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Explication sur l’Apostasie : croyances qui annulent l’Islam

Il est du devoir de tout musulman de conserver son Islam et de le garder de tout ce qui le corrompt, l’annule et le rompt, c’est-à-dire de l’apostasie [ar-riddah], comme le fait de douter au sujet de Allāh, de Son Messager, du Qour’ân, du jour dernier, du paradis, de l’enfer, de la récompense, du châtiment ou de toute autre chose du même genre faisant partie de ce qui fait l’objet de l’Unanimité et qui est connu d’évidence dans la religion.

Ordonner le Bien et Interdire le Mal en Islam

Le Messager de Allāh ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa sallam a dit: ce qui signifie: « Celui d’entre vous qui a su qu’un mal se pratique, qu’il le change par sa main, s’il est incapable, avec sa langue et s’il en est incapable, qu’il déteste cela par son cœur, et ceci étant le minimum que la foi exige » [rapporté par Mouslim]. Il est important en Islam d’ordonner le bien et d’interdire le mal si on en a la capacité et que cela ne va pas engendrer un mal plus grave.

Apostasie: actes et paroles qui annulent l’Islam

La règle est que toute croyance, tout acte ou toute parole qui signifie un rabaissement à l’égard de Allāh, de Ses Livres, de Ses messagers, de Ses anges, des signes emblématiques de la religion agréée par Allāh, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est une mécréance. Que cela soit en étant sérieux, en plaisantant ou en colère.

Règles Importantes Concernant l’Apostasie, la Mécréance et le Blasphème. Ce qui Annule l’Islam

Toute parole, tout acte ou toute croyance qui signifie une moquerie ou un dédain à l’égard de Allāh, de Ses Livres, de Ses messagers, de Ses anges, des rites de la religion agréée par Allāh, des signes de la religion agréée par Allāh, de Ses ’âyah, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est une mécréance.

Le devoir le plus éminent à l’égard de Allāh de la part de Ses esclaves

Le devoir le plus éminent à l’égard de Allāh de la part de Ses esclaves est de croire en Son unicité taʿâlâ (tawḥīd) et de ne pas adorer autre que Lui (ne rien Lui associer). En effet, adorer autre que Allāh est de la mécréance et la mécréance est le plus grand péché que puisse commettre l’esclave.

Les Règles d’Interprétations du Qour’ân et du Ḥadîth. Exégèse Correcte du Coran

Allāh taʿâlâ a fait descendre la révélation du Qour’ân au Prophète Mouḥammad ṣalla l-Lâhou ʿalayhi wa sallam dans une langue arabe. Le Qour’ân est un livre révélé, et c’est le meilleur des livres. Il ne comporte aucune contradiction. Allāh a fait de la compréhension de ce livre une épreuve pour les gens. Certaines personnes réussissent cette épreuve et se maintiennent sur la vérité et sur la croyance en l’unicité de Allāh, et d’autres échouent dans cette épreuve et s’égarent en tombant dans l’assimilation de Allāh à ses créatures.

Explication du Ḥadīth Al-Jāriyah & Versets et Ḥadīth Non Explicites

an-Nawawiyy, ar-Rāziyy et d’autres qui ont commenté le livre de Mouslim n’ont pas pris le Hadîth de al-jāriyah selon le sens apparent mais ils ont dit que (’ayna l-Lâh) vient dans le sens de l’interrogation sur la glorification et l’éminence de Allāh et non pas dans le sens de l’interrogation sur la localisation dans l’espace. Allāh ne ressemble pas à Ses créatures, Il n’habite pas les cieux ni la terre, Il existe sans endroit et sans comment. Les Ḥadīth et les ’Āyah non explicites ne sont pas pris selon leurs sens apparents.

Les versets non explicites

Dans la langue arabe, il y a de grandes possibilités d’utilisation des sens figurés et beaucoup de richesse dans le langage. De plus, les compagnons du Prophète ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam connaissaient les racines des mots et comprenaient leurs diverses significations. Celui donc qui ne s’autorise jamais à expliquer les textes par un autre sens que le sens apparent, c’est en raison de son peu de compréhension de la langue arabe. Quant à celui qui a de vastes connaissances dans la langue arabe d’origine [la langue dans laquelle a été révélé le Qour’ân], il lui est facile de comprendre les sens réels.

Exégèse de: اللهُ نُورُ السَّمَوَاتِ وَالأَرْض Allāhou nôurou s-samâwâti wa l-‘arḍ

Sa parole taʿālā : Allāhou nôurou s-samâwâti wa l-‘arḍ [sôurat n-Nôur, ‘âyah 35] signifie que Allāh taʿālā est Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre vers la lumière de la foi , rapporté par Al-Bayhaqiyy de ʿAbdou l-Lâh Ibnou ʿAbbâs, que Allāh les agrée tous deux. C’est-à-dire que Allāh donne la foi aux habitants du ciel qui sont les anges et à qui Il veut parmi les habitants de la terre qui sont les humains et les jinn. Allāh taʿālā n’est pas (nôur) dans le sens de « lumière ». En effet, c’est Lui Qui a créé la lumière.

La Miséricorde de Dieu est réservée aux Musulmans dans l’au-delà

Dans cette vie Dieu fait miséricorde aux musulmans et aux non-musulmans. Même l’air que respirent les non-croyants est une miséricorde de Dieu, mais dans l’au-delà, la miséricorde de Dieu est spécifique aux musulmans. Il n’est donc pas permis de demander miséricorde pour celui qui meurt non-musulman car Dieu ne pardonne pas à celui qui meurt non-croyant.

L’Imam An-Nawawiyy explique le ḥadīth al-Jâriyah (ḥadīth de la femme esclave)

L’Imam An-Nawawiyy confirme que Dieu n’a aucune ressemblance avec les créatures, il est impossible à son sujet la localisation et la direction et que les ḥadîths équivoques ne sont pas interprétés dans un sens qui n’est pas digne de Allāh.

L’Imam Al-Qourtoubi explique le ḥadīth de la femme esclave et le verset « A-amintoum man fi s-samâ’ »

L’Imam Al-Qourtoubi confirme que la voie des gens de la vérité est de croire que Allāh n’est ni dans les cieux, ni au-dessus des cieux, ni sur terre. Et il explique que le verset « A-’amintoum man fis-samâ’ » [sôurat Al-Moulk], ainsi que le Hadîth de la femme esclave (jâriyah) et les autres textes de cet ordre, ne sont pas à prendre selon le sens apparent, mais qu’ils doivent être interprétés de manière correct.