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Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 69 à 75

Ce n’est pas de la poésie mais c’est un dhikr, une évocation, un qour’ān clair, c’est une évocation de la part de Dieu par lequel sont exhortés les humains et les jinns, c’est un Livre Céléste qu’on récite dans les lieux d’adoration et les lieux de prière. Et en le récitant, en agissant conformément à ce qour’ān, on a la réussite dans le bas-monde et dans l’au-delà. Donc, il est loin de la poésie qui vient souvent des mauvaises suggestions du chayṭān.

Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 1 à 8

Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 1 à 8: d’après ʿAbdou l-Lāh Ibnou ʿAbbās, que Allāh les agrée tous les deux, cela signifie: « Yā ’inçān: Ô toi être humain ». Et d’après Ibnou Al-Hanafiyah, cela signifie: « Ô toi Mouḥammad »

Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 26 à 32

Ḥabīb An-Najār a dit: « Si seulement mon peuple sait le pardon que Dieu m’a accordé et ce par quoi Il m’a honoré qui est le Paradis », qui est la récompense du musulman. Et il lui a été dit: « Entre au Paradis », c’est-à-dire sa récompense car il est mort musulman, c’est d’entrer au Paradis, et cela montre que le Paradis est déjà créé. Le Paradis est au-dessus du septième ciel, séparé, il y a sept cieux séparés et au-dessus, il y a le Paradis. Et l’enfer est déjà créé, il est en dessous de la septième terre. Et la tombe de Ḥabīb An-Najār est dans le marché d’Antakya, il est celui qui a cru aux envoyés de ʿĪçā’. Tous les Prophètes ont appelé à l’Islam, qui est la religion de vérité.

Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 18 à 25

Nous avons évoqué l’explication de soūrat yāçīn et comment ʿĪçā’ a envoyé des gens pour appeler des gens qui adorent les statues, les idôlatres à l’Islam. Il a envoyé deux personnes ensuite une troisième. Et il y en a un qui s’appelle Ḥabīb An-Najār qui a cru. Et il est cité comment il dit à son peuple: « Suivez ces envoyés, ceux-là, ceux qui ne vous demandent pas de salaire et ils sont sur un bon chemin ».

Al-Ghazâliyy dit que l’istiwa de Allāh n’est pas un établissement et que Dieu existe sans endroit.

L’Imam Al-Ghazâliyy dit que l’istiwa de Allāh n’est pas un établissement et que Dieu existe sans endroit.

L’Imam Al-Qourtoubi explique le ḥadīth de la femme esclave et le verset « A-amintoum man fi s-samâ’ »

L’Imam Al-Qourtoubi confirme que la voie des gens de la vérité est de croire que Allāh n’est ni dans les cieux, ni au-dessus des cieux, ni sur terre. Et il explique que le verset « A-’amintoum man fis-samâ’ » [sôurat Al-Moulk], ainsi que le Hadîth de la femme esclave (jâriyah) et les autres textes de cet ordre, ne sont pas à prendre selon le sens apparent, mais qu’ils doivent être interprétés de manière correct.

Explication du ḥadīth de Al-jāriyah Femme esclave

An-Nawawiyy dans son commentaire du ḥadīth a dit : « La parole (’ayna l-Lāh) est une interrogation au sujet du mérite (al-makānah) et non au sujet de l’endroit (al-makān) ». Elle signifie : Quelle glorification accordes-tu dans ton cœur pour Allāh ? Et lorsqu’elle a répondu : (Fi s-samā’), cela veut dire qu’Il a un très grand mérite, c’est-à-dire que Allāh mérite une très grande vénération. Il n’est pas permis de croire que le Messager a interrogé cette femme esclave au sujet de l’endroit. Il n’est pas permis non plus de croire que cette femme esclave a voulu dire qu’Il habite le ciel.

Les Versets Explicites

La plupart des textes de la révélation du Qour’ân et du ḥadîth sont des textes explicites. Nous allons citer les principaux versets explicites qui concernent la croyance au sujet de Allāh. Allāh taʿālā dit ce qui signifie : « N’attribuez pas d’équivalents (ou des semblables) à Allāh » [sôurat An-Naḥl / ‘âyah 74]. Les savants spécialistes des fondements de la croyance ont dit que la plus explicite des ‘âyah du Qour’ân au sujet de la non ressemblance absolue entre Allāh et ses créatures, c’est le verset 11 de sôurat Ach-Chôurâ qui signifie : « Rien (dans l’absolu) n’a de ressemblance avec Lui ».

Les ḥadīth non explicites

Al-Boukhāriyy a rapporté que le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam a dit: سَبْعَةٌ يُظِلُّهُمُ اللَّهُ فِي ظِلِّهِ يَوْمَ لاَ ظِلَّ إِلاَّ ظِلُّهُ (sabʿatoun youḍhil-louhoumou l-Lâhou fī ḍhil-lih yawma lâ ḍhilla ‘il-lâ ḍhillouh) ce qui signifie : « Il y a sept catégories de personnes que Allāh protègera à l’ombre du Trône, le Jour où il n’y aura pas d’autres ombres que l’ombre du Trône ». Dans ce ḥadīth, il s’agit d’une indication que l’ombre en question correspond à l’ombre d’une chose honorée (at-tachrîf) selon le jugement de Allāh, et il s’agit du Trône. Ce ḥadīth ne signifie donc pas comme le prétendent faussement les moujassimah [ceux qui attribuent à Allāh le corps], que ces sept catégories de personnes seront sous l’ombre de Dieu au Jour du Jugement. Ces égarés ont clairement affichés leur croyance anthropomorphiste en donnant à ce ḥadīth une telle signification.

Les versets non explicites

Dans la langue arabe, il y a de grandes possibilités d’utilisation des sens figurés et beaucoup de richesse dans le langage. De plus, les compagnons du Prophète ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam connaissaient les racines des mots et comprenaient leurs diverses significations. Celui donc qui ne s’autorise jamais à expliquer les textes par un autre sens que le sens apparent, c’est en raison de son peu de compréhension de la langue arabe. Quant à celui qui a de vastes connaissances dans la langue arabe d’origine [la langue dans laquelle a été révélé le Qour’ân], il lui est facile de comprendre les sens réels.

Le Ministère des Affaires Islamiques du Maroc explique l’Istiwa de Allāh

Le Ministère des Affaires Islamiques au Maroc confirme que l’endroit et la localisation sont impossibles au sujet de Dieu par unanimité et que Istawa ne peut pas être pris au sens apparent

Explication du Ḥadīth Al-Jāriyah & Versets et Ḥadīth Non Explicites

an-Nawawiyy, ar-Rāziyy et d’autres qui ont commenté le livre de Mouslim n’ont pas pris le Hadîth de al-jāriyah selon le sens apparent mais ils ont dit que (’ayna l-Lâh) vient dans le sens de l’interrogation sur la glorification et l’éminence de Allāh et non pas dans le sens de l’interrogation sur la localisation dans l’espace. Allāh ne ressemble pas à Ses créatures, Il n’habite pas les cieux ni la terre, Il existe sans endroit et sans comment. Les Ḥadīth et les ’Āyah non explicites ne sont pas pris selon leurs sens apparents.

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