Le décret divin est un bien : L'histoire inspirante du roi et de son ministre sage
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, absolument rien ne ressemble à Allāh et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouḥammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ’Adam au dernier Mouḥammad.
Dans les récits traditionnels regorgeant de leçons de vie, l'histoire de ce roi et de son ministre sage demeure un exemple incontournable de patience et de clairvoyance. Face à chaque imprévu ou blessure, le ministre rappelait inlassablement une vérité fondamentale pour tout croyant : chaque événement cache une sagesse profonde voulue par le Créateur. Allāh fait ce qu’Il veut Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.
Ce récit illustre à merveille comment un accident douloureux — la perte d'un doigt — est devenu le moyen inattendu de sauver la vie du souverain face à des adorateurs d'idoles, tandis que l'emprisonnement du ministre l'a préservé d'une fin funeste. Une leçon intemporelle qui invite chaque esclave de Allāh à accepter le destin avec sérénité et à comprendre que un mal apparent peut en réalité abriter un grand bienfait.
كَانَ هُنَاكَ مَلِكٌ مِنَ المُلُوكِ فِي الزَّمَانِ المَاضِي، وَكَانَ لَهُ وَزِيرٌ عَاقِلٌ ذَكِيٌّ، كَانَ كُلَّمَا أَصَابَ المَلِكَ أَمْرٌ، قَالَ لَهُ المَزِيرُ : خَيْرٌ إِنْ شَاءَ اللهُ.
Il y avait autrefois un roi qui avait un ministre sage et intelligent. Chaque fois qu'il arrivait malheur au roi, le ministre lui disait : « C'est un bien, si Allāh le veut. »
وَفِي يَوْمٍ مِنَ الأَيَّامِ انْقَطَعَ أُصْبُعٌ مِنْ أَصَابِعِ المَلِكِ، فَقَالَ الوَزِيرُ : خَيْرٌ إِنْ شَاءَ اللهُ، فَغَضِبَ المَلِكُ غَضَبًا شَدِيدًا وَقَالَ : وَأَيُّ خَيْرٍ فِي قَطْعِ أُصْبُعِي ؟! ثُمَّ أَمَرَ بِحَبْسِ الوَزِير.
Un jour, le roi se coupa un doigt. Le ministre lui dit alors : « C'est un bien, si Allāh le veut. » Le roi se mit dans une grande colère et dit : « Et quel bien y a-t-il dans le fait que mon doigt soit coupé ?! » Il ordonna alors que l'on emprisonne le ministre.
وَلَمَّا أُدْخِلَ المَزِيرُ السِّجْنَ، قَالَ : خَيْرٌ إِنْ شَاءَ اللهُ. وَكَانَ المَلِكُ يَخْرُجُ فِي كُلِّ أُسْبُوعٍ لِلصَّيْدِ، فَخَرَجَ فِي ذَلِكَ الأُسْبُوعِ، وَتَبِعَ صَيْدًا فَعَمِقَ فِي الغَابَةِ وَابْتَعَدَ عَنْ جُنُودِهِ وَحُرَّاسِهِ حَتَّى ضَاعَ فِيهَا.
Lorsqu'il fut jeté en prison, le ministre dit : « C'est un bien, si Allāh le veut. » Le roi avait l'habitude de sortir chaque semaine pour chasser. Il sortit donc cette semaine-là, et en poursuivant un gibier il s'enfonça profondément dans la forêt. Il s'éloigna de ses soldats et de ses gardes au point de se perdre.
وَصَادَفَ أَنْ كَانَ فِي هَذِهِ الغَابَةِ أُنَاسٌ يَعْبُدُونَ الأَصْنَامَ، فَمَسَكُوا المَلِكَ لِيُقَدِّمُوهُ قُرْبَانًا لِصَنَمِهِمْ، وَلَمَّا أَرَادُوا ذَبْحَهُ وَجَدُوا أُصْبُعَهُ مَقْطُوعًا.
Il se trouva que dans cette forêt vivaient des gens qui adoraient des idoles. Ils capturèrent le roi afin de l'offrir en sacrifice à leur idole, mais au moment de l'égorger, ils s'aperçurent qu'il lui manquait un doigt.
فَقَالُوا : إِنَّ هَذَا الرَّجُلَ نَاقِصٌ، وَلَا يَجُوزُ أَنْ نُقَدِّمَ لِصَنَمِنَا قُرْبَانًا نَاقِصًا، فَتَرَكُوهُ وَأَطْلَقُوا سَرَاحَهُ.
Ils se dirent alors : « Cet homme a un défaut physique, et il ne nous est pas permis d'offrir à notre idole un sacrifice qui présente un défaut. » Ils le relâchèrent donc et lui rendirent sa liberté.
رَجَعَ المَلِكُ إِلَى قَصْرِهِ بَعْدَ أَنْ نَجَا مِنَ المَوْتِ، وَتَذَكَّرَ كَلَامَ وَزِيرِهِ عِنْدَمَا قُطِعَ أُصْبُعُهُ، فَعَلِمَ أَنَّ قَطْعَ أُصْبُعِهِ كَانَ فِيهِ خَيْرٌ كَبِيرٌ لَهُ، فَأَمَرَ بِإِخْرَاجِ الوَزِيرِ مِنَ السِّجْنِ وَأَحْضَرَهُ بَيْنَ يَدَيْهِ.
Le roi retourna dans son palais après avoir échappé à la mort. Il se rappela alors les paroles de son ministre lorsque son doigt avait été coupé, et comprit que cet accident avait été un grand bien pour lui. Il ordonna de faire sortir le ministre de prison et le fit venir devant lui.
وَاعْتَذَرَ المَلِكُ لِلْوَزِيرِ ثُمَّ سَأَلَهُ : عَرَفْتُ الخَيْرَ فِي قَطْعِ أُصْبُعِي، فَمَا الخَيْرُ فِي دُخُولِكَ السِّجْنَ ؟ فَقَالَ الوَزِيرُ : لَوْ لَمْ أَكُنْ فِي السِّجْنِ لَكُنْتُ مَعَكَ فِي الصَّيْدِ، وَلَمَّا وَجَدُوكَ نَاقِصًا تَرَكُوكَ وَقَدَّمُونِي أَنَا قُرْبَانًا لِأَنَّنِي سَلِيمٌ ! فَضَحِكَ المَلِكُ وَقَالَ : خَيْرٌ إِنْ شَاءَ اللهُ.
Le roi s'excusa auprès du ministre puis lui demanda : « J'ai compris en quoi le fait d'avoir le doigt coupé était un bien pour moi, mais quel bien y avait-il pour toi à entrer en prison ? » Le ministre répondit : « Si je n'avais pas été en prison, j'aurais été avec vous à la chasse. Quand ils auraient vu votre défaut, ils vous auraient laissé et m'auraient offert moi en sacrifice car je n'ai aucun défaut physique ! » Le roi rit alors et dit : « C'est un bien, si Allāh le veut. »
https://www.islam.ms/?p=923

