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Hajj : Jour de at-tarwiyah: huitième jour de dhou l-Ḥijjah

Lorsque les pèlerins sortent le jour de at-tarwiyah pour Minâ, ce qui est recommandé c’est d’y accomplir aḍh-ḍhouhr, al-ʿaṣr, al-maghrib et al-ʿichâ’, d’y passer la nuit et d’y accomplir la prière de aṣ-ṣoubḥ. Tout cela est recommandé mais ne fait pas partie d’un rite obligatoire. Ainsi, s’ils ne passent pas la nuit ou s’ils n’y entrent pas, ils ne se chargent de rien, mais ils ont raté ce qui est recommandé.

Hajj : Le lancer de Pierres aux trois Jamarah (bassins à Minā)

Le temps du lancer, du rasage du crâne et des tours rituels commence à la moitié de la nuit de Al-ʿîd et le temps du lancer dure jusqu’au coucher du soleil du dernier des jours de at-tachriq. Quant au rasage du crâne et aux tours rituels, leur temps n’a pas une fin particulière, ce temps demeure tant qu’il est vivant même si cela dure de nombreuses années. Quant au temps préférable pour ces actes, il commence par Jamratou l-ʿâqabah selon l’ordre qui est préférable. Et ce qui est recommandé, c’est d’y lancer après le lever du soleil, le soleil s’étant élevé de la hauteur d’une lance.

Hajj : La Station de ʿArafah

Les pèlerins se dirigent ensuite à ʿArafah qui est une montagne connue là-bas. Certains savants ont approuvé de dire pendant la route : (Allāhoumma ’ilayka tawajjahtou wa liwajhika l-karîmi ’aradt, fajʿal dhanbî maghfôurâ wa Ḥajjî mabrôurâ wa rḥamnî wa lâ toukhayyibnî ’innaka ʿalâ koulli chay’in qadîr ) ce qui signifie : « Ô Allāh je me fie à Toi, et c’est la recherche de Ton agrément qui est mon but ; fais que mon péché soit pardonné, mon pèlerinage doté de Ta grande récompense (mabrôur). Accorde-moi Ta miséricorde et fais que je ne sois pas déçu ; certes Tu es sur toute chose tout puissant ». Il multiplie ensuite at-talbiyah.

Hajj : L’arrivée à Mouzdalifah

Que celui qui est présent à Mouzdalifah tâche de veiller cette nuit en acte d’adoration, en prières, en récitation, en évocation, en invocations et en supplications. Qu’il se prépare ensuite après la moitié de la nuit et prenne de Mouzdalifah les pierres pour les jamarat notamment pour Jamratou l-ʿâqabah le jour de Al-ʿîd. Ce sont sept pierres. Qu’il prenne ses précautions en prenant plus, peut-être en perdra-t-il certaines et certains de nos compagnons ont dit : il en prend de Mouzdalifah pour les jamarât et pour les jours de at-tachriq également qui font soixante trois pierres. Les pierres sont plus petites, de la taille des pierres qu’on lance avec les doigts, ni plus grandes, ni plus petites, à savoir inférieur à celle d’une phalange, environ du grain de Al-Bâqillâ’. Certains ont dit de la taille d’un noyau. Il est déconseillé que cela dépasse cette taille. Il est déconseillé de casser la roche à cette fin sauf pour une raison mais il les ramasse petites.

Interdiction de Rompre ses relations avec un Musulman

Parmi les péchés du corps, il y a qu’un musulman rompe ses relations avec son frère musulman plus de trois jours sauf si c’est avec une excuse légale. Le Messager de Allāh a dit ce qui signifie: « Il n’est pas permis au musulman de rompre ses relations avec son frère plus de trois nuits durant lesquelles ils se rencontrent et qu’ils se détournent aussi bien l’un que l’autre; le meilleur des deux est celui qui passe le salâm en premier ».

