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La mi-Chaʿbân. 15 Chabane

Voici, mes frères, que la mi-Chaʿbân est de retour, que Allāh fasse qu’elle soit, pour nous tous et pour l’ensemble de la communauté, une occasion de bien et de bénédiction. Il convient de nous rappeler les uns aux autres certaines des bonnes œuvres qui ont été rapportées et qu’il convient d’accomplir durant cette nuit, certaines bonnes œuvres dont il nous est parvenu que notre Prophète éminent les accomplissait durant la nuit de la mi-Chaʿbân, en espérant que Allāh nous pardonne et nous fasse miséricorde. En effet, chacun de nous ne sait pas quel acte sera accepté de sa part, et lequel de ses actes sera la cause de sa sauvegarde du châtiment au Jour du Jugement.

Les Péchés des Pieds en Islam

Parmi les péchés du pied (et qui est un grand péché), il y a marcher pour commettre un péché, comme marcher pour dénoncer injustement un musulman c’est-à-dire lui nuire auprès du gouverneur sans droit ou ce qui est du même genre, ou bien pour le tuer, c’est-à-dire marcher pour tuer un musulman ou bien pour lui nuire sans droit.

La preuve qu’il est permis de visiter les tombes aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

le ḥadīth qui signifie : « Visitez les tombes, car elles vous rappellent l’au-delà » [rapporté par Al-Bayhaqiyy].

Quelle est la preuve du caractère permis de la visite à la tombe du Prophète ?

La visite à la tombe du Prophète ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam est recommandée selon l’Unanimité. Le Qāḍī ʿIyad ainsi que An-Nawawiyy ont rapporté l’Unanimité à ce sujet. Allāh taʿālā dit ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allāh, et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils verraient que Allāh est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde » [soūrat An-Niçā’ / 64].

Rendre des Comptes le Jour du Jugement Dernier

Les livres des œuvres, sur lesquels les anges ont inscrit ce que les gens ont fait comme bien et ce qu’ils ont fait comme mal, seront diffusés au jour du Jugement pour que chacun lise ce qu’il y a dans son livre. Le fait que le livre soit reçu à la main droite est une preuve que la personne est sauvée. Quant à celui qui fait partie des perdants le jour du Jugement celui qui reçoit son livre à sa main gauche, il trouvera sa mauvaise fin qui lui a été dévoilée. Il va souhaiter n’avoir pas reçu son livre en raison de ce qu’il voit comme laideur de ses actes. Il va souhaiter que Allāh ne l’ait pas ressuscité pour l’interrogatoire. Il dira ce qui signifie: « Si seulement, c’était la dernière ! » c’est-à-dire la vie du bas monde et qu’il n’y a plus de résurrection après.

Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 9 à 12

Ibnou Al-Jawziyy a dit dans le sens de la ’āyah, il y a deux avis. Allāh taʿālā a fait qu’ils ne peuvent pas trouver le chemin de vérité, Il l’a voilé sur eux, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas sortir de la mécréance car c’est Dieu qui ouvre le cœur et ferme le cœur. C’est Dieu qui guide et égare soubḥānahou wa taʿālā. Et la deuxième explication est qu’ils ne peuvent pas voir le prophète pour lui nuire. Le prophète a récité ces ’āyah, quand il est sorti pour l’émigration, il citait ces ’āyah et il mettait du sable sur la tête des mécréants, ils ne l’ont pas vu. Il récitait les ’āyah de soūrat Yāçīn jusqu’à فَهُمْ لَا يُبْصِرُونَ ( fahoum lā youbṣiroūn).

La biographie du troisième calife: le compagnon ʿOuthmân Ibnou ʿAffân

ʿOuthmân a eu la charge du califat de l’an 24 à l’an 36 de l’hégire. L’empire musulman s’est agrandi durant cette période. ʿOuthmân a joué un rôle décisif dans la diffusion du Mouṣ-ḥaf (le livre du Qour’ân). Durant son califat, il a repris les feuillets rassemblés par Abôu Bakr et les a fait vérifier et confirmer par les compagnons avant de les faire copier en un seul livre. Il a diffusé plusieurs exemplaires de ce livre dans l’empire musulman pour qu’ils servent de référence.

Rencontre du Prophète Moūçā et Al-Khaḍir

Allāh taʿālā dit ce qui signifie: « Ils trouvèrent un de Nos esclaves pieux, à qui Nous avions accordé une miséricorde de Notre part et à qui Nous avions enseigné une science de Notre part. Moūçā lui dit: pourrai-je t’accompagner afin que tu m’enseignes de ce que tu as appris ? l’homme lui répondit: Tu ne pourras pas faire preuve de patience en ma compagnie ! » [soūrat al-Kahf].

L’Importance de choisir le Bon Compagnon en Islam. Fréquenter le Bon Musulman

Il convient, pour choisir le compagnon, de rechercher cinq critères: qu’il soit raisonnable et sensé avec un excellent comportement, qu’il ne soit un grand pécheur, ni un mauvais innovateur, ni quelqu’un qui court derrière le bas monde. Pour ce qui est de la raison, c’est le capital, il n’y a pas de bien à tenir la compagnie de quelqu’un de stupide car il se peut qu’il veuille t’être utile mais il te nuira. Pour ce qui est de l’excellence dans le comportement, c’est indispensable car combien de ceux qui sont dotés de raison, lors de la colère ou d’un désir, suivent leurs passions. Il n’y a pas de bien à tenir la compagnie d’une telle personne. Concernant le grand pécheur, il ne craint pas Allāh, et celui qui ne craint pas Allāh, on n’a pas confiance en son comportement et en sa conduite. Il n’est pas fiable. Quant au mauvais innovateur, on craint, quand on tient sa compagnie, la transmission de sa mauvaise innovation.

Quelle est la preuve qu’il est possible que le mort tire profit de l’aumône ?

Lorsque le fils de ’Adam meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : Une aumône qui court, une science dont on tire profit et un enfant vertueux qui fait des invocations en sa faveur [rapporté par Mouslim].

Les Pièges de satan chayṭān. Récit de l’ermite égaré

Un jour, deux jeunes hommes voulurent quitter leur région pour faire fructifier leurs biens commerciaux. Ces jeunes hommes subvenaient à leur charge ainsi qu’à celle de leur sœur. Avant de la quitter le temps de leur voyage, ils voulurent charger une personne digne de confiance pour qu’elle puisse s’occuper d’elle, en lui achetant ce dont elle avait besoin durant leur absence.

Explication du ḥadīth au sujet de celui qui soulage un croyant d’un tourment.

Mouslim a rapporté, d’après Abou Hourayrah qu’il a dit: le Messager de Allāh a dit ce qui signifie: "celui qui soulage un croyant d’un des tourments du bas monde, Allāh le soulage d’un des tourments du Jour du Jugement, celui qui facilite pour quelqu’un qui est dans la difficulté, Allāh lui facilite dans le bas monde et dans l’au-delà, celui qui ne dévoile pas un musulman, Allāh ne le dévoile pas dans le bas monde et dans l’au-delà, Allāh aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère, et celui qui suit un chemin par lequel il recherche d’acquérir une science, Allāh lui facilite grâce à ce chemin un chemin pour le Paradis, et toutes les fois que des gens se réunissent dans une des mosquées pour réciter le Livre de Allāh et pour l’étudier entre eux, alors la sérénité descend sur eux, la miséricorde les enveloppe, et les anges les entourent et Allāh fait qu’ils soient mentionnés par les anges des plus hauts degrés, et celui qui n’œuvre pas suffisamment, son ascendance ne va pas lui compenser son manquement."