qui a créé les cieux et la terre, n’a rien ignoré de ce qu’ils ont fait. Il est donc Témoin de leurs actions.

﴿إِنَّ الَّذِينَ فَتَنُوا الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ ثُمَّ لَمْ يَتُوبُوا فَلَهُمْ عَذَابُ جَهَنَّمَ وَلَهُمْ عَذَابُ الْحَرِيقِ﴾

Inna lladhīna fatanū al-mu’minīna wa al-mu’mināti thumma lam yatūbū falahum ʿadhābu Jahannama wa lahum ʿadhābu l-ḥarīq [10]

Ceux qui ont persécuté les croyants et les croyantes, puis ne se sont pas repentis, auront le châtiment de l’Enfer et le châtiment du Feu.

Ceux qui ont persécuté les croyants et les croyantes (ceux qui les ont brûlés et torturés), puis ne se sont pas repentis (de leur polythéisme et de leur action envers les croyants), auront le châtiment de l’Enfer et le châtiment du Feu, pour avoir brûlé les croyants. Selon la majorité des savants, les deux châtiments sont en Enfer. Et certains ont dit que le châtiment du feu est dans ce bas monde, en ce sens que le feu est sorti et les a brûlés, comme mentionné précédemment d’après al-Farrā’ et Abū l-ʿĀliyah.

﴿إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَهُمْ جَنَّاتٌ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الْأَنْهَارُ ۚ ذَٰلِكَ الْفَوْزُ الْكَبِيرُ﴾

Inna lladhīna āmanū wa ʿamilū ṣ-ṣāliḥāti lahum jannātun tajrī min taḥtihā l-’anhāru dhālika l-fawzu l-kabīr [11]

Ceux qui ont cru et accompli les bonnes œuvres auront des Jardins sous lesquels coulent les rivières. C’est le grand succès.

Le sens de ce verset est général, et le grand succès désigne le Paradis. Al-Farrā’ a dit : Ils ont échappé au châtiment des mécréants et au châtiment de l’au-delà, quel grand succès ! Et cela est basé sur son avis que le feu ne les a pas brûlés, mais a plutôt brûlé les mécréants qui étaient présents, c’est-à-dire le roi et ceux qui étaient avec lui.

﴿إِنَّ بَطْشَ رَبِّكَ لَشَدِيدٌ﴾

Inna baṭsha Rabbika lashadīd [12]

Certes le châtiment de ton Seigneur est terrible.

Ibnou ʿAbbās a dit : Son châtiment, quand Il châtie les oppresseurs et les tyrans, est très dure.

﴿إِنَّهُ هُوَ يُبْدِئُ وَيُعِيدُ﴾

Innahu huwa yubdi’u wa yuʿīd [13]

C’est Lui qui commence la création et ressuscite.

C’est-à-dire qu’Il les a créés au commencement, puis Il les ressuscite après les avoir transformés en poussière.

﴿وَهُوَ الْغَفُورُ الْوَدُودُ﴾

Wa huwa l-Ghafūru l-Wadūd [14]

Et Il est Celui Qui pardonne et fait miséricorde.

Après avoir mentionné la sévérité de Son châtiment Il a mentionné qu’Il est Celui Qui pardonne, Celui Qui voile les péchés de Ses esclaves, et Il est miséricordieux envers eux et bienfaisant envers eux.

﴿ذُو الْعَرْشِ الْمَجِيدُ﴾

Dhū l-ʿArshi l-Majīd [15]

Celui à qui appartient le Trône, al-Majīd.

Ḥamzah et al-Kisā’ī ont lu "al-Majīdi" avec un kasrah (génitif) en tant qu’attribut du Trône. Les autres ont lu avec un ḍammah (nominatif) en tant qu’attribut de Allāh عز وجل. Le sens est que Allāh a pour attribut toute perfection qui est digne de Lui, Il a pour attribut la toute Puissance et la sagesse. Allāh a spécifié le Trône par honneur et pour attirer l’attention sur le fait qu’il est la plus grande des créatures en terme de taille. Allāh est Celui à qui appartient le Tône, Il est Celui Qui domine le Trône et Qui le préserve. Et Allāh est Celui Qui domine ce qui est en dessous du Trône par priorité. De même que Allāh a dit : ﴾وَهُوَ رَبُّ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ﴿ "wa huwa Rabbu l-ʿArshi l-ʿAḍhīm" [Sūrat At-Tawbah ‘āyah 129] ce qui signifie : "et Il est le Seigneur du Trône émminent".

Et il n’est pas permis à quiconque de s’imaginer que la spécification du Trône par Allāh implique que Allāh est établi dessus, comme l’ont prétendu certains mushabbihah (ceux qui assimilent Allāh aux créatures). Au contraire, la croyance des Salaf et de ceux qui les ont suivis avec excellence est d’exempter Allāh de toute ressemblance avec les créatures, en se basant sur la parole de Allāh : ﴾لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ﴿ "laysa kamithlihi shay’un" [Sūrat Ash-Shūrā ‘āyah 11] qui signifie : "Absolument rien n’a de ressemblance avec Allāh".