Interdiction de s’endetter sans nécessité s’il n’espère pas pouvoir rembourser

Parmi les péchés du corps, il y a s’endetter pour celui qui n’est pas dans la nécessité s’il n’espère pas pouvoir rembourser la dette qu’il contracte à partir d’une ressource clairement envisagée dans le cas où son créancier n’est pas au courant c’est-à-dire qu’il ne connaît pas sa situation: le fait que l’emprunteur n’espère pas rembourser cette dette à partir d’une ressource clairement envisagée c’est-à-dire qu’il n’a pas des biens ou un métier à partir duquel il peut rembourser.

Interdiction du Brigandage en Islam

Parmi les péchés du corps, il y a le brigandage. Il s’agit d’un grand péché, qu’il y ait eu homicide ou prise de biens, que dire alors s’il y a eu en plus de la prise de biens un homicide ou des blessures. Allāh Taʿâlâ dit ce qui signifie: « Certes, seront durement rétribués ceux qui désobéissent à Allāh et à Son Messager et qui s’empressent de commettre la corruption sur terre » [sôurat Al-Mâ’idah / 34].

Preuves du Qour’ân sur l’existence de versets explicites et de versets non explicites

Allāh taʿālā dit ce qui signifie : « C’est Lui Qui a fait descendre sur toi le Livre qui comporte des verset explicites (mouḥkamah) qui sont la base du Livre (qui constituent la majeur partie des versets du Qour’ân) et d’autres [versets qui sont] non explicites (moutachâbihah) » [sourat ‘Ali ʿImrân / ‘ayah 7].

Les Versets Explicites

La plupart des textes de la révélation du Qour’ân et du ḥadîth sont des textes explicites. Nous allons citer les principaux versets explicites qui concernent la croyance au sujet de Allāh. Allāh taʿālā dit ce qui signifie : « N’attribuez pas d’équivalents (ou des semblables) à Allāh » [sôurat An-Naḥl / ‘âyah 74]. Les savants spécialistes des fondements de la croyance ont dit que la plus explicite des ‘âyah du Qour’ân au sujet de la non ressemblance absolue entre Allāh et ses créatures, c’est le verset 11 de sôurat Ach-Chôurâ qui signifie : « Rien (dans l’absolu) n’a de ressemblance avec Lui ».

Les versets non explicites

Dans la langue arabe, il y a de grandes possibilités d’utilisation des sens figurés et beaucoup de richesse dans le langage. De plus, les compagnons du Prophète ṣalla l-Lāhou ʿalayhi wa sallam connaissaient les racines des mots et comprenaient leurs diverses significations. Celui donc qui ne s’autorise jamais à expliquer les textes par un autre sens que le sens apparent, c’est en raison de son peu de compréhension de la langue arabe. Quant à celui qui a de vastes connaissances dans la langue arabe d’origine [la langue dans laquelle a été révélé le Qour’ân], il lui est facile de comprendre les sens réels.

Explication du mot istawā dans la langue arabe

Dans la langue arabe, le terme « istawā » peut admettre quinze sens différents. Le mot istawā peut s’interprèter dans le sens de la domination (al-qahr). Dans la langue arabe, on dit (istawā foulânoun ʿala l-mamâlik) ce qui signifie : « Untel a dominé les royaumes » . Le poète a également dit (qadi stawâ bichroun ʿala l-ʿIrâqi ; min ghayri sayfin wa damin mouhrâq) ce qui signifie : « Certes, Bichr a dominé l’Irak sans utiliser d’épée et sans faire couler de sang ».

Exégèse de: اللهُ نُورُ السَّمَوَاتِ وَالأَرْض Allāhou nôurou s-samâwâti wa l-‘arḍ

Sa parole taʿālā : Allāhou nôurou s-samâwâti wa l-‘arḍ [sôurat n-Nôur, ‘âyah 35] signifie que Allāh taʿālā est Celui Qui guide les gens des cieux et de la terre vers la lumière de la foi , rapporté par Al-Bayhaqiyy de ʿAbdou l-Lâh Ibnou ʿAbbâs, que Allāh les agrée tous deux. C’est-à-dire que Allāh donne la foi aux habitants du ciel qui sont les anges et à qui Il veut parmi les habitants de la terre qui sont les humains et les jinn. Allāh taʿālā n’est pas (nôur) dans le sens de « lumière ». En effet, c’est Lui Qui a créé la lumière.