ayah 14 sourate al baqarah. Apprendre l’Islam pour les convertis et les débutants gratuitement. Informations religion musulmane. Site Musulman Sunnite. Islam.ms

Devoir du Coeur en Islam: Glorifier les rites de la religion

Il est un devoir pour la personne responsable de glorifier les rites de la religion agréée par Allāh (l’Islam), en leur accordant la valeur que Allāh a ordonné de leur accorder, pas moins que cela et sans leur manquer de considération.

Devoir du Coeur en Islam: Remercier Dieu

Parmi les devoirs du cœur, il y a remercier Allāh pour Ses bienfaits, dans le sens de s’abstenir de les utiliser dans le péché. Le remerciement est de deux sortes: un remerciement obligatoire et un remerciement recommandé. Le remerciement qui est obligatoire: c’est l’acte incombant à l’esclave qui indique sa glorification du Bienfaiteur Qui lui a accordé un bienfait, à lui ou à quelqu’un d’autre, en délaissant la désobéissance à Allāh concernant ce bienfait.

Explication Traité de Croyance Musulmane de l’Imam Ibnou ʿASAKIR - Partie 8

Tout bienfait de la part de Dieu est une grâce; Ce n’est pas une obligation pour Allāh d’accorder à Ses esclaves des bienfaits. Il accorde les bienfaits par une grâce et une générosité de Sa part. Et s’Il ne leur accordait pas ces bienfaits, Il ne serait pas injuste envers eux, tout comme Il dit soubḥânah ce qui signifie: « Et n’eussent été la grâce et la miséricorde de Allāh, aucun d’entre vous n’aurait été guidé. ». Et tout châtiment de Sa part est une justice. Allāh n’est injuste envers personne. On ne doit pas faire d’objection à Allāh.

Explication Traité de Croyance Musulmane de l’Imam Ibnou ʿASAKIR - Partie 10

Dieu existe sans endroit, sans comment et sans direction. Il n’est pas permis de dire: « Depuis quand Allāh existe-t-Il ? » car il y a en cela l’attribution du début, d’exister après avoir été inexistant à Allāh et de l’écoulement du temps à Son sujet. Il n’est pas permis non plus de dire: « Où est Allāh ? » c’est-à-dire de demander dans quel endroit se trouverait Allāh, ni de dire: « Comment est-Il ? » parce qu’il y a en cela le fait de Lui attribuer les attributs des créatures.

Péchés du Coeur: l’Infatuation par l’obéissance à Allāh

L’infatuation par l’obéissance à Allāh c’est que l’esclave observe ses adorations et ses œuvres de bien comme provenant de lui-même tout en négligeant de se rappeler qu’il s’agit d’un bienfait que Allāh lui a accordé ; il oublie le bienfait que Allāh lui a accordé, c’est-à-dire Qui lui a fait grâce de cet acte, lui a donné la capacité de l’accomplir et lui a inspiré cela. L’esclave considère alors qu’il en a le mérite et il se glorifie lui même.

Péchés du Coeur: Douter au sujet de Allāh

Allāh taʿālā dit ce qui signifie: « Certes les croyants sont ceux qui ont cru en Allāh et en Son Messager et qui n’ont pas douté ». [soūrat Al-Ḥoujourāt / 15]. Ce verset indique que le doute au sujet de Allāh, de Son existence, de Sa puissance, ou de ce qui est du même ordre, fait sortir de l’Islam, et que la foi n’est réalisée qu’en étant catégorique alors que l’hésitation contredit le fait d’être catégorique.