L’Imām al-Bayhaqiyy, le célèbre Ḥāfiḍh, a dit dans son livre "Al-Iʿtiqād ʿalā madhhabi s-Salaf ahli s-Sunnati wa l-Jamāʿah" : "Il est obligatoire de savoir que l’istawā’ de Allāh Subḥānahu wa Taʿālā n’est pas un istawā’ d’un redressement après une courbure, ni un établissement dans un endroit, ni un contact avec quoi que ce soit de Sa création. Mais Il est istawā sur Son Trône comme Il l’a annoncé, sans comment (bilā kayf), sans endroit (bilā ’ayn), n’ayant aucune ressemblance avec les créatures. Et que Son Majī’ n’est pas une venue d’un endroit à un autre, et que Son i’tyān n’est pas un mouvement, et que Son Nuzūl n’est pas un déplacement, et que Son Être n’est pas un corps, et que Son Wajh n’est pas une image, et que Son Yad n’est pas un membre, et que Son ʿayn n’est pas une pupille. Ce sont seulement des attributs rapportés par la révélation que nous affirmons et dont nous nions tout comment. Car Allāh Taʿālā a dit : ﴾لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ﴿ "laysa kamithlihi shay’un" [Sūrat Ash-Shūrā ‘āyah 11] qui signifie : "Absolument rien n’a de ressemblance avec Allāh", et Il a dit : ﴾وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَدٌ﴿ "Wa lam yakun lahu kufuwan aḥad" [Sūrat al-Ikhlāṣ ‘āyah 4] qui signifie : "Il n'a aucun équivalent", et Il a dit : ﴾هَلْ تَعْلَمُ لَهُ سَمِيًّا﴿ "Hal taʿlamu lahu samiyyā" [Sūrat Maryam ‘āyah 65] qui signifie : "\bo{Il n'a aucun semblable}"." Puis il a rapporté, que Allāh lui fasse miséricorde, avec sa chaîne de transmission que al-Awzāʿī, Mālik, Sufyān ath-Thawrī et Layth ibn Saʿd ont été interrogés sur ces ḥadīth, c’est-à-dire le ḥadīth du Nuzūl et ce qui y ressemble, et ils ont dit : "Confirmez les tels qu’ils sont venus, sans comment." Et il a dit : "Certes, celui qui décrit Allāh avec un comment implique de comparer Allāh à Sa création dans les attributs des choses créées." Fin de la parole d’al-Bayhaqiyy, et elle est précieuse. Certains gens de la Sunnah ont interprété l’istawā’ par la domination, al-Qahr.

﴿فَعَّالٌ لِّمَا يُرِيدُ﴾

Faʿʿālun limā yurīd [16]

Il fait absolument ce qu’Il veut.

Rien ne le rend incapable.

﴿هَلْ أَتَاكَ حَدِيثُ الْجُنُودِ﴾

Hal atāka ḥadīthu l-junūd [17]

T’est-il parvenu le récit des armées ?

C’est-à-dire : Ô Mouḥammad, le récit des foules tyranniques des nations passées et des châtiments qui les ont frappées t’est parvenu. De même, les mécréants de Qouraysh seront frappés d’un châtiment similaire à celui qui a frappé ces armées. Ce sont les foules qui s’étaient préparées à combattre les prophètes de Allāh.

﴿فِرْعَوْنَ وَثَمُودَ﴾

Firʿawna wa Thamūd [18]

Pharaon et Thamūd.

Ceci est un substitut de "al-junūd" pour monter qui sont ces mécréants.

﴿بَلِ الَّذِينَ كَفَرُوا فِي تَكْذِيبٍ﴾

Bali alladhīna kafarū fī takdhīb [19]

Mais ceux qui ont mécru sont dans le démenti.

C’est-à-dire que les polythéistes de la Mecque sont dans leur démenti envers toi et envers le Qour’ān, ils n’ont donc pas tiré de leçon de ceux qui les ont précédés.

﴿وَاللَّهُ مِن وَرَائِهِم مُّحِيطٌ﴾

Wa l-Lāhu min warā’ihim muḥīṭ [20]

Et Allāh sait tout d’eux.

C’est-à-dire que rien de leurs actions ne Lui échappe عز وجل.

﴿بَلْ هُوَ قُرْآنٌ مَّجِيدٌ﴾

Bal huwa Qour’ānun Majīd [21]

C’est plutôt un Qour’ān Glorieux.

C’est-à-dire noble, car c’est la parole de Allāh, et non de la poésie, ni de la divination, ni de la sorcellerie.

﴿فِي لَوْحٍ مَّحْفُوظٍ﴾

Fī Lawḥin Maḥfūḍh [22]

Dans une Table préservée.

La Table préservée (al-Lawḥ al-Maḥfūḍh) est celle d’où ont été copiés le Qour’ān et tous les autres Livres révélés. Elle est protégée de toute altération, ajout ou suppression, et des shayāṭīn (diables). Nāfiʿ a lu "maḥfūḍhun" avec un rafʿ (nominatif) comme attribut de "Qour’ān", ce qui signifie que le Qour’ān est protégé de l’altération et de la modification. Les autres récitateurs ont lu avec un jarr (génitif) comme attribut de "lawḥ" (table). Les savants ont divergé quant à savoir si la Table préservée est au-dessus du Trône ou en dessous. Allāh Subḥānahu wa Taʿālā sait toute chose.

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