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Péchés du Coeur: l’Insouciance vis à vis du châtiment de Allāh

La signification de « l’insouciance vis à vis du châtiment de Allāh », selon certains châfiʿiyy, est de se laisser aller à commettre les péchés tout en comptant sur la miséricorde de Allāh. Ceci compte parmi les grands péchés qui ne font pas sortir de l’Islam. Cependant c’est de la mécréance de croire que Allāh ne châtie pas dans l’absolu la personne pour ses péchés tant que cette personne est croyante. Ceci est de la mécréance selon tous les savants comme l’ont indiqué Aboū Jaʿfar Aṭ-Ṭaḥāwiyy et an-Naçafiyy et d’autres

Le tawassoul par les prophètes.

Il est permis de faire le tawassoul par les prophètes selon l’Unanimité. Le tawassoul, c’est demander l’obtention d’un profit ou l’évitement d’une nuisance en évoquant le nom d’un prophète ou d’un saint par honneur envers celui par qui on fait le tawassoul, tout en croyant que c’est Allāh Qui crée le profit et la nuisance.

Histoire et Récit des Compagnons de la Caverne

Un jour, l’un des compagnons de notre maître ʿÎçâ le Messie (‘alayhi s-salâm), à savoir l’un des Hawâriyyôun « les apôtres » et qui était musulman et appelait à la religion de l’Islam, l’un des apôtres donc visita cette ville et s’y installait. Il travaillait dans un bain public (Hammam) où les gens venaient se laver. Or le propriétaire de ce bain public vit une grande bénédiction de la part de cet employé et lui confia toutes les affaires de ce bain public. Cet apôtre fit la connaissance des jeunes gens de cette ville et il leur enseigna le tawḥīd, le fait que Dieu est le Créateur de toute chose et qu’Il n’est donc pas concerné par le fait d’avoir un fils, une forme et d’exister dans un endroit. En effet, Celui qui a crée les formes et les endroits existe sans forme ni endroit.

Celui qui jette une feuille sur laquelle il y a le nom de Allāh dans les ordures devient mécréant.

Il n’est pas permis de jeter une feuille sur laquelle il y a le nom de Allāh dans les ordures. Celui qui le fait devient mécréant. Allāh dit ce qui signifie : « Est-ce de Allāh, de Ses ’āyah ou de Ses messagers que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants » [soūrat At-Tawbah / 65-66].

Al-Qāḍī ʿIyâḍ rapporte l’unanimité sur le fait que l’ange de la mort s’appelle ʿAzrâ’îl

Dans son livre Ach-Chifa (page 489 de cette édition) Al-Qadi ’Iyad a dit au sujet du nom des Anges: « والمشتهر المتفق عليه بالإجماع القاطع كجبريل و ميكائيل ومالك […] وكعزرائيل…» « Ce qui est connu par accord et qui fait l’unanimité de manière catégorique: Jibrîl (ange Gabriel), Mika’îl (ange Mikael), Malik […] et ’Azrâ’îl… »

Le ta’wīl l’interprétation du Qour’ān et ḥadīth.

Le ta’wīl consiste à interpréter un texte par un autre sens que son sens apparent. Cette interprétation est permise pour les ‘āyah et les ḥadīth dont le sens apparent laisse penser que Allāh aurait une main, un visage ou qu’Il serait assis au-dessus du Trône (ʿarch) ou qu’Il habiterait dans une direction ou qu’Il aurait une des caractéristiques des créatures. Allāh taʿālā dit ce qui signifie : « N’en sait l’interprétation que Allāh et ceux qui sont versés dans la science » [soūrat ‘Ali ʿImrān / 7].

L’imam ’Aboū Ḥanīfah : Biographie Fondateur de l’école Hanafite

L’Imam moujtahid ’Aboū Ḥanīfah (80 - 150 H) est le fondateur de l’école de jurisprudence (madh-hab) hanafite. Il était moujtahid absolu apte à déduire les lois à partir du Qour’ân et de la Sounnah (Hadîth). Il a énormément insisté sur la propagation de la croyance en l’existence de Dieu sans endroit et sans comment auprès des gens. Il a dit entre autres: « Dieu existait et il n’y avait pas d’endroit, Il existait avant de créer les créatures, Il existait il n’y avait pas d’endroit ni créatures ni aucune chose et Il est le Créateur de toute chose. »

Péchés des Yeux: Regarder les zones de pudeur

Parmi les péchés de l’œil, il y a regarder les zones de pudeur des autres même s’ils sont du même sexe, c’est-à-dire le fait que les hommes regardent la zone comprise entre le nombril et les genoux des hommes et que les femmes regardent la zone comprise entre le nombril et les genoux des femmes.

Explication du mot istawā dans la langue arabe

Dans la langue arabe, le terme « istawā » peut admettre quinze sens différents. Le mot istawā peut s’interprèter dans le sens de la domination (al-qahr). Dans la langue arabe, on dit (istawā foulânoun ʿala l-mamâlik) ce qui signifie : « Untel a dominé les royaumes » . Le poète a également dit (qadi stawâ bichroun ʿala l-ʿIrâqi ; min ghayri sayfin wa damin mouhrâq) ce qui signifie : « Certes, Bichr a dominé l’Irak sans utiliser d’épée et sans faire couler de sang ».

Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 9 à 12

Ibnou Al-Jawziyy a dit dans le sens de la ’āyah, il y a deux avis. Allāh taʿālā a fait qu’ils ne peuvent pas trouver le chemin de vérité, Il l’a voilé sur eux, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas sortir de la mécréance car c’est Dieu qui ouvre le cœur et ferme le cœur. C’est Dieu qui guide et égare soubḥānahou wa taʿālā. Et la deuxième explication est qu’ils ne peuvent pas voir le prophète pour lui nuire. Le prophète a récité ces ’āyah, quand il est sorti pour l’émigration, il citait ces ’āyah et il mettait du sable sur la tête des mécréants, ils ne l’ont pas vu. Il récitait les ’āyah de soūrat Yāçīn jusqu’à فَهُمْ لَا يُبْصِرُونَ ( fahoum lā youbṣiroūn).

Mendier quand on a sa suffisance

Parmi les péchés de la langue et qui est un grand péché, c’est que quelqu’un ayant sa suffisance grâce à ses biens ou grâce à son métier mendie, c’est-à-dire dans le cas où quelqu’un possède de quoi suffire à ses besoins de base ou bien s’il est capable de subvenir à ses besoins d’une manière qui soit licite.

Partage de l’héritage

Il n’est pas valable de partager un héritage laissé par un défunt avant que ne soient réglés tous les droits qui pèsent sur ce défunt : les dettes qu’il avait, que ce soient des dettes à l’égard des gens ou à l’égard de Allāh comme la zakât qui est obligatoire sur un bien, avant que ne soient exécutés ses legs, c’est-à-dire ce qu’il a recommandé de donner après sa mort et que ne soient mis de côté le prix d’un pèlerinage et d’une ʿoumrah qui sont à sa charge comme lorsque quelqu’un est mort alors qu’il devait encore les accomplir