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Interprétation du Qour’ān Exégèse soūrat Yāçīn ’āyah 69 à 75

Ce n’est pas de la poésie mais c’est un dhikr, une évocation, un qour’ān clair, c’est une évocation de la part de Dieu par lequel sont exhortés les humains et les jinns, c’est un Livre Céléste qu’on récite dans les lieux d’adoration et les lieux de prière. Et en le récitant, en agissant conformément à ce qour’ān, on a la réussite dans le bas-monde et dans l’au-delà. Donc, il est loin de la poésie qui vient souvent des mauvaises suggestions du chayṭān.

Quelle est la part de la science de la religion qu’il est une obligation personnelle d’apprendre ?

Apprendre l’Islam: Il est un devoir pour toute personne responsable d’apprendre une part de la science de la religion dont on ne peut se passer : la croyance, la purification, la prière, la zakāt pour celui pour qui elle est obligatoire, le pèlerinage pour celui qui en est capable et les péchés du cœur, de la main, des yeux et autres.

Quel est le jugement de celui qui évoque le nom d’un prophète ou d’un saint en leur absence ?

Le jugement de celui qui évoque le nom d’un prophète ou d’un saint en leur absence, ceci est permis car le simple fait d’appeler ou de demander une chose inhabituelle ne constitue pas une adoration pour autre que Allāh.

Le sens du ḥadīth de la femme esclave (al-jāriyah).

An-Nawawiyy dans son commentaire du ḥadīth a dit : « La parole (’ayna l-Lāh) est une interrogation au sujet du mérite (al-makānah) et non au sujet de l’endroit (al-makān) ». Elle signifie : Quelle glorification accordes-tu dans ton cœur pour Allāh ? Et lorsqu’elle a répondu : (Fi s-samā’), cela veut dire qu’Il a un très grand mérite, c’est-à-dire que Allāh mérite une très grande vénération. Il n’est pas permis de croire que le Messager a interrogé cette femme esclave au sujet de l’endroit. Il n’est pas permis non plus de croire que cette femme esclave a voulu dire qu’Il habite le ciel.

Celui qui jette une feuille sur laquelle il y a le nom de Allāh dans les ordures devient mécréant.

Il n’est pas permis de jeter une feuille sur laquelle il y a le nom de Allāh dans les ordures. Celui qui le fait devient mécréant. Allāh dit ce qui signifie : « Est-ce de Allāh, de Ses ’āyah ou de Ses messagers que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants » [soūrat At-Tawbah / 65-66].

Quelle est la preuve que la voix de la femme n’est pas une ʿawrah ?

La voix de la femme n’est pas une ʿawrah "quelque chose d’intime" et que ce n’est pas quelque chose qu’elle doit dissimuler car Allāh dit ce qui signifie : « vous femmes dites des paroles de bien » [soūrat Al-’Ahzab / 32].

L’attribut de la Parole de Allāh.

Allāh parle mais pas comme nous parlons. Sa parole n’est pas de lettres ni une voix ni une langue. Allāh dit ce qui signifie : « Allāh a parlé à Moūçā assurément » [soūrat An-Niçā’ / 164].

Qu’est-ce que la destinée ?

Toute chose qui a lieu dans ce bas monde, que ce soit du bien ou du mal, que ce soit un acte d’obéissance ou de désobéissance, que ce soit une foi ou une mécréance, a lieu conformément à la prédestination de Allāh, à Sa volonté et à Sa science. Le bien, la foi et l’obéissance sont par Sa prédestination, par Son agrément - Sa volonté de récompenser -. Quant au mal, à la désobéissance et à la mécréance, ils ont lieu par la prédestination de Allāh et non par Son agrément.

Quelle est la preuve qu’il est possible que le mort tire profit de l’aumône ?

Lorsque le fils de ’Adam meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : Une aumône qui court, une science dont on tire profit et un enfant vertueux qui fait des invocations en sa faveur [rapporté par Mouslim].

Quelle est la preuve du caractère permis de la visite à la tombe du Prophète ?

La visite à la tombe du Prophète ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam est recommandée selon l’Unanimité. Le Qāḍī ʿIyad ainsi que An-Nawawiyy ont rapporté l’Unanimité à ce sujet. Allāh taʿālā dit ce qui signifie : « Si, ayant été injustes envers eux-mêmes, ils venaient auprès de toi pour demander le pardon à Allāh, et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils verraient que Allāh est Celui Qui accepte le repentir et Qui fait miséricorde » [soūrat An-Niçā’ / 64].

Quelle est la preuve du caractère permis de porter un ḥirz

Allāh taʿālā dit ce qui signifie : « Nous révélons du Qour’ân ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants » [soūrat Al-’Isrā’ / 82].

La signification du verset 47 de soūrat Adh-Dhāriyāt : wa s-samā’a banaynāhā bi’aydin wa ‘innā lamoūciʿoūn.

La signification du verset 47 de soūrat Adh-Dhāriyāt : wa s-samā’a banaynāhā bi’aydin wa ‘innā lamoūciʿoūn. Ibnou ʿAbbās a dit : « (bi ‘aydin) c’est-à-dire par une puissance (bi qoudrah). Ce n’est pas la main qui est visée ici car Allāh est exempt d’une telle chose ».