Péchés du Coeur: l’Insouciance vis à vis du châtiment de Allāh

La signification de « l’insouciance vis à vis du châtiment de Allāh », selon certains châfiʿiyy, est de se laisser aller à commettre les péchés tout en comptant sur la miséricorde de Allāh. Ceci compte parmi les grands péchés qui ne font pas sortir de l’Islam. Cependant c’est de la mécréance de croire que Allāh ne châtie pas dans l’absolu la personne pour ses péchés tant que cette personne est croyante. Ceci est de la mécréance selon tous les savants comme l’ont indiqué Aboū Jaʿfar Aṭ-Ṭaḥāwiyy et an-Naçafiyy et d’autres

Péchés du Coeur: Désespérer de la miséricorde de Allāh

La signification de « désespérer de la miséricorde de Allāh », selon les chāfiʿiyy c’est que l’esclave préjuge du châtiment de son Seigneur en pensant que Allāh ne lui pardonnera pas et que Allāh sans aucun doute le châtiera en raison du grand nombre de péchés qu’il a commis. Selon cette signification, il s’agit d’un grand péché qui ne fait pas sortir de l’Islam.

Invocation à l’occasion du rapport conjugal

Al-Boukhâriyy et Mouslim ont rapporté de Ibnou ʿAbbâs, que Allāh les agrée tous deux, que le Prophète a dit ce qui signifie: « Si quelqu’un d’entre vous, lorsqu’il a un rapport avec sa femme, dit: bismi l-Lâh, Allāhoumma jannibna ch-chayṭāna wa jannibi ch-chayṭānâ mâ razaqtanâ – par le nom de Allāh, ô Allāh, éloigne de nous le chayṭān et éloigne le chaytan de ce que Tu nous pourvoies – , alors dans le cas où il leur est donné un enfant, le chayṭān ne lui nuira pas ».

L’exposition des actes. Le jugement (Al-Ḥiçāb)

Le jugement est une vérité. Il aura lieu par la parole de Allāh adressée aux esclaves dans leur totalité. Ils comprendront de la parole de Allāh le questionnement au sujet de ce qu’ils ont fait des bienfaits que Allāh leur a accordés. Le croyant pieux se réjouira, tandis que le mécréant ne se réjouira pas car il n’aura aucune récompense au Jour du jugement, il faillira plutôt en mourir. Il a été rapporté dans le ḥadīth ṣaḥīḥ: qui signifie: « Il n’y aura personne d’entre vous sans que son Seigneur ne lui parle au Jour du jugement sans aucun interprète entre Allāh et lui » [rapporté par ’Aḥmad et at-Tirmīdhiyy]

Les ḥadīth non explicites

Al-Boukhāriyy a rapporté que le Messager de Allāh ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam a dit: سَبْعَةٌ يُظِلُّهُمُ اللَّهُ فِي ظِلِّهِ يَوْمَ لاَ ظِلَّ إِلاَّ ظِلُّهُ (sabʿatoun youḍhil-louhoumou l-Lâhou fī ḍhil-lih yawma lâ ḍhilla ‘il-lâ ḍhillouh) ce qui signifie : « Il y a sept catégories de personnes que Allāh protègera à l’ombre du Trône, le Jour où il n’y aura pas d’autres ombres que l’ombre du Trône ». Dans ce ḥadīth, il s’agit d’une indication que l’ombre en question correspond à l’ombre d’une chose honorée (at-tachrîf) selon le jugement de Allāh, et il s’agit du Trône. Ce ḥadīth ne signifie donc pas comme le prétendent faussement les moujassimah [ceux qui attribuent à Allāh le corps], que ces sept catégories de personnes seront sous l’ombre de Dieu au Jour du Jugement. Ces égarés ont clairement affichés leur croyance anthropomorphiste en donnant à ce ḥadīth une telle signification.

Interdiction de vendre des substances enivrantes

Il est interdit de vendre des substances enivrantes. Entre dans le cadre de cette règle, entre autres, l’alcool à brûler, même s’il n’est pas destiné à être bu. Celui qui en a besoin, qu’il l’obtienne autrement que par la vente et l’achat. Comme en disant par exemple : « Vends-moi cette bouteille pour tant, sauf que j’utiliserai gratuitement l’alcool qu’elle contient ». En effet l’alcool à brûler est enivrant, il constitue l’essence même du vin. Il n’est pas permis de l’acheter car son jugement est le même que pour les autres substances enivrantes.